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3 mai 2010

L'appendice de Minou

En fait, il en plus d'appendice, Minou.
Depuis aujourd'hui.

C'est immanquable : chaque fois que je suis acceptée dans un truc en art dram, Minou entre d'urgence à l'hôpital. La première fois, il s'est fait frapper par un char en traversant la rue. Là, son appendice éclate.

J'ai passé la soirée avec des amies à ruminer ma colère, il ne m'a même pas appelé pour me dire qu'il était fier de moi, fuck esti, il le sait tellement en plus que c'était important, c'est ça qui me fait chier, vous comprenez! Il sait que c'est IMPORTANT. Moi je lui ferai jamais ça, jamais jamias! et la soirée à envoyer des fuckin' messages textes haineux, sérieux Minou si tu avais voulu délibérément me faire chier et me blesser, ben tu aurais pas pu choisir une meilleure façon, fuck !

Vers 11hrs, j'arrive à la maison, la tête pleine de conseil des amies, et le coeur un peu en berne, le cellulaire muet et mon envie de tuer Minou intacte. Je me couche, le téléphone sonne chez moi. Pas sur mon cell, non non, à la maison. Ma mère entre dans ma chambre, Minou au téléphone. Il a l'air bizzare.

Et pour cause. Il venait juste de se réveiller, il sortait de la salle de réveil. Je suis à l'hôpital, j'ai fait une crise d'appendice, je suis correct là, j'avais juste le goût de te parler. (J'entends déjà Meilleur Ami Hétéro faire une crise de coeur en lisant ça.)(Et sacrer aussi.)

Une demie-heure plus tard j'étais dans sa chambre.

Là je suis fatiguée, fuck, tellement fatiguée. Il faisait tellement pitié à voir, coucher au milieu du trop grand lit, emmêlé dans des maudits draps d'hôpital bleus. Je déteste les hôpitaux. Viscéralement. Probablement moins que Minou qui a passé son enfance à se faire trimballer entre deux traitements de chimio, mais je n'ai jamais, jamais, jamais été heureuse dans un hôpital, et encore moins au 7ième étage de l'hôpital de notre ville, là où mon grand-père est mort, où mon père était quand il a eu le cancer, où ma mère a eu son empoisonnement sanguin...

Ça sent, tsé, une odeur de mort.

Anyway. Il était là et on a parlé, je l'ai fait boire, je l'ai aidé - gloups - à faire pipi, malgré son orgueil, avec des mots pas ben ben rassurants - Minou ton pénis je l'ai déjà vu arrête de faire ton prude, bonjour Monsieur Pénis, long time no see ! - et on riait parce que c'était absurde, en fait, totalement ridicule. Il a fini par me chasser le temps de pisser, et on a joué un peu à « je suis sur mon lit de mort alors je me confesse » .

Minou - Des fois là...
Amélie - Oui...
Minou - Des fois j'ai l'impression qu'on est comme le couple dans Le grand Départ.
Amélie, même si je comprends que trop bien - Comment ça ?
Minou - Ben, la femme tsé, elle accepte pas le départ de son mari, pis lui ben, finalement, il part mais il se rend compte que l'exotisme de la femme plus jeune, c'pas tant hot, parce qu'à la fin y'a des jumeaux pis il a pas l'air heureux. Dans le fond là, est-ce qu'on va finir par être heureux un jour ?
Amélie - J'sais pas, Minou. Des fois j'me dis que tu sais pas trop quel rôle je joue, la femme qui peut pas te laisser partir ou l'exotisme.
Minou - Des fois j'aimerais ça être la fille qui se suicide pis c'est ça, me...
Amélie - Eille! Je vais dire à l'infirmière de débrancher ta morphine toi, mon torrieux!
Minou - T'es gentille d'être venue me voir.
Amélie - Comme si j'allais te laisser tout seul quand tu viens juste de te réveiller d'une opération comme ça, tsé.
Minou - Mais non mais, tsé,...
Amélie - Ouais, je sais.
Minou, soupirant - Crisse que ça serait plus simple si on était capable d'être juste des amis.
Amélie, soupirant - Je serai jamais ton amie, Minou, ok. Et si tu me considères comme une amie je serai peut-être mieux de partir maintenant, parce qu'une amie, ça passe pas la nuit au chevet de son ex quand elle travaille à 8hrs le lendemain.
Minou - Ah....merci,merci,merci d'être là.
Amélie - Je vais vraiment arrêter d'être gentille un jour, je te jure.
Minou - Je vais t'appeler demain...ma mère a appelé Emilie...
Amélie - Salope.
Minou - Ça serait malaisant que tu te pointes ici et qu'elle soit là, fek...je vais t'appeler avant.
Amélie - Salope, salope, salope.
Minou - J'ai même pas la force de te dire d'arrêter.
Amélie - Tant mieux. Salopesalopesalopesalopesalope.
Minou - T'es conne, bébé.
Amélie - Toi tu gâches tout.
Minou - Ouin. Toi aussi, dans le fond.
Amélie - Ah..Minou, moi je veux juste être heureuse, tsé. Avec toi.
Minou - Mais moi aussi j'aimerais ça mais, mais, à la fin, j'étais pu heureux. C'est pour ça que les gens se séparent, Amélie. Parce qu'ils sont plus heureux.
Amélie - Pis là, tu l'es vraiment plus ?
Minou - Ben non.

