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15 avril 2010

Qui a dit que les détails ne comptaient pas ?

Mes 6 douloureuses pages sur la linguistique dans une nouvelle de Maupassant écrites en interligne double et en Times New Roman viennent de se métamorphoser en 8 pages écrites en Trebuchet sans MS à interligne double et demi.

J'aime Word.

Et je déteste le cours de Littérature & Langage.

13 avril 2010

Constat de...fin de session

Quand c'est rendu que tes amis t'écrivent sur ton wall Facebook de lâcher Facebooke parce qu'ils savent que tu es so much en fin de session et so much en train de procrastiner et que ça va scrapper tous tes efforts...

Y'est temps que tu les écoutes.

Hum.

Je me console en pensant au décadent party de fin session qui approche. :)
Hein Elaine ? :)

31 mars 2010

Constat de...blog de gens en littérature

Mon complexe d'imposteur explose.

Je lis beaucoup de blog de mes amis en littérature, en refusant de divulguer l'identité du mien - pas encore en tout cas.

Parce qu'il me semble que crisse, tout le monde écrit des grands textes, avec des beaux mots, des belles histoires, des courtes nouvelles chocs, des écrits érotiques maîtrisés, des essais toujours réussis.

Moi j'écris sur ma vie, mon quotidien est pas piqué des vers, certes, mais quand même.

J'ai essayé pleins de fois de me faire un blog pour ça, la création littéraire, juste pour ça. Je me disais, ouais, et je le mettrais sur Facebook avec mes amis littéreux!

Et après trois jours, je me trouve...plate, divinement plate. Foutument plate.

Morale de cette histoire?

Y'en a pas. Je voulais juste dire que j'aurai sûrement jamais ça moi, un blog de fille en littérature, jamais.

Histoire(s) de grève

L'UQAM est en grève depuis aujourd'hui - une courte grève, jusqu'à demain : manifestation contre les hausses des frais au Square Philips à 13h.

Et moi je suis si fatiguée, je rêve de rester au lit et de dormir jusqu'à ce que je n'ai plus sommeil - ces temps-ci, on dirait que ça n'arrivera jamais.

Mais j'ai voté oui et je vais aller manifester, crier des slogans, brandir mon poing, fuck. Je suis fatiguée.

Mais j'ai voté oui et je suis conséquente avec mes actions.

'Hâte de voir combien de mes confrères vont être là!

7 mars 2010

Du gros n'importe quoi

Je fais un travail à la dernière minute, comme toujours.

Mais là...

Je m'apprête à parler de l'énonciation de la mort dans la littérature (je suis mort, beau paradoxe) en faisant un lien avec...ça.

http://www.youtube.com/watch?v=qk8Pv1VJaYU&feature=player_embedded

C'est sûr que ça vous dit quelque chose.

Montaigne, Rabaté et Projet Orange.

Ça va être original, en tous cas.

C'est tellement n'importe quoi. Je ris toute seule comme une crazy bitch devant mon ordinateur depuis au moins 10 minutes, je me passe la toune sur repeat et je chante, SOUDAIN MA VIE EN ÉCLATS DE VERRE, MA LEÇON EXEMPLAIRE EN HÉRITAGE...

Mouain.

25 février 2010

Encore un peu de patience...

Je suis à 3 pages double-interligne du bonheur.

Demain, ce sera café, Redbull & fantaisies !

J'ai une date samedi, avec un garçon qui s'appele Marc mais pas Marc-Minou, juste Marc-Antoine.

Il a proposé un déjeuner aux chandelles et franchement, je trouve ça adorable.

Mais il vous manque le bout entre « Minou parle au téléphone avec sa ''blonde'' » et « un autre Marc dans ma vie. »

Ça viendra bientôt, bientôt, bientôt!

Et selon Jessou, qui le vit au jour le jour, ça vaut le coup d'attendre ,je crois bien. :P

D'ailleurs, je lui cherche un surnom, pour le P'tit Gars.

À date, c'est le P'tit Gars, parce qu'il a 19 ans, humf.

23 février 2010

Bouderie

Ma mère me boude, mon père aussi.
Y'a juste mon chat qui m'aime.

Pis moi, yo, je boude pas mon blog mais c'est tout comme, je suis juste tellement en mi-session & en rush de vie.

