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15 novembre 2009

Collation des grades

C'était long, même interminable, il faisait chaud, ils nous ont fait répéter trois fois l'ordre de cérémonie avec nos grosses toges noires et nos mortiers inconfortables, j'avais mal à la tête et la musique c'était comme l'Ave Maria mais version techno.


Ça a duré presque 4 heures et j'ai passé 4 heures à faire une introspection sur moi-même, toute seule dans mon banc dans cette mare humaine grouillante, suante et toussotante.

La cérémonie se déroulait dans la salle où nous avons joué tant de pièces, tant de scènes, tant de fois. Ça faisait tout drôle. J'ai repensé à la première fois où je m'y suis assise, la première fois et on me demandait déjà de me mettre à nue en me racontant à des dizaines d'inconnus. Je ne me souviens plus ce que j'avais raconté, rien de très profond, je crois, j'étais terrorisée. C'est sur cette scène là que j'ai aussi raconté quotidiennement mes joies, mes peines, la vie, l'amour, la mort. J'y ai joué Antignone d'abord, à reculons, et durant la représentation, ça a été le déclic de ma vie : j'ai besoin de ça pour continuer, j'ai besoin du théâtre, tout de suite, là, maintenant.

Justement, j'en ai fais beaucoup par la suite. Et je me suis revue lors de la dernière pièce, fébrile, dans ma belle robe de bal bleue, avec mes cheveux scintillants, mes répliques grinçantes, et il me semble que j'étais heureuse, j'avais la vie devant moi, un amoureux hors du commun qui m'attendait dans le public, et je m'étais jetté dans ses bras, après, pour sentir son odeur, la fermeté de son corps et l'embrasser. Je croyais fermement que c'était la dernière fois que je jouais, alors j'en avais profité à fond, avec un plaisir inconnu jusqu'à maintenant.

Pendant les quatre longues heures j'ai revu mentalement les grincements de dents, les soupirs, les pleurs aussi. Quand l'amie-lumère et moi on se chicanait trop intense pour mon Pierrot Lunaire, ce gars-là qui me virait le coeur à l'envers mais dont tout le monde me faisait sentir coupable parce que j'aurais don pas du ressentir ça pour lui. J'ai souri en repensant à ses dreads et à son sourire. J'ai pensé aussi aux éclats de rire, aux beaux moments, aux instants où la justesse du jeu de mes camarades me serrait le coeur, aux scènes ratées aussi.

J'ai pensé que le théâtre c'était un peu comme ma vie, que cette salle-là me connaissait intimement, finalement.

Quand ce fut finalement mon tour d'aller chercher mon diplôme, j'ai grimpé dans les escaliers avec confiance, sans penser à rien, juste en profitant du feeling retrouvé : la salle comble, les applaudissements, les poignées de main et les accolades de mes professeurs. Oui, j'ai réussi. J'ai complété un diplome d'études collégiales en arts & lettres, mais plus que les connaissances, c'est surtout le côté humain et les expériences qui vont me rester de ces deux années-là.

J'ai presque 20 ans, je suis diplômée, je suis dans un tournant de ma vie insoupçonné il y a quelques mois, quelques semaines seulement, et j'aurai tellement eu envie que Marc soit là pour m'embrasser quand je suis descendue de la scène.

Mais il n'était plus là, il y avait par contre les visages triomphants de mes parents et de ma grand-mère, et je me suis dis que c'était sans doute le temps pour moi de continuer sans lui, et advienne que pourra.

Mais quand la violoniste et la violoncelliste ont joué What a wonderful world,, je me suis surprise à essuyer une petite larme, parce que j'aimerais don ben ça pouvoir dire ça, what a wonderful world, en le pensant vraiment, comme avant.

Mais ça s'en vient, je crois. De plus en plus, de jour en jour, ça s'en vient.

Une autre étape de ma vie sans Marc, et je crois que bientôt, j'arrêterai de m'attendre à sa présence à mes côtés.
Bientôt.

20 mai 2009

Tu sais que...