J'ai pris mes trucs, premièrement parce qu'il commençait à tomber de fatigue et parce que fuck, moi aussi. J'ai flatté un peu ses cheveux, ses mains, ses paumes, ses tempes, ses cuisses. Il souriait, il était beau même pleins de bandages, le visage enflé par la morphine et la fatigue.

Tu sais quoi Minou ? Ça va te forcer à prendre du repos, ce mois-là de convalescence.Et ça va te permettre d'être tout seul, de penser juste à toi, à tes petis caprices, du prendre du temps. Bonne nouvelle, non ?

Il a souri, il m'a fait bye bye de la main.

En prenant l'ascenseur, une vieille infirmière s'est jointe à moi.

Nurse - Oh, tu es Amélie, n'est-ce pas ?
Amélie, étonnée - Oui, oui. Je suis désolée, j'avais pas le droit d'être là, hein?
Nurse - Non, tu avais pas le droit, mais quand ce sont nos nouveaux patients, on laisse passer bien souvent.
Amélie - Ohh. Ben, merci. Ça m'a fait du bien de le voir.
Nurse - Ça a du lui faire du bien aussi, il marmonne votre nom depuis son réveil.
Amélie sarcastique - Oh, attention, il marmonnait peut-être Emilie aussi...
Nurse - Non, non. Amé, Amé, Amé, c'est toi ça non, Amé ?
Amélie, émue - Oui oui, c'est moi.
Nurse - Ça fait 40 ans que j'accompagne des patients qui se réveillent après des opérations. Crois-moi, il disait Amélie. Pourquoi il aurait du dire Emilie ?
Amélie - Oh ben, des fois, il est mêlé...

En démarrant la voiture, il jouait Stairway to heaven de Led Zeppelin, j'ai compte cinq araignées-du-soir-espoir et là, je vais dormir, manne.

13 avril 2010

L'art de scrapper une fin de session en quelques points faciles

1. Avoir un séminaire en esthétique théâtrale.
2. Le préparer.
3. Recevoir un appel de Minou.
4. Ne pas répondre.
5. Avoir un message vocal de Minou.
6. L'écouter.
7. Paniquer parce que notre boss appelle les anciens de la job d'été ce matin et ne pas avoir encore reçu d'appel.
8. Tourner en rond tout l'avant-midi en appelant Minou, l'Amie-Lumière et l'Autre-Amie aussi, en ne comprenant toujours pas pourquoi on n'a pas reçu d'appel.
9. Décider d'appeler la boss.
10. Pleurer un peu parce qu'elle a du choisir entre Minou et soi, qui elle voulait réengager, parce qu'elle ne souhaite pas revivre un été pris entre nos histoires de couple.
11. Être soulagée parce qu'on la convaincu de nous rencontrer tout de même en entrevue comme les autres - même Minou, tout le monde y repasse.
12. Partir en catastrophe vers l'université sans avoir préparer son séminaire.
13. Recevoir un message texte de Minou qui m'attend à notre bistro préféré, pour jaser avant que ton cours commence.
14. Recevoir simultanément - je vous jure! - un message texte du Gentil Hippie qui m'attend dans le J en baillant parce qu'il est fatigué, pour jaser avant que ton cours commence.
15. Répondre aux deux, ok j'arrive, tu es où exactement ? et se dire que le premier qui répond sera celui avec qui tu passeras le début avant le cours.
16. Recevoir une réponse immédiate de Minou, et le silence radio du Hippie. Ne pas savoir si on doit être heureuse ou triste mais être heureuse quand même.
17. Être pognée dans le %$/?%$?& de métro parce qu'un itinérant fait une crise d'épilepsie.
18. Arriver à l'université très,trop borderline pour le début du cours.
19. Ne pas aller au séminaire.
20. Jaser avec Minou.
21. Décider d'aller fumer de la shisha et boire du thé avec Minou.
22. Être heureuse.
23. Rejoindre Jessou pour souper.
24. Aller dans le cours du Sexy Chargé de Cours.
25. Partir à la pause parce qu'entre un baillement et un gloussement de fi-fille, la meilleure option reste...
26. 11$ le pichet de rousse au Grimoire.
27. Rejoindre pleins d'amis qu'on a pas vu depuis longtemps,longtemps,longtemps.
28. Squatter la terrasse de l'Amère à boire.
29. Réaliser qu'on ne pourra pas retourner ce soir en voiture chez soi parce qu'on est trop soul.
30. S'en calisser un peu.
31. Aller encore fumer de la shisha.
32. Boire des dairiquis aux fraises.
33. Se trouver un endroit où faire dodo cette nuit.
34. Se dire que finalement...la vie montréalaise, ça s'annonce MERVEILLEUX. :)

