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15 avril 2010

Qui a dit que les détails ne comptaient pas ?

Mes 6 douloureuses pages sur la linguistique dans une nouvelle de Maupassant écrites en interligne double et en Times New Roman viennent de se métamorphoser en 8 pages écrites en Trebuchet sans MS à interligne double et demi.

J'aime Word.

Et je déteste le cours de Littérature & Langage.

13 avril 2010

Dans une toilette

Mon cellulaire sonne. Très fort, la sonnerie de Minou.
Je réponds, éblouie.
Allo?
Il chuchote, allo, j'ai vu ton message texte, est-ce que ça va ? Es-tu correcte ?
Je comprends rien.
Oui oui, je t'ai juste dit de m'appeler quand tu aurais le temps, j'ai eu des nouvelles de la job, la directrice est partie imagine-toi don, et blablabla...

Après 5 minutes, je réalise qu'il chuchote encore. Voyons, pourquoi tu chuchotes ?
Léger malaise.
Je suis chez Emilie, je me suis cachée dans la toilette quand j'ai vu ton message texte, avant qu'elle puisse le lire. Je voulais t'appeler sur le champ.
Incompréhension totale et envie de rire.
Ben là, franchement, ça pressait vraiment pas tant que ça.

Léger malaise, encore.
Je sais ben, en tout cas, je peux pas te parler plus que ça, mais...je voulais surtout te dire bonne nuit. Bonne nuit.
Incompréhension totale et envie de rire.
Bonne nuit, Minou.
Légère hésitation.
Je...
Interrogation.
Quoi?
Soupir.
Oh, rien.

Il a raccroché.
J'ai soupiré à mon tour et j'ai continué à faire semblant de faire mes travaux de session.

Je sais pas si ça va avoir de nouveau un sens, cette histoire-là, un jour.
Je le sais tellement pas...

28 janvier 2010

Synchronicité - part 3.

Je ne suis pas allée au Lancement de la Revue, mardi soir. Pluie verglaçante, pis je reste loin de Montréal, et ma maman avait peur.

Hier, j'ai discuté de Marc avec une amie-lumière, et ça a fait du bien, vraiment.

Cet après-midi, une autre amie du bac - celle qui connait la fille dans sa vie - me dit, hey mardi soir, ton ex est venu !

Par-fucking-don ?!

Ouais, ton ex est venu. Il est entré, il te cherchait, il a demandé si tu étais là, on lui a dit que non, finalement, pluie verglaçante, trop loin, alors on lui a remis un exemplaire, et moi j'étais...jétais TELLEMENT EN CRISSE, je lui ai dis, tiens, une revue, bonne lecture, SURTOUT QUE TON EX A ÉCRIT UN TEXTE DEDANS. Il a hoché la tête, il a dit, ouais, ouais, bonne soirée... et il est parti. J'en reviens pas.

ET MOI DON !

Ma mère a dit, oh mon Dieu, il va capoter quand il va lire ça, seigneur.

À vous d'en juger : http://www.calameo.com/read/00010798876c8b6073657?authid=YWrHVMUlVE4z

:)

Mon coeur est un homard, que ça s'appelle.

26 janvier 2010

Le chat sort du sac !

Ouin.

Je feel légèrement ordinaire, là.

J'avais décidée de pas en parler publiquement que je faisais mes auditions pour les écoles de théâtre, parce que j'avais pas envie de l'écrire sur Facebook, de devoir rendre des comptes - et qui plus est, si ça marche pas, j'avais pas envie d'être humiliée, bon. Bon, bon, bon. Décision complètement orgueilleuse, je l'avoue. Mais coudon. Des fois faut laisser parler son orgueil, pis ça me tentait pas.

Je fais pas ça pour les autres, je fais pas ça pour la reconnaissance ou la gloire - oui, en quelque part, tous les comédiens font ça pour ça. Mais je le fais pour moi, et ça me tentait pas, esti de criss.

D'où la décision de prendre une réplique à Montréal, que personne connaissait à mon ancien Cégep. D'où la décision de m'en remettre aux mains expertes d'un ami qui assume le rôle de coach.

Mais là, après l'epic fail de St-Hyacinthe, après le désistement d'Isabelle, j'ai du me revirer de bord, et j'ai oublié de mentionner à Presque Soeur que j'avais pas envie que ça se sache.

Mais elle était si heureuse qu'elle en a parlé avec les anciens compagnons de théâtre, qui font aussi leurs auditions.

Alors là, tout le monde va me juger, parce que j'ai dis, quand on m'a posé la question, que j'étais juste réplique pour quelqu'un. J'ai jamais parlé que je faisais mes auditions. On va me juger aussi parce que Coach, il est pas un acteur professionnel, c'est juste un ami qui a fait pleins de shows dans sa vie, et qui m'aide.

Ben là... DE-LA-MARDE. Je continue, pis je m'assume ! Fuck,fuck,fuck it. J'ai pris ces décisions-là parce que ça m'arrangeait, parce que je me sentais bien comme ça, parce que je fais confiance à Thomas, pis oui, parce que j'ai confiance en moi, pis je pense pas que ça vaut nécessairement la peine de payer un coach 50$ de l'heure quand Thomas me dit la même chose.

Pis, pis, pis, fuck that ! C'est ma manière pis je l'assume ! Pis si ça foire, si ça fail, si ça fonctionne nulle part, ni à l'UQAM ni en rien, ben ça sera ça, ça sera ma faute, pis je saurai pour les années prochaines.

Pis ... argh, fuck. Fuck...

25 janvier 2010

Constat de...fille pauvre VS inscriptions couteuses

Viarge.

60$, l'inscription à l'École Nationale.
60$ x2, parce que 60$ par programme, maudite affaire.

Conservatoire, 35$
35$ x2, parce que y'a Québec et Montréal, tsé.

UQAM...80$. Ouille ouille ouille. Au moins c'est pour deux programmes, pas rien qu'un, mais quand même.