T'es vraiment en retard dans tes travaux quand tu décides 1) de ne pas étudier pour l'examen du lendemain, 2) de ne pas lire les pièces que tu dois lire depuis déjà trop longtemps pour les mini-quizz de demain et de 3) ne pas prendre de douche avant l'examen à 8hrs, te disant que tu pourras en prendre une à 9hrs30 quand tu seras de nouveau chez toi, avant de commencer et finir absolument ton dernier travail de Cégep à vie.

Mouain. J'suis pas trop trop fière de moi,là, j'vous avoue...

12 mai 2009

Un gros gachis

Le spectacle est rodé - ou presque. On est à quelques heures - si peu - de la première et certaines personnes ne connaissent toujours pas leur texte. On fait des italiennes qui finissent toujours en séance de conneries.
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Et surtout...je pense que certains d'entre nous ont atteint la limite de leur potentiel théâtral, et ce n'est pas à la hauteur. Et une des scènes que j'ai écris en souffre. Je suis triste et fâchée qu'on salisse mes mots ainsi, je n'ai plus envie d'y être associée. Après avoir travaillé encore et encore sur le texte - dont j'aurai voulu réécrire quelques parties une dernière fois - je ne comprends pas comment ces personnes qui le jouent se présentent sur une scène, portant avec elles le drame de juifs assassinés, drame raconté en personne par un survivant de l'Holocaust dont je me suis inspirée, et le jouent d'une façon aussi...plaquée, fausse, peu travaillée.
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Le but de ma scène était de montrer que l'art a été une bouée, que les gens, parfois, s'accrochaient à l'art, vivait leur art jusqu'au bout, parce qu'ils ne pouvaient être certains qu'ils allaient encore être vivant demain, en tous cas, je sais pas, mais bref. Ils sont complètement passé à côté de ce que j'avais en tête, et je n'ai pas eu mon mot à dire sur la question. Ni dans le choix des ''comédiens'', ni dans la direction artistique.
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Ou je suis peut-être juste snobe, aussi.

Humeurs cégepiennes - le début de la fin

Voilà, je commence étrangement à voir le bout de ma session sans trop de panique ni d'angoisse.
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Jeudi j'aurai fini de faire cette pièce que je hais et je me sens tout de même vaguement triste.
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J'ai eu mon dernier cours d'Arts et Lettres ce matin, il ne me reste qu'un examen jeudi le 21 à 8hrs. Ça, ça veut dire que jeudi le 21 à maximum 10hrs15, j'aurai fini pour la vie mes années collégiales.
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J'ai le coeur tout croche et Minou dort, épuisé par sa session universitaire qui n'en fini plus de s'étirer en longueur, en grève du personnel de soutien et en partenaires qui ont choisi de ne pas annuler un voyage en Europe alors il va devoir y retourner en juin.
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Il me reste deux travaux à composer, deux journaux de bord à finaliser, deux ou trois pièces à lire paisiblement mercredi après-midi prochain, et après voilà, c'est tout.
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Ce qu'il va me rester de ces deux années ? Je sais pas trop encore. Des tas de souvenirs, des photos de fiesta dans une chambre à New York, des textes ici, des texte là-bas, quelques connaissances littéraires-théâtrales-de-culture-générale glandées au cours du DÉC, des lendemain de brosse presque aussi mémorables que les brosses qui les ont précédés, et une envie pressante de passer à autre chose.

8 mai 2009

Constat de décompte de MSN

Depuis que je suis au Cégep, y'a comme une mode sur nos sous-statuts MSN : on inscrit le nombre d'examen, de travaux et de shows à jouer avant la fin.
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Là, je vois les décomptes de MSN de tout le monde baisser considérablement, sauf le mien. Faudrait peut-être que je m'y mette pis que j'arrête d'écrire ici pour ne rien dire !
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Ehlala,lala,lala,lala...