Vivement le mois de juillet !

1 avril 2010

J'ai vu la «blonde» à Minou

J'étais assise sur une terrasse, rue St-Denis, on revenait de la manifestation monstre et on trouvait qu'on la méritait en crisse, notre pinte de rousse.

J'étais plusse fatiguée que fatiguée, je veux dire, hier je chialais un peu mais c'était cool, la manif. Beaucoup,beaucoup de mondes, le décompte de nos associations étudiantes faisait état de 30 000 personnes. On a marché, crié, brandit poing/pancarte/drapeau/bannière, on a pas arrêté du début jusqu'à la fin. On est partie juste avant que ça se gâche, dans le bureau du ministre Bachand.
Donc. Je savourais une pinte de rousse avec une amie que je n'avais pas vu depuis des années - et j'exagère pas, man. Elle savait pas que j'avais eu un Minou dans ma vie, elle avait aucune idée, alors ça vous donne un aperçu de tout ce qu'on avait à rattrapé, comme temps perdu.
Il faisait chaud, on riait, mon amie me racontait que des fois elle fourraille avec un unijambiste de 37 ans et j'étais parfaitement heureuse. On s'était sauvé de l'anti-émeute qui encerclait tout le monde même les gens qui voulaient pas pen toute lancer des oeufs, pis on était là, parfaitement heureux.
Puis c'est arrivé.
Sa «blonde» a passé près de notre table et elle a continué.
Je sais que c'était elle, fuck, je passe mon temps à l'espionner sur Facebook - ouin je sais, c'pas fort, c'pas grave.
Et puis, là, la révélation : euh, j'ai tellement rien à lui envier !
Voilà.
Maintenant je vais me coucher, un peu plus libérée.

11 février 2010

L'Ex Mythique

Je parle de migration d'oiseaux, de pandas et de Darwin avec l'Ex Mythique sur MSN.

Il est 3hrs45 du matin.

Des fois je me dis que j'ai vraiment le don de choisir les hommes de ma vie.

P. S : On est tous les deux à jeun.

30 janvier 2010

Chauffeur de taxi montréalais

...Particulièrement inspiré, qui nous a donné un judicieux conseil avec les hommes.

« Avec les hommes, il faut que tu fasses la biche ! Il approche, tu cours un peu ! »

Price-fucking-less. :)

26 janvier 2010

Liste des meilleures raisons pour prendre un verre d'alcool

Parce que je suis fatiguée et parce que ça me tente pu, les théories littéraires, right now.
Parce qu'en fait...la liste se rendrait sûrement jusqu'à 100.
Pis parce que je discute avec un des mister un peu igloo qui voudrait bien voir la fin d'la liste - après avoir apprécié le numéro 1.

  1. Boire un verre de vin en baisant.
  2. Boire un verre parce que c'est ta fête
  3. Boire un verre parce que c'est la fête à ta meilleure amie / à une bonne amie / à une amie / au chum d'un ou d'une amie / à la blonde aussi / à une amie / parce que quelqu'un dit que c'est la fête d'un inconnu dans un bar
  4. Boire un verre parce que la session est finie.
  5. Boire un verre parce que la moitié de la session est finie.
  6. Boire un verre parce que la session commence - ça c'est quand on a beaucoup d'enthousiasme.
  7. Boire un verre de vin blanc un mardi après-midi juste parce que c'est le fun.
  8. Boire un café Bailey's n'importe quand n'importe où pour n'importe quelle occasion.
  9. Boire un shooter, anytime again. Surtout quand c'est fort et qu'on te met au défi que tu pourras pas le boire sans grimacer. You bet, man.
  10. Boire pour oublier, toutes les raisons et causes sont acceptées et valables.
  11. Boire pis faire un toast.
  12. Boire pis dire, I drink to that ! et que quelqu'un réponde, autour de la table, And I drink to that en tabarnack !
  13. Boire du porto avec du chocolat noir.
  14. Boire un verre parce qu'il pleut dehors - raison acceptable peu importe la saison.
  15. Boire un verre parce qu'il fait soleil - raison acceptable peu impote la saison.