Ajoutez à ça St-Hyacinthe 30$, et Lionel-Groulx que ma charmante ex-réplique a refusé d'aller - 30$ quand même...

Ça commence à coûter cher tout ça.
Vraiment, vraiment cher.
Je comprends pourquoi certains se découragent à mi-chemin!
Heureusement que Maman-papa sont merveilleux et me soutiennent à fond, parce que sinon...viarge.
Pis heureusement que Coach me coûte rien - c'est un ami qui assume ce rôle-là à la perfection.

Je sais déjà que je ne serai sûrement pas acceptée à St-Hyacinthe et encore moins à Lionel-Groulx (ça aide jamais, ne pas se présenter à l'audition ! )

Alors...je vais tout faire, tout miser pour le reste.
Je sais que je dois faire ça.
Pour moi. Moi moi moi moi moi.
Parce que j'en ai envie.
Pis parce que je suis tannée d'avoir le syndrome de l'imposteur.
Je suis pleine de talent, de passion, et jouer ben...c'est beaucoup,beaucoup trop merveilleux.

I'M GONNA KICK SOME ASS. : )

14 janvier 2010

Biscuit chinois virtuel

Hier, j'ai consulté mon biscuit chinois sur Facebook, en discutant avec Chloé.

Ça disait, « Un amour que tu as perdu il y a longtemps va croiser ton chemin. »

Alors là, évidemment, elle s'est exclamée, NON , PAS BRUNO, PAS MARC !

Et on a ri, et on a déconné un peu en disant que ça allait sûrement être Jean-Simon, my first love, quand j'avais 8 ans pis que j'étais déjà blasée à cause des livres de baby-sitters pis que je voulais don ben être fleur bleue, moi aussi.

La journée passe, exigeante, épuisante, j'arrive ici, prête à aller me coucher, j'ouvre mes courriels...

Ben oui, un courriel de Marc.

I can't fucking believe it, le tabarnack de biscuit chinois sur Facebook me l'avait dit, viarge !

Allo Amé, comment ça va? J'avais envie d'avoir de tes nouvelles, je voulais savoir comment ça va ta nouvelle session, si tu aimes ça. Je voulais savoir aussi comment ça va à ta job, si ça demeure aussi cool ! Donne-moi des nouvelles de Cédric, aussi. Je te remercie d'avoir annuler ton cours de danse-théâtre, tu étais vraiment pas obligée, mais tu l'as fait quand même, pis j'apprécie. J'espère que ça va mieux ton moral......Tk, moi ça va mal, mais ça !! Tk, donne-moi des nouvelles de toi !

Bonne session, pis merde pour les auditions à venir ...

Ciao,
Marc.

Je l'ai relu cent fois je pense, depuis une heure. Une fois par minute.

Il veut des nouvelles ? Il en a eu pour son argent !

Je lui ai écris un SUPER gros courriel PLEIN DE BONHEUR ET DE JOIE DE VIVRE.

Je lui ai décrit touuuuus mes cours, tout ce que je fais ces temps-ci, je lui ai dit que je m'entraînais, qu'il m'arrivait pleins de belles choses, que j'allais probablement avoir une luck pour un appart à Montréal et que j'allais finir la session là-bas (je vous en reparlerai, c'est loin d'être certain mais je trouvais ça cool de lui montrer que tsé, je suis full autonome et responsable et capable de m'occuper de moi-même).

Je lui ai dit que j'avais pleins pleins d'heures à la SAQ (pouahahaha, aucun shift de travail depuis le 31 décembre, c'pas grave ! )

Je lui ai dit que c'était gentil de me souhaiter merde même s'il croit pas une seconde en moi et en mes capacités à atteindre mes rêves, mais que je prenais l'encouragement quand même.

Bref, le beau portrait idyllique.

Claudine m'a dit que je devais avoir plus d'orgueil, et être moins sensible, moins lui montrer que ça me touche au boutte, dans le fond, son courriel.

Pis son ça va mal, what the fuck ça va mal ? Tu as une photo Facebook avec ta « quelqu'un » (toujours incapable de dire BLONDE BLONDE BLONDE le mot honni ! ) où t'as l'air super triste, mais tu as quand même une photo Facebook de PROFIL avec elle, alors viens pas me faire chier que ça va mal, mal, mal, ça, ah, je m'en fous ! Fous fous fous je m'en fous !

C'est même pas vrai mais à force de l'écrire peut-être que ça va le devenir hein ?

Pis anyway, qu'il mange un char de marde.

Mon biscuit chinois d'aujourd'hui me prédit que « Un/e admirateur/trice très sexy n’a d’yeux que pour toi. »

Demain je m'en vais au TNM voir Le bourgeois gentilhomme gracieuseté de la même Revue littéraire qui va me publier sous peu.

Samedi je vais danser.

Dimanche je déjeune avec les amis-adomondiens.

Et lundi j'ai un cours avec mon magnifique chargé de cours.

La vita e bella, ET MÊME SANS TOI, MARC-ANDRÉ !

9 mai 2009

Fuck - HELP !

Merde.
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Ça arrive juste à moi, des histoires comme ça.
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Hier soir, ma mère voit que mes yeux se ferment tous seuls pendant que je sors péniblement de ma chambre ma - mes deux trois - brassée de lavage qui s'accumule dans mon panier de linge sale. Elle s'offre généreusement de le faire pour moi - une fois n'est pas coutume, j'essaie de faire toutes mes taches domestiques par moi-même pour me conditionner pour le futur appart ! - et j'accepte de bonne grâce, et je retourne disserter sur le théâtre russe.
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Ce matin, elle frappe à ma porte : « J'ai oublié d'enlever un crayon à l'encre dans ta poche de tablier de Métro, hier soir, pis là bin...»
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«Ok vas-y, je suis prête au pire, tu l'as lavé avec genre du BLANC pis mon fucking beau chandail d'Urban Outffiters est MORT ?»
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«J'pense que c'est pire...je l'ai lavé avec le chandail vert qui a un crocodile dessus...»
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Ah FUCK. Le chandail de Minou, son chandail porte-bonheur qu'il m'a donné pour m'encourager quand je m'entraîne et qu'il est pas là !
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C'est pas si pire, y'a des points d'encre un peu partout, et moi je cherche frénétiquement sur Google des trucs pour enlever l'encre du tissu, mais je ne veux pas empirer la situation, alors si quelqu'un connait un truc miracle pour ces histoires-là...Je suis prenante !