5 mai 2009

2 semaines

Je devrais être paniquée, me sentir étouffée devant la tâche colossale qui m'attend, je devrais stresser parce que je ne sais pas trop mes textes encore - pas du tout serait plus juste en fait. Je devrais étudier déjà pour les examens, préparer des plans pour les derniers travaux, retrouver les programmes des pièces que j'ai vu pour l'épreuve synthèse de DÉC, me sentir concernée par le montage des parties multimédias de notre pièce finale, je sais pas moi, au pire angoissée vaguement pour les 21 heures de cours universitaires qui m'attendent en septembre, n'importe quoi !
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Mais non.
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Pas du tout. Pas une miette.
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Je suis déjà en mode vacances. Et ça c'est plutôt mal. J'ai envie de boire de la sangria couchée dans l'herbe avec Minou qui dort un peu, envie de passer chez la coiffeuse faire teindre mes repousses pour rester la blonde platine que je suis déjà sous le soleil éclatant, envie de passer au salon de bronzage pour préparer ma petite peau capricieuse aux rayons impitoyables, envie de rêvasser jusqu'aux petites heures de la nuit avec un calepin sur les genoux à moitié endormie, envie de me faire du jus d'orange fraîchement pressé le matin, envie d'imprimer toutes sortes de recettes soleil pour nos lunchs estivaux, whatever, j'ai envie de faire tout sauf des travaux, sauf m'appliquer dans mes cours, sauf imprimer des exercices de grammaires, compléter des journaux de bord, me questionner sur ma démarche dans un cours de randonnée, ...
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Il reste juste deux semaines à la session, je devrais tenir le coup, hein ?
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Jusqu'à ce que je me mette à penser à la délicieuse salade thaïlandaise qui m'attend demain soir et au pichet de sangria froide pour notre souper avec le staff de la Pointe...Arrff. C'est dur, la vie d'une étudiante en fin de session de DÉC ! ; )

4 mai 2009

Écran blanc [finalement, 10 minutes plus tard]

T'sé, j'ai 5 lignes à écrire. 5 lignes qui sortiront de la bouche d'une soldate nazi qui explique ce qu'elle aime de l'art.

5 OSTIS DE LIGNES.

Et ça veut pas. Y'a rien à faire. Ça veut pas.

Je pourrais écrire des pages complètes de rien, de blabla de quotidiens, des pages complètes sur n'importe quoi, mais ça, rien à faire.

Et je dois avoir fini ça d'ici 15 minutes.

Arff.

FINALEMENT, 10 pénibles minutes plus tard, j'ai écris 6 lignes et un mot.

« Ils croient peut-être que je les fais souffrir par plaisir, que j’aime voir leurs yeux apeurés quand ils exécutent mes ordres. Au fond de moi, je suis une femme avant d’être un monstre. Si seulement ils étaient comme moi, s’ils étaient comme nous, tous pourraient apprécier leur art. En attendant la mort, je serai seule témoin de ces derniers soubresauts de leur imagination, qui sait, qui résistera peut-être au trépas… »
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De toute façon, le spectacle de fin de DÉC est tellement pourri que peu importe la puissance des mots utilisés ou la valeur des textes, c'est et ce restera un travail scolaire indéniablement vidé de toute portée émotive. Voilà !

10 février 2008

Tout déboule

Je panique un peu. Du début de la semaine où j'étais en criss contre l'univers tout entier, je suis promue au rang de présidente et responsable du comité exécutif d'Arts et Lettres du Collège de Valleyfield.

Je ne sais pas trop comment la transition s'est passée, mais un matin, dans mon cours d'Histoire de l'Art, probablement le plus merveilleux de tous mes merveilleux profs m'a demandé si je voulais prendre en charge avec lui l'organisation du voyage à New-York et par association le Comex aussi et... j'ai dis oui.

J'ai dis oui.

C'est la première fois de toute ma vie que quelqu'un d'important (mon prof, sans vouloir me vanter, est une figure importante du théâtre québécois)(yeah) me confie de grosses responsabilités et à vrai dire, je suis effrayée.

Mais telle une petite Jack dans Lost, j'ai - encore - compté jusqu'à 5 en m'autorisant à avoir fucking peur, et maintenant, ça va. Je suis passée en mode organisation et leadership mais au fond de moi, je panique encore un peu.

Ça ira bien, c'est pas si gros, je vais être bien entourée par une de mes Noune's, membre du nous tout puissant, et elle a visité New York plusieurs fois, alors, ça va aller. Et puis, je peux être responsable. Je le sais.

Ça me fait vraiment plaisir qu'il pense à moi pour diriger le comité, je suis contente. Ça va rider, mes amis !