Y'a aussi quelqu'un qui me boude pas.
La Revue Main Blanche, de l'UQAM, qui va publier un autre de mes textes, bientôt, début avril.
Joie. : )

Je vous reviens sous peu avec la suite du vaudeville qui, malgré mes attentes, continue de se continuer d'une bien drôle de manière...Hum.

17 février 2010

Ça ne sera pas long !

Je suis désolée, ce n'est pas dans mes habitudes de vous faire languir comme ça, mais je suis allée voir ce soir la pièce Une fête pour Boris, mise en scène par Denis Marleau, à l'Usine C, et j'ai comme un travail de 10 pages à pondre sur ce...coup de génie.

C'est à remettre le 11 mars mais, mais, mais, je suis trop inspirée !

Quel bonheur, l'analyse théâtrale !

Je veux - je dois - faire ça toute ma vie. Du moins, durant toutes mes études. Cette soirée absolument parfaite, sur tous les points de vue, a confirmé de nouveau ce que ce que je savais déjà : je veux étudier en théâtre ! Plus que tout ! Peu importe le programme ou l'établissement !

Je vous reviens demain, avec la suite de mes péripéties rocambolesques...ehlalala.

10 février 2010

Réflexion scolaire

J'étais au Cégep, hier. J'allais répéter. Une madame donnait des posters de l'UQAM - École Supérieure de Théâtre. Je l'ai accroché dans ma chambre, pour me réveiller chaque matin avec ça en pleine face.

J'ai fait un scrap-booking avec les dépliants des autres écoles de théâtre, aussi. Et je l'ai mis juste à côté, bien à vue.

Puis, j'ai été voir les cours disponibles à la session d'automne 2010 en études littéraires...et je salive. Je me suis fait un choix de cours, un semblant d'horaire. Un atelier de poésie, un atelier sur l'écriture urbaine (flaneur montréalais que ça s'appelle...ça peut-tu plus être un cours pour moi ?!), un cours sur les aspects de la création littéraire, un cours sur l'histoire et l'esthétique de la poésie, pis un cours de littérature étrangère.

C'est là...que je me mets à douter, à me dire que fuck,fuck, j'aimerais peut-être vraiment ça, le bac en Études littéraires, finalement, si c'est toujours comme ça, les cours. Si je prends un cours d'été pour m'alléger mes maudits cours obligatoires, à la session d'hiver 2011, je vais encore pouvoir prendre 3 cours de création - ou dans le champ disciplinaire de création, disons.

Je sais plus du tout quoi faire.

Et là je me dis...enfin, j'essaie de me dire...laisse ça aller, vois ce qui arrive avec les auditions, avec les entrevues, et au pire...

Au pire c'est cool de savoir que je serai heureuse en restant en études littéraires, non ?

Je trouve ça cool, je pense.

Je pense.

28 janvier 2010

L'attente

Je pense que j'ai peur de la réaction de Marc, maintenant que je sais pertinemment qu'il a lu le texte.

J'ai presque peur qu'il m'envoie un courriel haineux, un courriel de bêtises, un courriel où il me blasterait . J'ai peur qu'il prenne tout ça d'une mauvaise façon, que ça lui fasse mal, ma peine étalée comme ça aux yeux de tout le monde - parce que tsé, tout le monde qui me connait sait très bien que c'est lui, le sous-texte.

Même si je jure que la moitié et même un peu plus a été écrit avant que nous nous séparions, très longtemps avant même, on lève les sourcils et on dit, peu importe, peu importe !

Comme si on préférait croire que non, dans le fond, tsé.

De toute façon...on m'a dit aujourd'hui que si je joue la tragédie à moitié aussi bien que je l'écris, que j'allais être une grande comédienne, pleine d'émotion. On m'a dit que j'étais la Sylvie Drapeau de l'écriture et c'était un bien trop grand compliment pour que je l'accepte, d'ailleurs. Je me suis défendue, non, non, des fois je me dis que c'est un accident, quand j'arrive à écrire des textes comme ça, et tout le monde a levé les sourcils, je pense que ça a passé pour de la fausse modestie mais non, vraiment pas, c'est la vérité, c'est ce que je pense.

Je ne sais pas de quelle façon il va réagir. Ma maman m'a dit, après avoir reposé la revue sur la table, Amélie...je crois que tu vas le bouleverser, je crois que tu ne devrais pas t'attendre à ce qu'il t'en parle, ni à ce qu'il te rappelle pour un bon bout de temps, c'est beaucoup, tout ça, à digérer. C'est beaucoup.