8 mai 2009

Doux dodo

Chaaat a laissé un chandail sur mon lit avec un petit mot d'amour, ce matin, avant de partir vers son chez-lui avec ma maman, qui travaille dans cette ville-là.
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Et la culpabilité s'est multipliée par 100.
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Je ne chialerai plus de Minou,jamais jamais - ou si peu.
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Et pis, là je vais faire dodo avec son odeur tout près de moi, en attendant demain.

2 mai 2009

Pourquoi nous ne sommes pas le couple idéal

Un message d'Alice (http://www.patati-patataa.blogspot.com) dans lequel elle se vantait de croire qu'elle et son amoureux formaient le couple idéal m'a fait grandement réfléchir. Après tout, la Amélie-Romantique en moi aime bien se vanter ici que son chum est tellement gentil, que son chum est tellement merveilleux, qu'il lui dit des jolis mots, des jolies phrases, et blablabla, mais c'est surtout pour m'empêcher de rabattre les oreilles de tous et chacun de mon bonheur que j'ai de la difficulté à contenir - même après un an de bonheur continu.
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Si c'est dur de mettre en mots le bonheur, qu'en est-il de la perfection ? Si on dit que le bonheur est propre à chacun, qu'en est-il de la perfection ? Mon chum qui est bougon quand il a faim en devient-il moins parfait ? Qu'est-ce que ça prend, fuck, pour être parfait ? Moi qui cultive sans doute mon égocentrisme en tenant un blog où je ne parle pas de sujets d'actualité et où je ne me dévoue pas à penser aux autres, en suis-je plus imparfaite ?
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Je ne sais pas trop où s'en vont mes pensées, je sais juste que ça m'a fait réfléchir. Minou et moi, malgré tous mes calculs, n'avons pas les moyens de déménager en appartement comme tant de couples le feront dès juillet. En sommes-nous moins forts, nous aimons-nous moins ? Je ne crois pas. Non, de ça en fait, j'en suis certaine.
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Mon couple n'est pas parfait. Oh non. Mon chum a sans doute une variante du symptôme de Peter Pan : il est incapable de se projeter dans le futur, dans un appartement, dans une vie d'adulte responsable et ce, à 24 ans. Mon chum vit au jour le jour, sans trop se préoccuper de choses qui m'angoissent. Moi, je suis une jalouse compulsive. Ce fut le comble quand une amie de Minou a téléphoné chez moi pour l'inviter à un spectacle bénéfice. Marc doute beaucoup de lui et moi je n'ai pas confiance en moi. Pourtant,on s'aime et petits à petits, on bâtit chaque jour ensemble notre relation, on s'apprivoise encore, on se découvre encore, et je prends plaisir à imaginer qu'on se découvrira encore dans bien des années.
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Mon chum me trouve grosse. Oh, je l'ai dis ! Quel scandale ! Bin oui, mon chum me trouve grosse. Mais il me trouve belle aussi, il aime mes yeux, ma bouche, mes joues bombées quand je souris, et mes cheveux. Mon chum me trouve belle et grosse. Que voulez-vous ! Moi je le trouve spectaculaire, mais j'apprends à nuancer un peu sa perfection qui me blessait tant à nos débuts. Mon chum est trop perfectionniste et ça m'énerve, quand il prends 10 minutes pour se brosser les dents, ça m'énerve, quand il chiale parce qu'il y a des graines de bagel dans ma voiture alors que moi, je suis contente de m'être - un peu - disciplinée et d'avoir vidé mes cahiers-cartables-vestes-café qui traînaient.
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Pis fuck, c'est vrai tout ça ! C'est vrai que je suis grosse, c'est vrai qu'il est ridicule tellement il est perfectionniste, c'est vrai qu'il est bougon quand il a faim, c'est vrai qu'il est trop bébé des fois, c'est vrai que je suis jalouse, et je changerai pas ça. J'échangerai pas ma vie contre celle de personne d'autre. On est pas le couple idéal, fuck yeah. Une chance. Je regarde mes amies, mon amie en particulier, qui rêve d'être dentiste, d'avoir deux beaux enfants blonds d'un beau grand monsieur dentiste aussi ou notaire qui sera lui aussi blond aux yeux bleus si possibles, pis je me dis que de toute façon, j'ai jamais été trop trop porté vers la perfection, moi.
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Pis je me dis que de toute façon, je ne suis pas la blonde idéale. Des fois, j'oublie de me raser. Oh, je l'ai dis ! Quel scandale ! Pis des fois, mon chum aussi. Oh, censurez-moi quelqu'un ! Des fois, mon chum est fatigué pis pas social, il a pas le goût de m'attendre à Berri-UQAM quand je vais souper à Montréal, il a besoin de sa bulle, et moi ça m'insulte, ça me fait crier, et on fini toujours par s'excuser lamentablement d'être humain, alors que c'est tellement normal !
1
Je veux dire, ça fait longtemps que j'ai arrêté de croire au prince charmant et au il était une fois. Je trouve ça beaucoup plus le fun que mon chum me fasse des toats au beurre de pinotte le matin quand d'habitude il reste couché. Certaines de mes amies ont troqué le cheval blanc pour une belle civic rutilante. Inutile. Je trouve ça beaucoup plus le fun que mon chum m'aide à payer le gaz de ma vieille accent qui fait un drôle de bruit quand je tourne le volant que s'il dépensait toute son argent pour entretenir un char de l'année - non mais c'est tellement inutile, hein!
1)
Je sais pas pourquoi j'écris tout ça, peut-être juste parce que ça m'a fâché de lire ça , nous on est le couple parfait. Je trouve ça faux et prétentieux, tu m'excuseras Alice, je ne connais sans doute pas le fond de tout ça, ni de ta discussion avec F. (est-il le F auquel je pense?) , mais...voilà. Et quand je m'éreinte sur le tapis roulant pour perdre du poids, quand j'apprends à brosser mes cheveux en les faisant sécher - ça peut paraître primaire en effet mais c'est une coquetterie que je ne pratiquais pas avant d'avoir un amoureux ! - quand j'ai envie de maigrir, quand je me fais teindre en blonde, quand j'arrête de mettre des brillants à outrance et que je décide de troquer mes grosses lunettes pour des lunettes plus sages, quand je m'arrête deux minutes tellement je m'étourdie, quand je fais juste me coucher dans mon lit et respirer, je me dis que...je suis plus heureuse que jamais auparavant. Quand je vais danser avec les filles, quand je suis belle - et ça n'arrive pas souvent que je puisse le reconnaître - quand on me fait des compliments, je me dis que oui, je veux maigrir, mais pas juste pour lui, pas juste pour Minou, pour moi. Et je teins mes cheveux pour moi. Et je voudrais vivre à Montréal pour moi.
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Et oui, Marc aime pas la majorité de mes amies ! Oh, je l'ai dis ! Et moi, je n'aime pas toujours les chums de mes amies, je les trouve colon, comparé à mon Minou. Et là je me sens coupable de dire des choses comme ça, parce que je suis qui moi pour juger ce qui fait le bonheur des autres ? Je suis qui moi, pour affirmer que les princes charmants ça n'existe pas ? Bien sûr que ça existe, ça arrive seulement sous des formes différentes de celles qu'on attendait. Je me revois parfois, déambulant dans les corridors de la polyvalente, espérant que ça arrive enfin, le prince charmant, envoyant balader toute la souffrance. Marc est arrivé quand je n'espérais plus grand chose de plus rien, et voilà, c'est comme ça, on est là avec nos deux vies barriolées de larmes et de crevasses et on s'aime comme des enfants, je l'aime comme une criss de folle même si je sais qu'il est loin d'être parfait et le plus beau dans tout ça, c'est qu'il m'aime avec mes bourrelets et mes vergetures, il m'aime comme une princesse aimerait son prince, même si ça a pas d'allure, aimer comme ça.
1)
Fuck it, fuck tout. Voilà pourquoi nous ne sommes pas le couple idéal, et pourquoi j'en suis bien fière !
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Sans rancune, Alice. Tu sais que je t'aime ! : )