Et ça continue...

18 novembre 2009

En mode biblique

Je sais pas pourquoi, mais autour de moi, depuis une semaine, on parle beaucoup de Dieu et de la religion, de la spiritualité - on parle aussi de la fin du monde en 2012 mais ça c'est une autre histoire.

Ce soir je suis allée (re)voir une pièce de théâtre sur la quête de la spiritualité, une pièce créée,mise en scène et interprétée par mon ancien professeur de théâtre du Cégep. Outre le fait que j'étais très heureuse de rencontrer beaucoup de mes confrères, je me suis questionnée sur ma propre spiritualité, ma conception de la religion.

J'ai lu la Bible - à tout le moins, j'en ai lu de grandes parties et survoler le reste - dans un cours au Cégep que j'ai profondément détesté de tout mon corps. Pourtant, ce soir, je comprenais toutes les subtilités du discours - moins bien que les grands monsieurs religieux importants installés au premier rang avec leur toge et leur aube, moins bien que les étudiants en théologie installés aussi près d'eux, cahier et crayon à la main, l'air avide et passionné, mais tout de même !

Il m'apparaît évidemment que je ne crois à rien. Ou plutôt, je doute de tout. Je suis baptisée dans la religion catholique, j'ai suivi des cours de cathéchèse au primaire, j'ai fais ma première communion, le pardon, la confirmation, et tout et tout. J'ai envie de me marier dans une église.

Ça s'arrête là.

Je n'ai pas attendu de rencontrer l'homme de ma vie - enfin, j'ai cru que ce l'était sur le coup parce que je suis naïve mais sincèrement, les chances étaient plutôt minces - et de me marier avant d'avoir des relations sexuelles. Je bois, je fume de la drogue, je mens, chaque jour j'accumule les péchés capitaux, dans le cercle de Dante je dois me situer pas très loin des grands criminels.

Ce n'est pas quelque chose qui dicte ma vie.

J'aimerais y croire. J'ai trouvé ça apaisant, voir que les gens qui étaient au spectacle ce soir semblaient enthousiasmés par ce qu'ils avaient vu. Le message, c'était pas «Dieu est bon, aimez-le inconditionnellement, il existe! ». Le message c'était plutôt «Connais-toi toi-même, et après choisi ta façon de croire, choisi de croire ou de ne pas croire, et comprend pourquoi.»

Le concept, c'était des extraits de la Bible qu'un comédien interprétait. C'est tout. J'ai eu des frissons durant le cantique des cantiques, j'ai adoré quand il a paraphrasé des trucs comme, donne à ton prochain, aime tes ennemis, tu te vantes d'aimer les gens qui t'aiment mais ce n'est pas difficile, aime celui qui te déteste, et blabla.

Je veux dire, j'ai passé un bon moment.

Mais ma propre quête spirituelle ?

Oui, j'aimerais y croire. J'aimerais ça. Mon coeur y croit, ma tête en est incapable. J'aimerais penser que mon grand-père est là, près de moi, et qu'il guide mes pas et mes gestes. Parfois je me laisse prendre au jeu, dans des moments où franchement je ne sais plus vers qui ou quoi me tourner, je dis à voix haute, en regardant le ciel ou juste le plafond, grand-papa, je sais que tu as mis Marc-André sur mon chemin pour que je sois heureuse, mais là explique-moi pourquoi tu me l'as enlevé, je comprends pas là, je comprends pas pen toute !

Et après, tsé genre, 30 secondes plus tard, je me trouve tellement idiote que je chasse les petites larmes aux coins de mes yeux, et je continue ma vie sans trop m'attarder à ça.

Je crois en quoi ? Le destin ? Oui, peut-être. Encore là...je sais pas. Je crois en quoi ?

Je pense que je peux dire que je crois en moi.

C'est sûrement la base.

Lundi soir prochain, je vais aller au Café Philo de mon ancien Cégep. Le thème ? Qu'est-ce que Dieu. Invités spéciaux ? Un prêtre catholique, un imam musulman, une prof de philo agnostique et une prof de philo athée.

Je suis peut-être trop en mode biblique, mais j'ai vraiment hâte! Je vous en reparlerai. :)

29 avril 2009

Shut down

Je suis un peu dépassée par les évènements. Nous avons appris hier qu'une personne de notre entourage fait une dépression majeure. Honnêtement, je n'ai jamais été confrontée à ça auparavant...ou on me l'a toujours épargné, je ne le sais pas.

Mon copain, jadis, a déjà souffert d'une dépression majeure, mais c'était bien longtemps avant cet été, du style assez longtemps pour que je crois que je jouais sans doute encore aux Barbies quand c'est arrivé.