Alors, si vous avez des suggestions d'endroits glauques, de spots touristiques incontournables, des restaurants bons-beaux-pas-chers, eeeh...vous comprenez le principe ! : )

J'attends vos suggestions ! : )

21 janvier 2008

Début prometteur

Mais je ne sais pas si c'est bien. C'est musclé, disons.

En explorateurs, du Victor Hugo et un livre qualifié de paranoiaque par le prof de Michel Tournier. Un gros travail de session qui s'échelonne sur toute la session. Beaucoup de notes.

En anglais, une prof-maman, un peu naïve, qui me fait penser à ce que sera ma prof de secondaire 5 dans une vingtaine d'années - peut-être moins, Marcia a quand même 50 ans, je l'oublie toujours.

Je suis fatiguée, je vais me coucher de ce pas, si je veux être éveillée pour TOUT SUR MOI ce soir.

16 décembre 2007

Pile ou face

J'ai encore changé de phrase pour mon exercice de théâtre.

Je me suis dis que tout le monde, dont mes propres parents et amis les premiers, allaient rester beaucoup trop perplexes face à ma phrase tricotée que je voulais leur servir.

Ça fait que je me suis inspirée librement d'une citation facebookée par Môsieur, et ça y va comme suit :

" La vie est, teleuh un grand fleuveuh tranquilleuh...Bin NON ! Prenez pas la vie trop au sérieux, ça peut faire mal plus souvent qu'autrement, parce qu'au fond, la vie, c'est comme une belle et grande farce dont il faut rire pour pouvoir l'apprécier à sa juste valeur ! "

Merci, Carl Vincent, grand philosophe inspirant.

C'est très important pour moi d'ailleurs de niaiser les autres qui vont sortir des phrases à 200 piastres pour péter de la broue. Ça me RÉVOLTE. Peut-être parce que pendant toute la session j'ai shooté un paquet de conneries éclectiques pour alimenter nos mercredis matins, je sais absolument pas, mais présentement, avec toutes les péripéties que la vie m'a servies, je suis persuadée que ma phrase est très,très VRAIE !

14 décembre 2007

Joue-ah!

(Je n'ai vraiment plus d'idées pour mes titres, faudrait peut-être m'aider ! :P )

La Meilleure Amie s'est libérée un brin, mon travail est presque fini, mes cheveux sont beaux, j'ai le coeur plein de soleil et de la belle neige ronde et blanche sous les yeux, et puis soudainement j'ai choisi THE phrase que je vais dire devant tout le monde, le soir de la présentation publique de théâtre, c'est-à-dire lundi prochain.

Attachez-vous bien...

Savez-vous que devant les aurores 15 000 lièvres dansent dans la slush comme des fanfarons?

Merci, Tricot Machine.

Je vous en dois une !

Je vois d'ici Marie-Ève Merci s'exclamer, d'un ton condescendant : " Bonjour la maturité ! "

C'était ça ou " ÇA S'EN VA TELLEMENT SUR FACEBOOK ! "

Mais je trouvais que c'était mieux la première.

M'enfin. je sais pas

Qu'en pensez-vous ? :P

12 décembre 2007

Blablablabla

Deux travaux.

Last call demain & vendredi.

2 nuits blanches à passer.

Pas si pire.

Pas SI pire pentoute !

Après un mois de congé ! : )

Je vous reviens en fin de semaine... : )

11 décembre 2007

Projet de Jeux littéraires

Voici ma dernière création, inspirée par l'analyse de citations stratégiques d'Anne Hébert et de Réjean Ducharme...et créée selon leur style respectif, également !

J'ai fini le projet ! JE L'AI FINI !

Mais...Ahhhh ! Je suis pas certaine d'avoir fait ça comme il faut, oh que je suis pas certaine de ma shot !

M'en tout cas...



Sans comme un 1 et deux 0, mais sang titres

Oui. Ça pourrait bien être ça, le titre, en fait. Cent titres, c’est le bon sens. Cent mots différents, cent façons de décrire tout ça. La bonne, elle n’existe pas. Et même si elle existait, il y a fort à parier que ce n’est pas elle que je choisirai.

Je ne choisis jamais les bonnes réponses, je ne pose jamais les bonnes questions, moi, de toute façon.