27 février 2009

J'avais huit ans. J'avais douze ans. J'ai dix-neuf ans.

J'avais huit ans, des lunettes comme celles d'Harry Potter et j'étais toujours trop grosse sur les photos de scolaires.

J'avais douze ans, des lunettes carrées, déjà des boutons en plein milieu du front, et j'étais encore trop grosse, même si les photos de groupe, ça n'existe plus, au secondaire.

J'avais huit ans, les cours d'éducation physique étaient mes pires cauchemars, je me sentais tellement seule que je suppliais mes parents de m'acheter un chat, je refusais de me départir de ma vieille couverture, ma doudou, ma mimi. C'était ma seule amie. On m'appelait la baleine bleue dans les cours sur les mammifères, la grosse torche un peu plus tard, champ de fraise et Frankestein quand j'ai eu mes broches. Bin oui, esti. La petite grosse à lunettes et avec des broches. Je n'avais rien pour moi, hein. J'avais déjà lu la trilogie des Harry Potter, je m'attaquais

J'avais douze ans, je n'étais en paix que dans le cours d'histoire, parce que le prof m'aimait bien, je connaissais par coeur le chapitre sur l'Égypte ancienne et je m'intéressais à tout ce qu'il disait. On me fichait la paix devant lui. Merci, Serge. Le reste du temps, je mangeais seule assise sur une toilette, dans le cabinet des filles, parce que bon, les garçons peuvent pas venir ici. Mais c'est pas grave, on arrivait quand même à me retrouver, et à me lancer du jambon par dessus la porte. Amélie, mon gros jambon, haha ! Hein AM, HAM ! GROS JAMBON ! C'est arrivé une fois qu'un de ces garçons a détaché sa ceinture, me l'a mise autour du cou en criant qu'il l'avait attrapé, le gros cochon sauvage. C'est bon pour l'estime de soi.
*
J'avais huit ans. Je croyais naïvement que dans quelques années, j'allais être libéré d'eux, même si les insultes étaient moins pires que celles qu'on lançait à Andrew, tiens, Andrew le petit garçon mal adapté, qui puait toujours un peu plus que tout le monde et qui avait les cheveux gras, ou moins pires que celles qu'on lançait à Stéphanie, qui arrivait en plein mois de février avec une robe d'été, les jambes rougies par le froid, Stéphanie qui sentait le moisi et le fond de sous-sol.
*
J'avais douze ans et un couteau de cuisine contre mon poignet. Aujourd'hui on m'a lancé dans une rangée de casier, on m'a griffé, on m'a dit que tout le monde serait bien mieux si moi, j'étais morte. Aujourd'hui, j'ai envie de les écouter. Demain, je ne veux plus aller à l'école - je ne peux plus. J'essaie de m'entailler le bras pendant que mes parents font l'épicerie et que je suis seule ici mais je n'y arrive pas, je me blesse à peine, et pendant que je fonds en larmes, le téléphone sonne. C'est qu'aujourd'hui, entre deux jambettes et trois fois à ramasser mes livres qu'on a fait tomber dans les escaliers, je me suis fait une amie, et elle m'appele pour me demander si demain, demain auquel je me refuse de penser, si demain ça me dirait de venir au cinéma avec elle et ses amies.
*
J'avais huit ans et même si on irait de moi, on ne riait pas trop fort, parce que j'étais du genre à relancer des boules de neige et à foncer dans la marmaille les poings serrés. J'étais du genre grosse et grande, pour une gamine de huit ans. J'avais des lulus et de l'ambition. Un jour, quelqu'un a traité mon père, mon petit papa tout mince et musculaire, de l'homme le plus gros de la planète pour avoir mis au monde la fille la plus grosse de la terre. J'ai regardé le petit gars minuscule droit dans les yeux et je lui ai dis, je m'en souviens si bien, toi tu me fais mal avec des mots mais attends de voir ce que moi je peux faire avec un bureau. Et je lui ai lancé mon pupitre en espérant qu'il meurt.
*
J'avais douze ans et j'ai craché au visage de la mère de mon bourreau, celle-là même qui le protégeait, qui me suivait partout pour me crier des insultes, celle-là même qui a essayé de s'attaquer à ma mère, une fois. Je lui ai dis ma grosse criss de viking, tu me fais pas peur osti de folle, j'vas te tuer avant que tu fasse mal à ma mère ! Je suis allée chez le directeur et je lui ai tout dis, je lui ai tout déballé mon lot de haine et d'insultes, je lui ai montré mes poignets et je lui ai dis, à lui aussi, si vous faites pas quelque chose pour que ça arrête j'le tue, j'vas le tuer pis j'vas rire de son cadavre après. Ma mère est venue, mon père a crié, le directeur a convoqué le garçon à qui j'ai répété tout ça, et j'ai ajouté pis en plusse, criss, chu ceinture brune en karaté, ça fait que ça va t'faire mal si j'te frappe. Du jour au lendemain, on m'a respecté.
*
J'avais treize ans et je me suis fais une autre amie, une amie qui lisait du Victor Hugo, qui avait une caméra numérique et qui me montrait le monde d'une autre façon, une amie avec qui j'ai commencé à boire de l'alcool, avec qui j'ai chanté Bumbo,bumbo, petite automobileuh pour la première fois, une amie avec qui j'ai affronté les marées et les tempêtes, une amie hors norme, une amie qui ne cadrait pas dans la marge, pas parce qu'elle était grosse ou boutonneuse, mais parce qu'elle avait bien compris que ces gens-là n'en valaient pas la peine. Une amie avec qui j'ai découvert Adomonde, un forum de discussion où j'ai compris, moi aussi, que ça existait partout, des gens différents, des gens qui aimaient lire, écrire et discuter. Je n'hésite pas une seconde à affirmer qu'à cette époque, c'est Hélène et Internet qui m'ont sauvé la vie.
*