J'étais un peu surprise, mais pourquoi ? Il dit qu'il est bien sans moi ! et elle a ri un peu, elle a souri aussi, tu vois bien qu'il n'est pas si heureux, sinon...pourquoi il aurait eu envie de lire ça, en sachant très bien que, voyons Amélie, en sachant que des homards, c'était...comme...au sein de votre couple. Voyons Amélie, il le savait que c'était sur lui, tout ça, en tous cas, que c'était disons...inspiré par lui.

J'ai protesté, peut-être qu'il veut juste être gentil, s'intéresser à ce que je fais, il était peut-être juste curieux...

Ma maman a dit que oui, ça se pouvait, mais elle avait pas trop l'air d'y croire. Et moi, j'ai vraiment peur qu'il le prenne mal.

Le prendriez-vous mal si votre ex publiait un texte dont vous savez très bien que vous êtes le...sujet ? Comment réagiriez-vous ?

J'avoue que là, j'angoisse. Et je me dis que j'ai peut-être poussé l'autofiction un peu trop loin...

Synchronicité - part 3.

Je ne suis pas allée au Lancement de la Revue, mardi soir. Pluie verglaçante, pis je reste loin de Montréal, et ma maman avait peur.

Hier, j'ai discuté de Marc avec une amie-lumière, et ça a fait du bien, vraiment.

Cet après-midi, une autre amie du bac - celle qui connait la fille dans sa vie - me dit, hey mardi soir, ton ex est venu !

Par-fucking-don ?!

Ouais, ton ex est venu. Il est entré, il te cherchait, il a demandé si tu étais là, on lui a dit que non, finalement, pluie verglaçante, trop loin, alors on lui a remis un exemplaire, et moi j'étais...jétais TELLEMENT EN CRISSE, je lui ai dis, tiens, une revue, bonne lecture, SURTOUT QUE TON EX A ÉCRIT UN TEXTE DEDANS. Il a hoché la tête, il a dit, ouais, ouais, bonne soirée... et il est parti. J'en reviens pas.

ET MOI DON !

Ma mère a dit, oh mon Dieu, il va capoter quand il va lire ça, seigneur.

À vous d'en juger : http://www.calameo.com/read/00010798876c8b6073657?authid=YWrHVMUlVE4z

:)

Mon coeur est un homard, que ça s'appelle.

20 janvier 2010

Lancement de la Revue Littéraire

Je dis ça comme ça, entre deux messages sur mes histoires d'amour pathétiques.

Le lancement de la fameuse Revue littéraire va avoir lieu dans quelques jours, mardi prochain en fait, à l'UQAM, au Café des Arts (pavillon J, au 6ème étage, faut prendre l'ascenseur. )

Je sais que c'est un tout petit lancement de rien du tout, presque pas important - pas du tout en fait pour la majorité du monde, sauf pour moi. Ça représente le monde, ce truc-là. Un petit party où y'aura du vin, pleins de copies de la Revue gratuite, et des micros pour qu'on lise nos textes.

Ben oui. En plus de voir mon premier texte publié, je vais faire ma première lecture publique, pis ça me stresse like hell . J'ai confiance en moi mais je sais pas, je vais être gênée, je pense, devant tous ces gens-là.

Alors si vous êtes dans le coin, si vous avez envie de découvrir Main Blanche et/ou la fille qui se cache derrière le téléroman que vous suivez quotidiennement, ben, c'est un pas pire moment, ce lancement-là ! : )

Je dis ça comme ça. : )

Mardi le 26 janvier 2010, Café des Arts de l'UQAM, Pavillon J, 6ième étage. :)
C'est de 19hrs à 23hrs, mais je sais pas trop à quelle heure vous conviez. Allez-y comme bon vous semble, bref ! :)

18 janvier 2010

Dude

La seule chose que je me répétais, avant qu'il entre dans le cours, c'était c'est pas Minou pis c'est ben mieux comme ça, commence pas à les comparer, c'est pas un rebound que tu cherches, alors, làlà...c'est pas Minou, pis c'est ben mieux comme ça, commence pas à les...

Ad nauseum.