Je n’avais pas envie de donner un titre à mes mots bruts, à mes mots patentés, parce que je n’arrive pas à mettre le doigt sur ce que je ressens, sur la boule qui m’entrave la gorge et qui m’empêche de déglutir quand je devrais. Vous essayerez, de pleurer sans pouvoir ravaler toutes les larmes qui tombent directement dans votre gorge sans daigner toucher vos joues…

Parce que moi, on m’a appris à pleurer par dedans.

C’est peut-être pour ça que même quand ma peau brûle sous tous les coups de leurs insultes, je ne pleure pas. Je ne pleure jamais. J’encaisse. Et j’attends. Et je fais comme si de rien n’était, comme si la vie n’avait jamais été si amusante, si intéressante, si palpitante !

Et sous mon cerveau s’accumule mon océan de sanglots silencieux.

Ce n’est pas drôle tous les jours. Et plus souvent qu’autrement, c’est même triste. Parfois je suis fâchée. Et j’en tremble. Je regarde mes mains qui vont dans tous les sens sans que je ne puisse les contrôler et j’enrage, j’enrage après moi, je ne dois pas être faible, me laisser abattre par la tempête qui m’habite.

Ce n’est pas ma soumission, ma faiblesse. C’est ma révolte. C’est ça, mon talon d’Achille, c’est ce qui causera ma perte, et j’en ai peur, si peur.

La vie , l'amour, la mort !

Je sais TRÈS BIEN ce que je vais raconter !

LA VIE : J'ai eu 18 ans hier et je suis un peu déçue parce que je ne me sens pas différente du tout, sauf qu'on m'a demandé pour la première fois dans mon cours de français si je pouvais prêter mes cartes à quelqu'un ! YEAH :D

L'AMOUR : On dit toujours que les fantasmes ne doivent pas être réalisés parce qu'ils perdront leur attrait, bin ... JE SUIS PAS D'ACCORD !

LA MORT : Je sais maintenant ce que signifient vraiment les mots FIN DE SESSION.

29 novembre 2007

" Tu es à ta place "

J'ai couru comme une folle toute la journée. Je n'ai toujours pas faim, même si on me présente de la bouffe quelconque, je mange parce que je dois le faire.

J'ai fais une présentation en anglais qui ma foi mérite une palme de médiocrité. Je suis cernée jusqu'aux oreilles, et j'ai une de ses envies de dormir, mais j'ai un travail d'équipe à terminer avec mes coéquipières qui viendront me rejoindre bientôt.

Bref, pas une belle journée.

Dans mon cours, la remplaçante distribue les examens. Je me dis , bofff...anyway, ça peut pas être pire que présentement, mon moral, alors...

Je reçois le mien.

WOW !

95%, moins 5 fautes, 90%.

Avec une note de mon professeur préféré.

" Tu es à ta place. Tu réfléchis et écris merveilleusement bien. Continue ! "

Wow.

Juste, wow.

Je sais pas si c'est la mono, la fatigue, l'écoeurement, les doutes dissipés, mais il m'a fallu beaucoup de self-control pour ne pas me mettre à pleurer de joie.

C'est que j'ai tellement douté longtemps, je me suis tellement questionné, j'ai hésité, je me suis sentie dans le néant tout au long de la session...et voilà. Ça arrive.

Je suis contente, contente, contente !

13 novembre 2007

Ubiquité, ou " Les sonnets, ça pue ! "

Atelier de poésie en Jeux Littéraires. Je n'aime pas la nouvelle enseignante.
Nous devons créer un sonnet à partir des règles des symbolistes du 19ième siècle, en nous basant sur une valeur que nous voulons dénoncer dans notre propre société.

Mouaille.

J'ai choisi d'écrire sur la peur omniprésente dans la culture majoritairement américaine - quoiqu'ici ça s'en vient bien - encouragée par ceux qui tentent de l'apaiser.

Enfin, je crois que ça parle de ça.

Je n'aime pas la poésie, je continue de maintenir ce point. Et j'aime encore moins la poésie contrôlée. Un sonnet comprends 2 quatrains, 2 tercets, le tout en alexandrins. Et une façon précise de faire rimer le tout.