J'avais quinze ans, on m'écoeurait encore dans les corridors de la polyvalente mais c'était moins pire, j'avais pris ma place. Il était une fois un grand garçon, un grand garçon de dix-sept ans qui est entré dans ma vie, qui m'a embrassé devant les p'tits criss de morveux qui m'avaient lancé des cennes pour que j'aille m'acheter des amis et qui m'a protégé, l'espace de quelques semaines. Ça n'allait pas durer, c'était écrit. Après ça, il a ressorti lui-même l'insulte de la baleine bleue et ça, ça a fait plus mal que jamais avant. C'était comme si on me fourrait du jambon dans les yeux dans les oreilles dans la bouche et dans le coeur.
*
J'avais quinze, seize, dix-sept ans. Je me suis accrochée à toutes les miettes d'affection que je pouvais récolter un peu ici et un peu par-là. J'ai empoisonné la vie de tous ceux que j'aimais. J'ai ramassé toutes les insultes que j'avais entendues dans ma vie, qu'on m'avait élégamment adressé à différentes périodes de celle-ci, et je me suis trouvée un souffre-douleur, une fille un peu trop grande, qui ressemblait à une cheval. Je lui ai dis va te faire enculer par un cheval osti de pute ! et j'espère que t'as mal à la noune après t'être fait dévierger par Lou, osti de salope de criss. J'ai eu plus d'amies et moins mal, un peu, parfois. On me dévisageait, on me disait que je changeais, les autres amies des premiers temps me trouvaient vulgaire et déplacée. J'avais besoin d'attention, j'avais besoin d'être celle qu'on regardait, celle qui brillait. J'étais toujours soûle, ou gelée, ou les deux à la fois. Je buvais comme on boit de l'eau de la vodka, à la paille en plus. Je collectionnais les peines d'amour, je collectionnais pas les baisers mais les frenchs et quand un homme a voulu me ramener chez lui, j'ai paniqué, j'étais de nouveau la petite fille de huit ans qui aimait Harry Potter et Legolas à la folie, la petite fille qui écoutait du Lorie et qui jouait avec son chat et sa maman.
*
J'avais dix-huit ans. Je me sentais parfois comme une vieille âme, comme une femme de quarante ans enfermée dans le corps maladroit et graisseux d'une jeune fille-femme qui ne sait pas trop où elle va, ni vers quoi elle avance. Mais j'avançais. Je n'ai jamais reculé, ou hésité, après le jour où j'ai menacé de tuer quelqu'un. Parce que je le pensais, fuck, je le pensais tellement. Si on m'avait dit oui vas-y, tu peux le tuer, tu n'iras pas en prison, personne ne va t'en vouloir, vas-y, tue-le, je ne me serai pas rendu à la fin de la phrase. J'arrivais au Cégep et j'avais envie d'enfin être libérée par toutes ces années de misère. J'étais en Arts et Lettres, je montais sur la scène en trimballant ma personnalité un peu brisée, mon hystérie collective et mes montées de lait. Je ne me suis jamais laissé marcher sur les pieds après cette heure passée dans le bureau du directeur. Il y avait quelque chose dans ses yeux qui m'ont commandé de ne jamais courber l'échine. J'arrivais au Cégep, j'avais des foulards multicolores, pleins d'anecdotes amusantes à vivre et je ne me suis pas privée pour en profiter. Je frenchais encore autant, je m'étais fais une solide réputation après quelques semaines à peine. Yo, Amé, t'as tu vraiment frenché Jérémie hier ? Nice shot, j'suis jalouse !
*
J'avais encore dix-huit ans. Puis ça a fini par arriver. On m'a invectivé comme ça, quand j'allais monter les escaliers vers mon cours d'anglais, malade, au bout de mon rouleau. La blonde d'un gars que j'avais frenché. Ça, ça reste un mystère, hein, pourquoi je frenchais autant maintenant alors qu'avant on m'avait craché dessus et collé des gommes dans les cheveux. J'étais une originale, faut croire. La fille s'est mis à crier, à me dire que j'étais laide, t'es yink une ostie de grosse torche tu mérites pas de vivre, t'es laitte pis y'a personne qui t'aime. Wo minute, tabarnack. Je l'ai pris par les cheveux, ses maudits cheveux blonds frisés tout croches, pis je lui ai parlé dans le blanc des yeux, douze osties d'années de rancoeur pis de frustration accumulées ont passé sur elle. Je lui ai fais peur. Je lui ai dis je touche pas à ton esti de chum tabarnack, tu vas calmer tes nerfs pis aller passer ta frustration ailleurs, si tu suces moins bien que moi, c'pas d'ma faute, fek en attendant, décalisse, scram, pis caliss moi patience avec tes crises de nerfs. La prochaine fois, ça va faire ben plus mal que ça.
*
Aujourd'hui, j'ai dix-neuf ans. J'ai rencontré un homme qui me berce le soir, quand tout ça est encore trop lourd à porter. J'ai rencontré un homme qui a accepté ma différente, mes angoisses et qui apaise mes crises. J'ai rencontré un homme qui a vécu la différence, à un différent degré mais quand même, un homme qui peut comprendre pourquoi je pleure en pensant à Cynthia des Invincibles.
*
Un homme qui n'a pas ri quand je lui ai dis que je voulais maigrir une bonne fois pour toute, pour me débarasser de tout ça, cette graisse qui m'a pourrie la vie depuis ma naissance. Un homme qui s'entraîne avec moi, qui se prive de Mcdo et qui mange de la salade en ma présence, pour m'encourager. Un homme qui m'aime, ça m'aura pris tant de jours, tant de baisers, tant de larmes essuyées pour le réaliser. Un homme qui m'a amené sur les plages d'Old Orchard et qui a tenu ma main devant les milliers de touristes qui affluaient vers nous.
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Un homme qui va au cinéma dans ma petite ville avec moi et qui garde la tête haute et son bras autour de ma personne quand on croise les petits morveux qui ont fini par vieillir, qui ont fini par baisser les yeux en ma présence, parce que si moi j'ai encore mal de leurs insultes, je crois qu'ils ont mal eux aussi en souvenirs de ce qu'ils ont été. Enfin, certains d'entre eux. Mon principal bourreau n'a pas de regrets, je le sais, je le vois dans ses yeux quand il me croise au Cégep. Et moi, même si c'est mal, j'attends toujours qu'un dix-huit roues ou même juste une petite sunfire lui roule sur le corps. Ça me ferait sourire.