Je lisais Guillaume Vigneault juste parce que hier, l'Espionne m'avait dit, God, vous allez trop bien vous entendre, il m'a dit qu'il tripe sur Guillaume Vigneault, c'est pas toi qui m'a dit ça aussi ?

Ben...j'ai lu ses livres, messemble. Je sais pas trop. Je les ai chez nous, je pense. Je vais checker ça.

Pis oui, finalement, je les avais, ces livres-là. J'en ai pris un au hasard, ce matin, Carnet de naufrage, et je savais pas trop dans quoi je m'embarquais, juste pour engager la conversation avec lui, tsé. Je me trouvais vaguement ridicule, mais comme ça fait longtemps que j'ai arrêté de croire au destin, j'ai décidé de lui forcer la main. Avant de partir, j'ai pris mon beau foulard pleins de couleurs, en soie. J'ai mis un peu de vert sur mes yeux et du mascara, pour avoir un grand grand regard. J'ai frisé un ti-peu mes cheveux, et je suis partie, le coeur bizzarement en paix avec moi-même.

J'ai ouvert le livre dans le métro, station Angrignon, comme tous les matins. J'ai mis mon iPod, en cherchant une chanson pas trop crève-coeur, qui me ferait pas trop penser à Minou. Les Beatles, parfait. Et j'ai lu.

Et je pense que j'en aurai vaguement pleuré si je n'avais pas été persuadée que c'était un signe, ou un clin d'oeil, ou je sais pas quoi. Un gars en peine d'amour géante, béante comme un océan ou une grosse cicatrice d'opération à coeur ouvert. Les mots Maine, odeur saline, sable, homard. Le drôle de goût dans ma bouche, c'était comme pu sa peine mais la mienne, tout d'un coup.

La journée a bien passé, et quand le gars est entré dans le cours, je dévorais carrément chaque mot, chaque virgule, chaque espace. Il s'est assis juste à côté de moi et il a dit, wow, tu lis tellement le meilleur livre au monde, on était trop du pour se rencontrer !

Et moi je lui ai fait un sourire comme gros comme ça, et on s'est mis à parler de pleins de choses, de Guillaume Vigneault, oui, mais de cinéma aussi, des lectures qu'on avait pas fait et de celles qu'on avait hâte de faire. Je lui ai fait une petite démonstration de mon accent de vieux-français et il a ri, et moi aussi, et il a dit quelque chose d'un peu cheesy à voix basse, j'aimerais ça t'entendre rire plus souvent.

Jess est entrée et là, c'était vraiment parfait comme moment, le bonheur, le chargé de cours sexy et drôle et toujours pertinent, Jess, Mister O qui blaguait avec moi à voix basse, qui me dit À tes souhaits ! quand j'éternue comme une petite fille. À la pause, j'ai pris un presque café au lait et Jess a dit, avec un clin d'oeil, ouin, tu as pas perdu de temps, il est assis à côté de toi ! et j'ai ri encore parce que hein, tsé. Tsss.

Après le cours, Jess s'est volatilisée et comme par magie il restait juste Mister O et moi, ensemble. Il ressemble pas à Marc, il a aucun point en commun avec lui en fait, sauf le théâtre, mais même là, non, il voit pas le théâtre comme Marc, Marc voit le théâtre comme un supplice maintenant, et Mister O, non, surtout pas. Il dude encore en parlant et je trouve ça si drôle. Il a habité partout à Montréal, il adore les gays - mais tsé je suis pas gay hein même si je vivais dans le quartier gay, je suis juste...open mind, je veux dire, ça me dérange pas !

Il me tient la porte quand on sort et quand on entre dans le métro, moi je connais pas trop ça les chemins jusqu'au métro alors je voulais passer dans l'UQAM, pis il a dit, avec un petit sourire, ben tsé, on pourrait marcher...

Alors on a marché. Et c'était juste correct, c'était juste bien, marcher, rire, rire, marcher, trébucher un peu sur une plaque de glace et m'en foutre, parce que c'est drôle, pis parce que c'est moi de trébucher sur une plaque de glace.

Il m'a demandé pourquoi j'avais pas aimé ça le programme en enseignement et j'ai dis, honnêtement, je pense que c'était à la base une mauvaise décision, ça m'a jamais vraiment tenté mais je voulais, tsé, je sais pas...j'y croyais beaucoup en mon couple, je faisais pas ça pour moi, mais pour lui, pour que ça continue. Finalement ça s'est terminé cet été, et j'ai regretté de pas avoir écouté ce que moi, j'avais envie de faire.