Ubiquité
Le miroir de la peur m'envahit en beauté
Souvenirs d'images de tulipes engourdies
À travers les vallons des jardins endormis
Ce n'est point la noirceur qui m'incite à douter
*
Vagabonds des temps modernes robotisés
Je mêle ta couleur à sa froide saveur
Tu t'englues de Décembre et de ses saveurs
Je vois son haleine dûment aseptisée
*
L'homme de foi et d'esprit calibre ma pensée
Nul part ou ailleurs les prisons sont mentales
Nous trompons nos craintes par nos désirs fatals
*
Jeux d'hasards ou stratégies de guerres passées
Ma peur grandit tragique preuve d'ineptie
Attaquée par celui qui l'a d'abord construit
**
Beeeeeeh. En plus je triche. Les rimes ne sont pas visuellement belles, je me serai fais censurer pour ça si j'avais été symboliste & poète.
Eh bin.
Je m'ennuie de Pierre-Luc, ehlala, je m'ennuie de Pierre-Luc !

5 novembre 2007

Mesures des spasmes

J'ai eu une note phénoménale pour ce travail-là, alors que c'est à Hélène que revient tout le crédit. En effet, je me suis inspirée de sa façon d'écrire ses anciens écrits pour composer mes nouveaux. Ça a donné ça. Le prof a adoré. Qu'en pensez-vous?


Élans retenus du ciel
Mesures des spasmes
éveilles.

Un mur carré loin
[de nous]

Milles bâtons étoilés
Tués.

Ou aime la destruction
De mon soleil
saccadé

Pas de poème
Vert d'allure
Blanc de sens

(Soleil vierge)

Mon papillon articulé
ne sait plus parler

Centaure de sang qui s'alimente
s'assoit et me
tord.

Mon soleil s'éclate
Et Jupiter
jubile !

Je suis un mythe tenace
Élargi par l'aube cinglante

De mon hache difforme
J'ampute mes mains
De leurs ongles sales.

Temps de conclure
J'ai perdu ma nuit

Les proportions premières

Hideuse lumière
Tu m'as même
Pris les os
Pris la chair ;
- Pris ma vie -
La vitalité
des os
brisés

J'alliai et j'allai :
Sans penser
Sans polluer
- Polluer en pensée -

Je bouge et m'agite
Sous mes doigts
Le papillon aphone
Trépasse

Et j'en passe.

Vêtue de pourpre
J'attends.

Je vais m'enflammer.

J'atténue
Je voile
J'exerce

[Euphémisme discret]

Les plaisirs humains :
" Je suis viril
Et je te pénètre "

Tu es au delà
de ma vision
Mais tu es comme
Moi
Bourré de larves
et de
sperme
Je peux t'atteindre
Glisser mes doigts
Entre tes
Dents.

Disséquer l'ami ailé
Je préfère les yeux
Ou les langues
de boeuf.

Au profit
De ma noirceur

M'inspirent la fin
Il serait peut-être



Vous ne me connaissiez pas comme ça, hein, hein ! ; )

14 octobre 2007

Fucking cours de Jeux Littéraires

T'en voulais de l'authenticité, mon Pierre-Luc, t'es servi !

C'est même QUÉTAINE, en prime !


Correspondance Jeux Littéraires - Lettre 1


" J’ai recommencé ma lettre cent fois plutôt qu’une, parce qu’il me semblait que ce n’était pas ça. Ce n’était pas ce que je voulais te dire, je ne veux pas t’accuser ou te blâmer, parce que toutes les deux, nous sommes aussi coupables l’une que l’autre.

Je t’avoue que ma vie, ces temps ci, file à cent milles à l’heure. Je ne vois pas les jours passer : j’ai le nez dans mes livres ou je dors, ou parfois les deux en même temps. Je commence à m’adapter à mon nouveau rythme de croisière, à gérer mieux mon temps, mais tu sais comme moi que je n’ai jamais été très organisée, alors je cours et je m’essouffle, quand il serait si simple de faire autrement, pour faire changement.

Je t’avoue aussi que je ne vais pas très bien. Je suis triste, je ne sais pas si c’est l’automne qui pèse sur mon moral, ou mon moral qui justifie sa chute par l’automne, mais il reste que j’ai le cœur gros. Tu sais, le bonheur, ça va, ça vient, mais souvent, ça ne reste pas. C’est probablement moi, le problème, dans l’équation. Je pense trop, je parle trop, je devrais apprendre à me taire.