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J'ai été chanceuse dans ma malchance. J'ai rencontré au bon moment des gens qui ont su me garder en vie, qui m'ont montré qui j'étais et qui ont contribué à forger celle que je suis devenue. Je me sens en dette envers ceux qui ont pu voir qui j'étais vraiment, qui m'ont tendu la main, même si parfois ce fut pour la mordre ensuite. Maintenant je regarde les spécialistes qui débattent sur le cas de David Fortin et je me dis, caliss qu'ils comprennent rien. Ça vaut rien la prévention, les programmes de sensibilisation. Je me dis que caliss, Jean-François Mercier a raison quand il dit que la violence se règle en utilisant la violence. Ou la fuite, comme le petit David. Mais certainement pas la prévention dans les écoles.
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Vous irez faire dessiner des coeurs sur des feuilles blanches aux petits monstres qui m'ont traîné dans la boue si longtemps. Vous irez leur dire que non non, ce n'est pas bien de dire qu'un de ses amis est gros, il est seulement différent.
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Vous devriez plutôt vous attaquer à la famille de ses p'tits criss-là, allez voir la mère, le père, le grand frère de ces enfants-là. Allez voir dans leur petit cocon familial si la mère a des tresses de viking et un air de boeuf, si elle est un peu folle, ou dépressive, si elle aime ça, agresser la maman d'une petite fille différente à la sortie d'un cours de karaté. Allez voir si le papa boit son café et baisse les yeux devant les bêtises de son fils, allez voir comment il réagit quand vous lui dites, à votre caisse d'un Canadian Tire, vous, vous allez passer à une autre caisse que la mienne parce que je vous plante votre tourne-vis entre les deux yeux, juste pour voir si ça va faire mal à votre fils autant qu'il m'a fait souffrir. Allez voir comment il prend son tourne-vis, conscient de la vérité des paroles, mais allez-y, allez voir comment le grand frère encourage le plus petit à faire des jambettes à son souffre-douleur, allez-y juste un peu pour comprendre que ÇA NE CHANGERA JAMAIS.
*
Je n'ai aucune réponse à ça. Peut-être que ça prendrait des prof qui ont plus de guts, des profs qui punissent, qui sévissent, qui parlent avec les parents, qui vont voir dans les maisons et qui s'insurgent. Des ostis de bons profs, qui empêchent les enfants de dix ans de parler avec la méchanceté de toute une vie. Des profs qui savent mettre leur limite, qui ne ferment pas leurs yeux parce qu'ils sont trop blasés, parce qu'ils savent comme moi que rien ne va changer. Si même les parents n'y peuvent rien, peut-être que les profs peuvent changer quelque chose, j'en sais rien. Dans mon cas, c'est arrivé quelques fois que des profs m'ont tendu la main, qu'ils m'ont aidé. Un d'entre eux m'a très certainement sauvé, une fois.
*
Je n'ai pas de réponse, et pour moi, après la nouvelle de la disparition de David Fortin, je pense que plus rien ne va changer. Y'a pas de solution. Les humains sont méchants. Fuck Rousseau, fuck la nature humaine qui est bonne à la base, fuck fuck fuck. Tout le monde est méchant et c'est aux parents de déterminer avec les enfants ce qui est acceptables ou pas. Y'a des gens qui ne devraient pas avoir le droit d'enfanter des merdes comme ça, des merdes qui brisent la vie des petites filles qui lisent Harry Potter et qui se retrouvent dans le personnage principal, et qui pleurent le matin de leur onze ans parce que non, Hagrid ne vient pas les arracher à leur quotidien gris sale et puant, parce que non, Poudlard ça n'existe pas, et que Voldemort est assis à côté de leur pupitre, derrière elles, devant aussi, chaque jour, chaque matin, et que chaque soir, elles reviendront en pleurant et en essayant quand même d'y croire, à Poudlard et à ce jour où toute la douleur cessera.
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Vous êtes même pas obligés d'avoir lu tout ça, moi ça m'a fait du bien en criss. Et si jamais je le croise, David Fortin, je vais tellement le prendre dans mes bras, je lui dirais viens t'en, on s'en va au pays des merveilles, tu vas voir, y'a des feux d'artifices pis des gros coussins pour s'asseoir, tu vas voir, on peut lire, gratter la guitare et avoir les cheveux longs sans que personne ne s'en étonne.
*
Ouin.
*
Pis je lui mentirai pas, oh non. Je lui dirai ça va pas arrêter de faire mal du jour au lendemain, même si tu t'en vas au bout du monde, y'aura toujours quelqu'un pour te faire passer pour plus laid que tu l'es, pour plus nul que tu l'es, même dans dix ans, tu vas t'en souvenir, de ces moments-là. Tu vas passer devant des enfants et tu vas frémir, tu vas passer devant des adolescents pis tu vas avoir la gorge nouée. Tu vas p't'être bin hésiter avant de t'inscrire à l'université dans des programmes d'enseignement, parce que tu sais pas si tu vas pouvoir être assez fort devant des enfants. Parce qu'une fois que t'es différent, tu peux pas t'en sortir, jamais. Faut apprendre à vivre avec, pis rentabiliser ta différence. Tu vas voir, le Cégep, c'est beau,c'est grand, c'est le salut. Tu vas voir, tu vas trouver toi aussi pour quoi ta différence est faite, pourquoi t'es comme ça, ohh oui.
*
En attendant, viens faire un tour sur Adomonde, on va jaser.