Je ne sais pas quoi faire, comment réagir, où me placer par rapport à la situation. C'est beaucoup d'informations à gérer en même temps. La personne va arrêter de travailler - elle me donne tout ce qu'elle a accumulé en 32 ans de carrière d'enseignement au primaire, on a appris hier aussi que mon beau-frère allait sans doute déménager prochainement et que mes beaux-parents vont vendre leur deuxième voiture - qui est celle de mon chum et de son frère, et c'est tout juste s'ils ne nous annonçaient pas qu'ils mettaient Minou à la porte en septembre.
1
Mon chum était complètement à terre. Il est allé promener son chien rageusement tout seul et moi, je suis restée assise à la table de cuisine, j'avais envie d'être partout sauf chez Minou.
1
On a pas assez d'argent pour partir en appartement en septembre, et ça me ferait chier qu'il parte vivre en colocation chez un de ses amis sans moi. Je sais pas ce qu'on va faire. J'ai mon entrevue tantôt, je songe à accepter le poste de guide plate mais plus payant que comédienne. Je sais pas. Je sais plus. En même temps, je pense pas qu'ils vont vraiment le mettre à la porte, mais ça me fait un peu peur, tout ça.
1
Et puis, comment on se comporte avec une personne dépressive ? Je suis tellement maladroite en général, imaginez maintenant. Elle est tellement fragile, tellement petite, j'aurai envie de la prendre dans mes bras et de la transporter hors de sa maladie, mais je ne peux pas. Je sais très bien qu'elle doit s'en sortir toute seule, comme une grande, même si la vie lui a rentré dedans, même si elle pense que son rouleau est à bout et qu'il n'y a pas de recharge possible.
1
Au moins dehors, le soleil brille.

13 avril 2009

Enflée

Je lisais Twilight - as usual - dans ma chambre, à moitié endormie dans mon lit, quand ma mère a surgit, paniquée.

- VITE, TON PÈRE S'EST ÉTOUFFÉ, IL ARRIVE PU À RESPIRER, VIENS M'AIDER !

Fuck, fuck, fuck.

J'arrive dans la cuisine - euh j'ai fais trois pas de ma chambre à là mais ça m'a semblé infiniment long et pénible - et mon père, mon petit papa, est rouge comme une tomate mais t'sé une tomate trop rouge, il arrive même plus à tousser, il peut pu pousser aucun son, il nous fait signe avec son doigt autour de la gorge que couic, couic, c'est fini, qu'il va mourir drette là parce que même si ma mère lui fait la manoeuvre d'Heimlich, y'a rien à faire, c'est pas un aliment qui est coincé dans sa gorge, c'est sa gorge qui enfle.

Fuck, fuck, FUCK !

J'ai aggripé le téléphone le plus proche. 911. Pis comme la petite madame a répondu, BANG, tout d'un coup, il s'est remis à respirer, pis moi à pleurer, pis ma mère aussi.

Depuis, j'ai mastiqué soigneusement mes blés d'inde dans mon pâté chinois et je joue à des vieux jeux de Playstation toute seule parce que mes parents sont partis jouer au bowling. Pis j'attends que Marc m'appelle. Je me sens un peu décallée dans l'espace temps. On dirait que, pendant trois minutes, j'ai vu la mort en pleine face, une mort pire que la mienne, celle de mon père.

J'ai hâte de dormir.

4 avril 2009

Lombric

Ce matin je m'en allais travailler et il pleuvait un peu, un peu moins que sur l'autoroute où mes essuies-glaces dansaient sur mon pare-brise mais assez pour que mes lunettes soient picotées de gouttes de pluie.

J'avais pas encore troqué mes souliers à talons hauts contre ma vieille paire de souliers à cap d'acier (bin oui à cap d'acier je sais pas pourquoi ils croient qu'on va s'échapper un jambon sur les orteilles,enfin!) et mes petits pieds sautillaient entre les flaques d'eau.
a
Puis je les ai vu. Et j'ai su tout de suite que si j'avais à m'ennuyer de quelque chose de Valleyfield quand je déménagerai à Montréal, ce serait sans doute ça.
a
Des vers de terre. Pleins de vers de terres solitaires qui gisaient sur le bitume mouillé. Fuck les flaques, mes petits pieds sautillaient entre les vers pour ne pas les écraser.
a
Ça m'a rappelé un tas de souvenirs, quand mes deux grand-papa étaient en vie et que la veille d'une journée de pêche au chalet, on sortait tard trop tard la nuit pour courir après des vers de terre dans le gazon chez l'autre grand-papa, avec mon père, un pot plein de terre et des lampes-de-poche. Moi j'étais fière j'avais pas peur des vers de terre comme les autres petites filles, c'est ça que mon père me disait. Les p'tites bébittes mangent pas les autres.
a
Quand je vais déménager à Montréal, je pense pas voir ça, des dizaines de vers de terre solitaires dans un stationnement d'épicerie, à 9hrs le matin. C'est quelque chose qui va me manquer, je crois. Y'a pas de paysages fabuleux, par chez nous. Y'a pas un endroit où on peut voir les étoiles mieux que partout ailleurs. J'ai pas de rocher Percé ou de baleines, c'est même pas la campagne, c'est juste une petite ville moyenne comme toutes les autres sans charme particulier, sauf pour ses vers de terre solitaires.
a
Y'en a tu des vers de terre à Montréal ?