Et je m’ennuie. Je regarde derrière avec nostalgie. Moi qui était si impatiente, avoir dix-huit ans, quel miracle, quel don de Dieu, il était certain qu’un Dieu quelque part existait s’il avait créé la majorité et qu’il s’apprêtait à me l’offrir !

Foutaises.

Je ne sais pas ce que je lui offrirai à mon tour pour revenir en arrière, pour retourner avec toi à l’aube de notre enfance déambuler dans notre quartier où on régnait, dictatrices des temps modernes. Pour sauter sur le trampoline et rêver du jour où finalement, on aurait dix-huit ans.

C’était si loin, ce n’était pas demain, je croyais secrètement qu’on resterait toujours comme ça, j’étais naïve, c’était avant de le connaître, avant que tu n’en connaisses un aussi, avant que tout change sans qu’on ne le sache vraiment, avant qu’on ne dérive chacune à bord d’un navire différent.

J’ai besoin de croire en toi et moi, j’ai besoin plus que jamais de pouvoir compter sur toi, dans les moins bons jours comme dans ceux où tu croiras que maintenant, je peux continuer sans toi. Parce que je ne peux pas. Je veux partager avec toi mes peines mais surtout mes joies. Tu ne crois pas que le fossé entre nous, c’est nous qui le creusons un peu plus chaque jour ?

Petite sœur, je t’aime tant… "

26 septembre 2007

Improvsation sur thèmes mixtes

On a fait de l'impro, tout à l'heure, en théâtre.

C'était très,très bien.

Pendant la dernière impro, il fallait expier un pêché.

Il me semble que j'en avais tellement que je n'ai pas su lequel choisir.

Heureusement, quelqu'un m'a tendu une perche voyant que j'étais troublée et que ma foi je battais des yeux pour ne pas me mettre à pleurer.

Depuis hier, je m'ennuie beaucoup de mon grand-père. Il me semble que tout le monde parle de leurs grands-parents, et que moi, je ne peux plus conjuguer ça au pluriel. J'ai comme une boule permanente au fond de la gorge, j'aurai envie d'aller m'asseoir avec lui dans son salon et de lui parler, de prendre ses grosses mains dans les miennes et de me faire croire que jamais il ne partira.

Mais c'est trop tard, il est parti, et puis voilà, ma grand-mère déménage, elle fait tuer son chat, et moi j'ai un tas de petites peines accumulées qui menace de déborder. Je veux bien être forte et concentrée dans mes études, mais ce soir, l'analyse littéraire vient pas pen toute, et le travail en anglais, j'ai juste envie de lui cracher dessus.

Mais bon...je me suis fais un nouvel ami aujourd'hui ! C'est nono, hein ? : P Mais c'est le fun, se faire un nouvel ami. Et puis avec le groupe de théâtre, on est rendu pas mal plus proche, je sais pas pourquoi, en un clin d'oeil vloup ! , ça va bien mieux. Je suis contente. Je les aime tous, chacun d'entre eux apportent au groupe une énergie particulière, et ça me fait vibrer. Je ne suis plus gênée de plonger, de me mouiller, et je sais que si jamais j'ai besoin d'une bouée, ils seront là, tous autant que chacun, prêts pour le rescapage.

En plus, j'ai du fun, maudit que j'ai du fun !

Je vais voir comment la première session va aller, à date ça rock, si ça continue comme ça, je vais me renseigner à l'orienteur ou à l'API savoir si je peux suivre les deux cours de majeur à la fois. Ça doit se faire, ma foi, je ne vois pas pourquoi je ne pourrai pas ! (À moins évidemment que les deux cours se donnent simultanément, ce que je ne souhaite pas ! )

Quand je suis sur une scène, j'oublie vraiment qui je suis, ou peut-être bien que simplement ,je le découvre. Il me semble que j'explose, j'implose, je ne sais pas, mais il se passe quelque chose. Ça me drive, c'est incroyable.

Au pire, ça me prendra plus d'organisation et de volonté, on verra, on verra ! : )