1 mars 2008

Bébé lala

Je boude.

C'est peut-être con, c'est peut-être enfantin, c'est peut-être une réaction très égocentrique, mais ...

Je n'ai pas été invité au party de fête de mon amie d'enfance, une de mes deux "soeurs", probablement plus mes soeurs que si j'en avais des vraies.

Et je suis profondément blessée.

21 février 2008

La goutte de trop

JE SUIS TELLEMENT ENRAGÉE !

Je me fends le cul pour un cours sur les mythes grecs, je travaille plus pour ce cours de 4 heures complémentaire à ma formation d'Arts et Lettres MAIS obligatoire que pour tous mes autres cours, je DÉTESTE la mythologie MAIS je l'étudie quand même sans trop chialer, je néglige mes autres travaux pour rendre les devoirs trop longs et inutiles à temps, j'étudie chaque soir et chaque matin précédent les contrôles , c'est-à-dire à tous les foutus cours, et...

LES ENSEIGNANTS NE COMPTENT PAS LES TRAVAUX.

Ils y vont au gré de leur fantaisie, en comptant, par exemple, un exercice fait en classe sur un film des années 40 mettant en vedette la réécriture ombrageuse du mythe d'Orphée, au lieu d'un devoir sur Hercule (le mythe) et Hercule(le film de Disney) pour lequel nous avions eu, dans l'ensemble de la classe, une très bonne note.

Les tests en début de chaque cours ne comptent pas, et évidemment, les exercices comptant sont ceux qui sont les moins bien réussis !

JE SUIS TELLEMENT EN TABARNACK !

Ça aucun sens. J'ai envie d'aller me plaindre, je sais pas trop à qui le faire, pour l'instant j'ai envoyé un courriel très posé mais direct à une des enseignantes pour lui expliquer la situation et la FRUSTRATION que je ressentais.

J'ai présentement une moyenne de 66% dans le cours.

AYOYE!

Je remonterais pas ma cote R avec ça, HEIN.

AHHHHHH je leur cracherai dans la face,osti!

6 février 2008

Je serai bien plus heureuse demain

Ça peut pas être pire qu'aujourd'hui, en tout cas.

J'ai tellement hâte d'aller me coucher, j'irai tout de suite si je n'avais pas 2 travaux à finir, parce que...

Plus j'irai me coucher rapidement, plus vite aujourd'hui passera, plus vite on sera demain !

Seigneur de journée de vraie MARDE.

Ahhhhhhh, wow ! Quel soulagement !

Merci d'avoir partagé ça avec moi.

4 février 2008

Ouin,ben...

Je venais de vous écrire un méga message, avec une vidéo de moi chantant qui venait de me prendre une demie-heure à uploader, des photos de notre spectacle des Spice Girls, mes commentaires, pleins de couleurs et d'enthousiasme...

Et tout à fermer, one shot, sans m'avertir.


Punition de Dieu pour avoir été mesquine à l'égard de la pseudo-gothique-heureuse.


C'est ok, Dieu. Je le referais plus. Mais demain, laissez-moi leur montrer des extraits de mon spectacle béni par VOUS !

Premier pétage de coche officiel de 2008

Je le voyais venir ; à 8 arts-et-lettreux dans le même groupe, tous seuls, c'était trop prévisible.

Surtout avec ces gens-là.

Ne vous méprenez pas, j'adore mes collègues, mais...parfois...nous avons des idées, des visions, des conceptions différentes, ce qui crée chez moi une irrésistible envie de les envoyer voir ailleurs s'ils n'y seraient pas.

En général, je me calme, je passe un petit commentaire innoffensif, on rit et il n'y a pas de conséquences fâcheuses. Mais aujourd'hui...