20 mai 2008

Le poème magnifique

Je l'ai trouvé, à la page 21, comme me l'a si gentiment déniché May. Merci beaucoup. : ) C'est un extrait de Le souffle de l'harmattan, un roman que je n'ai pas lu,mais que je me promets de lire cet été. Voici la transcription exacte de ce poème qui est venu m'illuminer, me toucher, me remuer les entrailles, hier soir. Je l'adore encore plus, à sa relecture, presque autant que lorsque mon amie Virginie le lut, hier soir, mots dorés et véritables sortant de sa bouche trop petite, me semblait-il, pour un texte de cette grandeur (bien qu'elle fut à sa hauteur.) Enfin...voici.

Je vieillard d'amertume
et je m'alaise dans la nuit
Je suis la solitude
dans les champs effleurés de vent
Ondées de cris des fétiches
dans les jardins de ma mort
Et ma mémoire est creuse
comme la terre froide
Et je m'élancolique le chemin blond
de ta brûlure bénie
Ô douleurs de toute une vie
il pleut sur la maison renoncée
Mais hier encore
j'aujourd'huissais à jamais
Et voilà que je m'ensonge
et que je ne voudrais ne pas souffrir
Mais il faut tuer
tous ceux que je fus sans y croire
Sauf celui que tu aimas
et seul digne d'être cru et qui me survivra
Ce mendiant de pain brûlé
qui adorait ton songe et ton dieu
Ah! j'aujourd'hui comme un fou
qui s'effondre d'une vision d'éternité
Et j'infini le souffle et la majesté
des astres flambés dans ta bouche
Mon il a besoin d'elle
et mon île a besoin d'ailes
Et le premier soleil s'est levé
quand tu m'as fait voir ta gloire
C'était un matin d'odeurs et de murmures
et je me souviens de la fraîcheur des bruits
Mais la main née de ta caresse
fut une journée encore plus neuve
Oh, j'au loin de ce monde
et j'autrefois d'un éblouissement
Je m'agnifique tes yeux d'or brûlé
et j'amour ton visage qui n'est plus
Et mes derniers jours sont des pluies d'injures
qui me saignent
Tandis que monte à l'orient
le soleil de ma névrose
Mais c'est la mort qui se lève ainsi
dans l'éclair d'une vie
Et je pleure tout ce que tu fus
et tous les miracles qui coulaient de ta main
Mais en pleurant je brille
comme une larme de gemme
Oui en pleurant
je brille de mon silence et de mon secret
J'étincelle de tous ces chants
qui tombent sur moi en grâces de feu
Et je suis pur enfin je suis pur
et je suis pardonné d'avoir vécu
Ô saintes plaies vous me sacrez
d'un sang de femme et m'exaucez
Je suis pur enfin
pur à jamais d'avoir été aimé.

19 février 2008

Eh voilà.

J'ai écris un long billet sur mon état d'esprit des dernières semaines, mais je me suis censurée à la dernière minute,et j'ai tout effacé.

Peut-être devrais-je vraiment enlever ce lien de mon Facebook ?

Ahhh...

Message pour mon beau Guillaume Vigneault

J'ai une amie qui ne va pas bien du tout.

Alors j'ai fais une Guillaume Vigneault de moi-même et je lui ai demandé, sans passer par quatre chemins comme j'ai l'habitude de le faire...

Penses-tu à te suicider ?

Et elle a dit...

Oui.

Alors ce qu'il aurait du dire, mon beau Guillaume, devant des milions de téléspectateurs, à TLMEP, c'est quoi faire après une telle déclaration.

Parce que moi, pour l'instant, je panique.

18 février 2008

Putasseries

J'en ai pleins, des nouveaux textes comme ça, écris à la va-vite pendant un cours particulièrement inspirant parce que beaucoup trop ennuyant pour que j'y prête une réelle attention. Pute, pute, pute. C'est le mot de mon histoire. Ma petite pute à moi.