(Je sais, ma relation avec Marc a tellement de dates de fins que je peux choisir quand ça m'arrange le moment où on s'est séparé, même si... ;) )

Et il a dit, alors, c'est fini depuis cet été ? Mais... est-ce que ça s'est bien terminé, ou... ?

Et j'ai vu venir la situation potentiellement dangereuse gros comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, et je me suis dit, pis d'la marde, il me prend comme je suis ou il me prend pas ! Alors j'ai dit, ouais, ça s'est vraiment mal terminé.

Et en ouvrant la porte du métro devant moi, il m'a dit avec un grand sourire, Ben l'important c'est que ça se soit terminé...

Et moi, ben sur le coup j'ai vraiment hésité, pis j'ai fini par dire, vraiment le plus sincèrement que je le pouvais , Ouais, tu as raison. Totalement raison.

Ça me tente pas de commencer un quelque chose avec un quelqu'un qui soit pas au courant de qui je suis pour de vrai. Fuck la version édulcorée.

Après on a parlé encore et encore, planté devant les tourniquets, avec pleins de gens qui marchaient autour de nous, mais nous on parlait de théâtre et de pleins de choses et un moment donné c'était clairement ridicule comme moment, et j'étais fatiguée, et lui aussi, je m'attendais pas à une invitation et je lui en ai pas laissé vraiment l'occasion, alors on est parti chacun de notre côté.

Il a dit, à jeudi ! et je me suis dit, oui oui oui oui oui, jeudi jeudi jeudi !

Oh, man. Watch me, just watch me.

Parce que jeudi...c'est le party de session. Jeudi, c'est bières gratuites. Jeudi...je vais être belle,belle,belle.

Belle.

15 janvier 2010

UQAMeries (1) et garçonnage....

(1) parce que je pense que ça va arriver souvent

Je suis toute seule à l'UQAM, et j'écris un message blog dans un cahier, parce que pas d'ordinateur à proximité, trop bien dans la tranquilité bruyante pour m'exiler dans le silence fermé des pas très sympathiques bibliothèques. Les machines distributrices vromissent derrière moi et je suis inondée de lumière face à un mur vitré - faute de trouver un nom pour décrire réellement le mur, c'est un mur où il y a pleins pleins de larges fenêtres qui font toute sa superficie, de haut en bas, de long en large, et ça m'impressionne, et ça m'a attiré tout de suite. Ça, et la relative tranquilité de l'endroit. Ça donne une vue sur une cour à scrap, container de vidages et décharge de poids de camions dix-huit roues, mais c'est pas grave, on fait avec la lumière qu'on trouve.

J'ai un long après-midi devant moi, et je ne suis pas pressée. Après ça, après ce message-là, je vais peut-être commencer ma lecture de Pantagruel de Rabelais, en version originale, attention ! Ou alors je vais profiter de mon moment de solitude - si on exclut les nombreux chinois qui ne cessent d'aller compulsivement se laver les mains dans les salles de bain pas très loin : ils entrent, on entend le bruit du robinet, et ils ressortent en s'essuyant les mains ; tradition orientale, j'imagine - pour terminer ma lecture du magnifique roman de Marguerite Duras, L'Amant. J'ai découvert que la force de Duras réside dans son souffle, alors je la lis à voix haute et même si je me trouve un peu ridicule et bêtement prétentieuse de croire que je peux saisir Marguerite Duras dans toute sa complexité de femme simplement parce que je la lis à voix haute, eh bien, je me laisse bercer par son rythme et par la cadence qu'elle a mis dans son roman, par les mots et le désir, la peur d'aimer en retour, toujours.

Aujourd'hui j'ai rencontré un gentil garçon dans mon cours. Il s'appelle...appellons-le simplement Monsieur O., tiens. Un peu d'anonymat ! Et je me retiens vraiment pour ne pas dire Monsieur O...h my God ! En fait, je l'avais déjà remarqué dans mes autres cours mais de là à aller lui parler...je n'aurais sans doute pas franchi le pas ! Alors un point pour lui, ou un morceau de robot, whatever, parce que c'est lui qui est venu me parler, qui m'a abordé.