Aujourd'hui, la pseudo-gothique heureuse a été TROP loin. Elle qui ne se gêne jamais, JAMAIS pour ralentir le rythme des cours en posant 50 questions impertinentes et sans lien avec le sujet, elle qui a toujours un mot pour contredire les professeurs, elle qui répond à toutes les interrogations sans avoir le droit de parole, elle qui brandit sa main au dessus des têtes, provoquant inévitablement un soupir collectif de " Ah non, pas elle ! ", elle...

Elle a osé dire à notre cultivé,intéressant,passionnant,drôle et quasi-parfait professeur de littérature qu'il posait trop de questions au conférencier et qu'il s'empêtrait dans les détaiiiiiiiiils!

Non mais, vous ne pouvez pas COMPRENDRE la HAINE qui s'est EMPARÉ DE MOI quand j'ai entendu ses PROFANATIONS émaner d'ELLE !

SEIGNEUR !

Et j'ai pété ma coche.
Et je l'ai fait pleurer.
Et je me suis sentie...

B I E N .

Tellement bien.

Soulagée.

Vidée.

J'ai même SOURI.

Je suis AFFREUSE, je sais.

Mais maudit que ça a fait du bien !

15 janvier 2008

Moment de révolte




Suis-je la seule à trouver que la télésérie sur les Lavigueurs et leurs vraie histoire est...
Fuck, c'est pas de nos affaires !

Je me sentirais voyeuse et impolie de regarder leur déchéance ! Je n'aime pas voir les gens souffrir, pleurer, surtout quand c'est une histoire vraie ! Tabouère!
Vraie, encore là. On s'entend. Vraie selon le livre publié par un des membres survivants de la famille. Très bon texte de Pierre Foglia sur son blog à ce propos, texte qui exprime parfaitement mon opinion sur la question.
À vrai dire, je n'ai pas envie de visionner cette télésérie. Je m'y oppose fortement. Et je suis à deux doigts de boycotter.
Bon.

14 janvier 2008

Vert gazon de mon cul

J'allais vous écrire un post magistral, quelque chose de joli, de poétique, reflétant mon état d'esprit affectueux et plein d'amour du jour, parce que j'ai passé la nuit avec mes meilleures amies et que je suis si fatiguée d'avoir jasé que mes yeux ferment seuls mais si heureuse de les avoir dans ma vie que...

Mais je viens d'aller sur Bleumanitou, pour me faire dire, par un vulgaire message vert gazon, que les horaires ne seront disponibles qu'à 3 HEURES DE L'APRÈS-MIDI DEMAIN.

Je suis en FURIE.

Et ma journée, calculée sur la réception de mon horaire ? Ma journée, mes activités, mes plans ?

Tabouère !

C'est vraiment pas brillant !

ARGH.

12 janvier 2008

Depuis deux jours

J'ai des jolies phrases qui se forment dans ma tête à des moments inopportuns. Pas le temps de les écrire, ni la possibilité, alors elles partent et moi, je suis triste.

Voilà.

Je n'ai rien à écrire.

Je vous reviens quand j'aurai fini ma fin de semaine de travail au Canadian Tire ; pour l'instant, mon cerveau tente de se mettre à off. C'est trop frustrant, comme situation !

11 janvier 2008

$$

J'ai besoin d'argent.

D'abord parce que ma garde-robe n'est plus très,très actuelle et parce que j'adore la mode, presque viscéralement - et qu'hier j'ai dépensé plus que j'aurai du.

J'ai besoin d'argent aussi parce que, à long terme, je dois penser à l'université et aux prochaines sessions de Cégep mais aussi à mes trips : roads-trips, soirées,sorties théâtre, etc.

Mais ce matin, ça ne me dit rien, de passer minimum 5 heures à scanner des marteaux / lave-glaces / chaudrons dans un Canadian Tire. Ahhhhh, ça ne me tente pas DU TOUT, même!

Je ne sais pas ce que je vais faire. Me trouver un autre emploi est une option plus que considérable, mais je sais que je n'aurais pas un horaire comme celui-ci.

Et si je veux me réinscrire au gym maintenant que ma mono n'est plus dangereuse pour ma santé et que je peux recommencer à m'entraîner, j'ai-besoin-d'argent.

Ehlàlà...

10 janvier 2008

Ça change rien, mais...

Je doute que des gens passent par ma page Facebook pour venir lire mon blog.

Toutefois, au cas où vous le feriez - et ce même discrètement, sans que je ne le sache - je veux juste aviser la terre entière que je vais retirer immédiatement après ce post le lien que j'y avais fait.

Pas que je n'en vois plus l'utilité, au contraire je trouvais que c'était une belle visibilité pour mon petit espace à moi, mais je crois que, malgré ce que j'ai pu avancer dans le passé, je n'assume pas encore tous les propos tenus à l'égard de mon ancien petit copain qui vient miraculeusement de s'updater à la technologie Facebook et, pour l'avoir vécue dans le passé, la présence sur mon blog de lui et ses amis a été très...dévastatrice, disons.

Alors voilà. Je sais que ça ne change strictement rien, mais j'avais envie de l'écrire ici, parce que ça le concerne, mon blog, ce site que je considère presque comme une entité à part. Je n'ai plus envie qu'il soit intime - je parle de Bruno - avec moi comme on l'était avant. Je n'en vois plus la nécessité, ni l'importance. C'est mon bout de vie privée, que je veux bien partager avec tout le reste du monde s'il le faut, mais pas avec lui.

Plus avec lui.

J'ai du changer de blog, d'adresse, d'univers virtuel la dernière fois. Perdre mes contacts, mes liens, mes lecteurs. Vous n'êtes pas beaucoup mais je vous apprécie énormément, et j'apprécie encore plus ma lecture de vos propres blogs, alors no way, pas question, pas ça une deuxième fois.

Amélie en mots troubles ne sera donc plus accessible sur mon Facebook.

Et voilààà !

Si jamais par contre vous voulez m'adder comme friends, gâtez-vous ! :P Je suis totalement maniaque de Facebook, le meilleur outil aidant la procrastination depuis l'invention de MSN.

Amen.