" J'enfile mes bas de laine mouillés. Ça pique ; le genre de sensation auquelle je ne m'habitue pas. La cigarette au bec, en équilibre de lotus, ma jupe tortille et affiche une attitude réticente ; j'ai toujours dis qu'elle n'aimait pas l'odeur du sperme entre mes cuisses, mais pourtant, été et surtout hiver, j'essaye encore de m'habiller pour aller fumer dehors. Je m'essuie un peu, mes doigts collent sur ma peau et quand je les lèche, c'est encore chaud. J'abandonne ma jupe près du lit , elle était froissée, de toute façon. Il dort déjà, mais ce n'est pas surprenant. En criant son nom quand il jouissant en moi, après m'être inquiétée à savoir si j'avais choisi le bon nom, j'ai eu peur qu'il me fasse cadeau d'une défaillance cardiaque, d'un ACV, AVC, je ne sais pas, un arrêt respiratoire. L'horreur. Une vieille queue coincée dans mon vallon, morte. Une queue froissée comme la mousseline de ma chemise, comme ma jupe en boule par terre, et qui se raidit à peine quand je la touche et la chatouille.

À petits pas feutrés, j'imbibe la nuit et la prend comme manteau. Je ne serais plus là, au matin. Après une cigarette, parfois deux ou trois, je réveillerais le gros qui, à tatôns, gagnera son porte-feuille et me paiera. Je lui proposerai une pipe supplémentaire s'il est plutôt radin ou simplement si j'en ai envie, sinon je m'en irai avec mon butin et priera pour exciter d'autres membres en chemin. D'autres membres, peu importe lesquels, peu importe leur nature.

Je suis une pute. Je ne travaille pas sur Ste-Catherine, mais presque. À plus petite échelle, c'est mon Red Ligth à moi. Je serre les bretelles de mes brassières de dentelle et à travers mes chandails transparents, mes mamelons bourgeonnent. Je suis abonnée aux rouges à lèvres plus rouges que les cerises ,plus apétissants que les pommes. Je suis une pute, je fais la pute. Je marche peu parce que c'est impensable, avec les échasses que je chausse. Je suis dominée ou dominante, je peux être infirmière ou enfantine, mais je suis une pute. C'est ce détail que bien des hommes oublient, avec mes seins dans leur visage et leurs doigts dans mon anus.

Je suis une pute chanceuse. J'aime le sexe. J'aurai pu m'enrôler dans un gang de rues ou dealer avec quelques amis, mais c'est par choix que j'exerce mon métier charnel. J'aime baiser et je ne suis jamais fatiguée. Je dors par obligation et le jour, je travaille dans un Wal-Mart. Remarquez, je suis préposée aux cabines d'essayage, alors, ça me permet aussi d'exercer de temps en temps ma vraie vocation, quand il n'y a pas beaucoup de clients mais que ça me picote entre les cuisses...

C'est peut-être mon complexe d'Oedipe, enfin, sa variante féminine, qui vient à retardement, mais j'aime mieux les hommes d'âge mûrs que les boutonneux précoces. Les trop vieux, c'est navrant, et ça m'inquiète vraiment. Je veux trouver le juste milieu. J'essaie le plus souvent de baiser à jeûn et de jouir vraiment. Je suis une pute célèbre. Anita, celle qui ne fait pas semblant. Mes tarifs sont plus élevés mais on dit que je suis un bon investissment, tant mieux pour moi.

Oui, tant mieux pour moi, je n'attend jamais très, très longtemps dehors au froid, ou à la chaleur suffocante l'été, et je peux même demander l'air climatisé. Je peux aussi me payer le luxe ultime de toutes putes qui se respectent : des congés. Mais je n'en prend que très rarement, ou alors j'offre à mes meilleurs - et plus séduisants - clients une soirée gratuite, en l'échange d'une suite à l'hôtel. Et dans la majorité des cas, ces soirs-là, je dors avec eux et ... je déjeune, aussi. "

Mémo, mes mots - 24 janvier 2008

C'est dans des moments comme ceux-ci que je doute de moi. Stylo suspendu devant une page immaculée, les mots absents - sont-ils seulement venus un jour ? Les mots qui bougent, instables. Incapable d'en attraper un seul, quelques uns, pour former des phrases, des paragraphes, quand j'en aurai assez pour décrire toute une vie.

Pas les plus beaux, nis les plus fins, mais les miens. Mes mots mouvants, rassurants. Mes mots choisis avec attention ou imposés, par ma volonté, sortis tout droit de mes idées brusques, ou s'imposant eux-mêmes, des mots qui n'en peuvent plus d'attendre avant de naître ici, sur cette page déviergée, finalement, ou là-bas, aux yeux et au coeur de tous.