J'ai ressassé rapidement les conseils et leçons de drague que Ami-Hétéro m'a dispensé dernièrement, pour n'en retenir que deux fondamentaux : souris, et sois toi-même...mais en version gentille, sans défaut, édulcorée, au début en tous cas.

Alors, j'ai fait ça. J'ai fait exactement ça. J'ai été moi-même, j'ai souri, j'ai ri, je l'ai fait rire, et il a réussi à me glisser habilement - ben pas si habilement que ça en fait ! - qu'il est a) un amoureux du théâtre - mais on se comprend bien, pas un futur comédien narcissique et immature et égocentrique comme quelqu'un qu'on connait bien, non,non, juste qu'il apprécie le théâtre (parce que merci, hein, les futurs comédiens narcissiques et immatures et égocentriques, j'ai déjà donné!!!!) , b) qu'il est célibataire - fait non négligeable, et c) qu'il avait envie de se trouver une fille avec qui bâtir une relation stable.

Pleins, pleins de morceaux de robots, de bons points, de pétales de marguerite virtuellement arrachées, whatever ! Étonnament, moi qui en rêvait tant, c'est pas pen toute un barbu ténébreux, non. C'est plus... un rasé-percé-cool. Ouin. Je penseq ue je le décrirai comme ça. Il me fait penser un peu à Claudine - et ça je sais pas trop encore si c'est bien ou pas bien. Il me parle de littérature et de théâtre et il glisse des dude et des man un peu partout. « J'y ai dit, yo dude, comment tu as pensé à incliner la scène de façon à déstabiliser complètement les comédiens, manee ! »

C'est loin d'être quelque chose à quoi je suis habituée, pis étrangement, ben ça me plait vraiment beaucoup !

Pas besoin de vous dire que j'ai beaucoup trop hâte au party de début de session, et que d'ici lundi, je vais répéter mon sourire-gêné-mais-invitant devant le miroir. Et pour Monsieur O., ... et pour le chargé de cours ! ;)

(Oui, Jess. Le gars est avec nous en Corpus, tu vas voir ! Je vais te le montrer façon subtile-Amélie. ;))

14 janvier 2010

Constat de...notes de cours.

Ça juste pas de crisse de bon sens.

Attendez, je vais les recompter, juste pour être ben ben certaine que j'hallucine pas ma vie, présentement.

2 cours de 3hrs.

37 pages de notes de cours manuscrites dans un cahier Five Star.

Vous trouvez-tu que je suis excessive? Ou ben que je devrais me résigner à traîner mon ordi portable ? ...

Mais, mais, mais messemble que TOUT est important ! Tout, tout, tout.

Huuu.

13 janvier 2010

Boostage d'égo

Amélie : « Penses-tu vraiment que je pourrais séduire mon chargé de cours juste en lui souriant et étant moi-même, version gentille ?! »

Ami hétéro : « Amélie, je pense qu'avec toi, tout peut être possible. ; ) »

Résultats finaux de la session en enseignement

Enfin, le cauchemar est terminé officiellement.

J'ai eu toutes mes notes, et ma moyenne. Reste plus qu'à attendre que les documents officiaux puissent être commandés, je vais avoir droit à mes bourses comme prévu.

Organisation de l'éducation au Québec : A-
Langue, communication et didactique de l'oral : B+
Organisation de l'environnement pédagogique au préscolaire : B-
Didactique générale et modèles d'enseignement : B-

Ça me fait une moyenne générale de 3.23/4.3, donc... B.

J'ai frôlé le B+, qui équivaut à 3.3, mais bon. Autant dire franchement, je m'en contre-calisse. La seule chose qui m'importe c'est que le cauchemar est fini, je peux enfin respirer librement et me lancer totalement et de tout coeur dans ma nouvelle session.

En plus je vais pouvoir décider des cours que je veux faire créditer ou pas. Pas besoin de vous dire que je crois pas faire créditer mes cours à B- je peux l'éviter. Je vais très certainement me faire créditer mon A- (ce cours-là a été une vraie joke, un beau A- presque donné dans ma moyenne!) et peut-être le B+, je dois vérifier avec le plan du programme en études littéraires. Ce cours-là était siglé LIN, donc linguistique, et il est crédité directement dans mon bac. Je sais pas si je dois absolument en faire un, un cours de linguistique, ou si c'est moi qui décide. Si c'est obligé, je vais vivement le faire créditer pour pas être prise pour m'en claquer un autre.

Enfin...

C'est quand même positif, je suis heureuse et je veux pu JAMAIS entendre parler du BÉPEP ! Bravo à tous ceux qui continuent et qui persévèrent mais moi, je suis TELLEMENT plus heureuse maintenant ! : )

9 janvier 2010

Tant qu'à lire 30 romans, aussi bien les commenter!

Je viens tout juste de termier mon premier roman de la session, je me sens complètement exaltée et don ben heureuse. J'espère juste que la motivation va continuer comme ça tout au long de la session ! : )




Tout avait commencé avec la peur. Tout finirait avec elle.

C'était ça, le premier roman. L'empire des loups, de Jean-Christophe Grangé. Je m'attendais pas vraiment à un thriller noir comme première lecture en Études Littéraires, ben coudon. C'était bon, mais c'était surtout...très, très bien réussi pour l'intrigue. J'ai commencé un peu à reculons et après cent pages, j'étais complètement happée par le mystère autour de Anna Heymes, jeune épouse d'un haut fonctionnaire français, subissant des pertes de mémoire presque quotidienne, ne reconnaissant plus son mari.

La prof nous a vaguement dit qu'il serait question d'analyser la trame narrative du roman, et je pense que l'ampleur de la tache sera vaste...et intéressante, j'imagine!

Je devrais sans doute me lancer sous peu dans la lecture du prochain roman pour ce cours, Prochain épisode d'Hubert Aquin, mais je vais entrecouper mes lectures par une pièce de théâtre, je vous en redonne des nouvelles, hihi ! :)

6 novembre 2009

Horaire universitaire complété

Ce soir, c'était plate, tout le monde était occupé ou trop fatigué pour faire quoique ce soit, alors je me suis dis, bonne idée, fais ton horaire universitaire, étant donné que les périodes d'inscription arrivent bientôt !

C'était assez ardu, surtout parce que la majorité des cours intéressants ont des préalables que moi je dois faire cette session-ci. Je m'en sors tout de même plutôt bien!

Les lundi, je commencerai à 14hrs, avec le cours Littérature et psychanalyse. On va voir Freud et tout, si j'ai bien lu le descriptif et si Dieu le veut bien, car il ne reste que 8 places à combler! Ensuite j'ai une petite heure pour souper à la course et changer de pavillon, car j'ai un cours à 18hrs qui s'intitule Corpus Français. En gros, on va lire des oeuvres d'auteurs français et on va apprendre l'Histoire de la Littérature Française. J'en baille déjà.

Le mardi, à midi et 55, j'aurai un cours d'aqua-jogging au Centre Sportif de l'UQAM. Et le soir...ahhh mon Dieu, je vais vous prier tous les soirs s'il le faut, mais si tout va comme je le veux, j'aurai le cours qui s'intitule Danse pour acteurs. Alors, comme vous vous en doutez, c'est un cours où on explore la danse à travers le théâtre, les techniques pour créer des chorégraphies qui servent les pièces, et aussi les techniques de danse à appliquer en tant qu'acteurs et metteurs en scène. Ok, honnêtement ? J'en bave déjà. De un, ça peut me servir pour la prochaine école où je serai en interprétation, et de deux, ben, si j'entre à l'UQAM dans un programme de théâtre, ça me fait encore une autre longueur d'avance sur le reste ! Hihi. Malheureusement, il ne reste que 3 MALHEUREUSES PLACES À COMBLER. Alors là je capote un peu et j'espère du plus profond de mon coeur que personne ne va développer une furieuse envie de faire de la danse théâtrale d'ici mon inscription.

Le mercredi, j'ai congé!

Le jeudi, un autre cours d'aqua-jogging et le soir, le cours de méthodologie du bac, Questions de méthodes en études littéraires. Nouveau baillement.

Vendredi matin, ouch, à 9hrs30 début mon dernier cours de la semaine, Littérature et langage, qui se veut un cours de lexique pour la poursuite du bac. Notez bien que je vais terminer à 21hrs la veille, ce qui va faire en sorte que je vais arriver chez moi si tard, et me lever si tôt le lendemain. Et en plus, impossible de bouger ces cours-là, ils sont uniques et obligatoires.

En général je suis super ravie de mon horaire, surtout si je peux arriver à avoir mon cours du mardi soir. :)