Mes mots d'ailleurs, mes mots d'ici, mes mots que je collectionne au gré de mes pas et dans mes voyages au coin de la rue ou plus loin, l'autre côté de l'horizon. Mes mots images, photographies alphabétisées des plus beaux comme des pires souvenirs que je garde, volonté obligée ou pas, pas trop loin, pas vraiment enfouis, plutôt entassés sous mes cheveux.

Je doute de moi, pas d'eux. Je doute que du bout de mon crayn, ils prendront la forme désirée. J'ai de si b eaux mots, pourtant. Ils devraient m'inspirer une myriade d'étoiles, une fontaine d'histoires inventées qui seraient si jolies que toutes les filles, femmes et gamines rêveraient de porter le nom de leur héroïne. Ils devraient s'incarner en épées, combats et en chevaliers épiques, pour aller chasser à grands coups de pieds Rolland et sa chanson interminable, ils devraient faire sourire et réfléchir, se boire comme un thé aux bleuts - mon préféré - par journée ensoleillée ou soirée pluvieuse, ils -

Il est grand temps que je les laisse être sans leur imposer ma crainte. Mes mots ne me décevront jamais et parce que dictés par moi, ils auront le droit d'êre honteux et honnis avec mon plus grand et sans doute pervers...plaisir.

11 février 2008

Coming-out # 4

Je n'ai lu aucun de ses livres, j'ignorais qui il était avant son passage à TLMEP dimanche passé, mes amis se sont moqués de moi, mais ...



JE FANTASME VRAIMENT SUR GUILLAUME VIGNEAULT !




6 février 2008

Je serai bien plus heureuse demain

Ça peut pas être pire qu'aujourd'hui, en tout cas.

J'ai tellement hâte d'aller me coucher, j'irai tout de suite si je n'avais pas 2 travaux à finir, parce que...

Plus j'irai me coucher rapidement, plus vite aujourd'hui passera, plus vite on sera demain !

Seigneur de journée de vraie MARDE.

Ahhhhhhh, wow ! Quel soulagement !

Merci d'avoir partagé ça avec moi.

4 février 2008

Ouin,ben...

Je venais de vous écrire un méga message, avec une vidéo de moi chantant qui venait de me prendre une demie-heure à uploader, des photos de notre spectacle des Spice Girls, mes commentaires, pleins de couleurs et d'enthousiasme...

Et tout à fermer, one shot, sans m'avertir.


Punition de Dieu pour avoir été mesquine à l'égard de la pseudo-gothique-heureuse.


C'est ok, Dieu. Je le referais plus. Mais demain, laissez-moi leur montrer des extraits de mon spectacle béni par VOUS !

Et mon speech, alors ?

Je vais être audacieuse, je vais oser, je ne le ferais plus uniquement qu'à jeun, je ne serai plus partisane de la fausse audace qu'entraîne l'ivresse, je le promets, résolution 2008...

Et chaque fois que le jeune homme aux béquilles se connecte sur mon MSN, j'échoue lamentablement.

Remarquez, il ne doit plus avoir de béquilles, maintenant...

Ahhhhhhhh.

1 janvier 2008

Générateur de résolutions 2008

Un petit site sympatique, qui en devient vraiment hilarant et suggestif à 2hrs30 du matin.

Voici mes résolutions générées aléatoirement les plus savoureuses !

  • Lui suggérer isolément comment me faire du bien sous la douche
  • Commencer bruyamment à s'acoquiner au cinéma
  • Penser sexuellement à voir des choses sans soucis
  • S'équiper diplomatiquement pour tout oublier sans soucis (j'aime bien)
  • Tâcher amoureusement de culpabiliser en dessous de soie
  • Penser magiquement à l'humilier en avion
  • PARVENIR ISOLÉMENT À SE MASTURBER SOUS LES BOMBES
  • Commencer innocemment à gagner pour des idées
  • S'entêter dignement à marcher bêtement
  • LUI PROPOSER EFFRONTÉMENT DE S'ABANDONNER CHEZ DES AMIS (je pense tellement crooooche! )
  • Se soumettre résolument à gagner sans en avoir l'air
  • Se préparer passionnément à soupirer sous une porte cochère
  • S'évertuer symboliquement à s'habituer faute de mieux
  • Lui suggérer indécemment comment partager pour la vie
  • Lui souffler à dessein de me dépasser devant tout le monde
  • Accepter poliment de rigoler pour de vrai
  • PROJETER INNOCEMMENT DE S'OUVRIR EN PERMANENCE

Je pourrai continuer comme ça des HEURES de TEMPS.

Voici le fabuleux lien ! http://lucianoz.free.fr/wp-images/gibr2008.swf


Bon, le mot de la fin ?

Lui proposer avec délice de me faire du bien sans entraves.