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3 mai 2010

Le téléphone a sonné très tard dans la nuit, je dormais pas encore, je papotais sur MSN, je regardais le film d'Hannah Montana, bref, j'étais insomniaque.

C'était Minou. Mon oncle vient d'avoir un ACV, ils viennent de nous appeler. Ma mère capote, tsé, il est à Vancouver, fuck, elle peut pas rien faire. J'avais besoin de te le dire...

J'aurai voulu le prendre doucement dans mes bras et le bercer, pleurer avec mon ancienne belle-mère doucement, ils ont tous si peur de la mort depuis le cancer de Minou, la mort et tout ce que ça implique.

Au lieu de ça, j'ai parlé à Marc de la dame à Tout le monde en parle, je suis sûre que si vous l'avez écouté vous savez qui j'évoque, cette dame en phase terminale, tellement courageuse, qui regardait avec une lucidité incroyable sa mort à venir et qui avait le goût, non, fuck, le besoin de vivre encore plus fort.

« La vie ne se compte pas en respirations, mais en moments qui coupent le souffle. »

Et vlan!

Finalement, on a eu des bonnes nouvelles. Il aura pas de séquelles, juste beaucoup, beaucoup d'effroi.

29 avril 2009

Shut down

Je suis un peu dépassée par les évènements. Nous avons appris hier qu'une personne de notre entourage fait une dépression majeure. Honnêtement, je n'ai jamais été confrontée à ça auparavant...ou on me l'a toujours épargné, je ne le sais pas.

Mon copain, jadis, a déjà souffert d'une dépression majeure, mais c'était bien longtemps avant cet été, du style assez longtemps pour que je crois que je jouais sans doute encore aux Barbies quand c'est arrivé.

Je ne sais pas quoi faire, comment réagir, où me placer par rapport à la situation. C'est beaucoup d'informations à gérer en même temps. La personne va arrêter de travailler - elle me donne tout ce qu'elle a accumulé en 32 ans de carrière d'enseignement au primaire, on a appris hier aussi que mon beau-frère allait sans doute déménager prochainement et que mes beaux-parents vont vendre leur deuxième voiture - qui est celle de mon chum et de son frère, et c'est tout juste s'ils ne nous annonçaient pas qu'ils mettaient Minou à la porte en septembre.
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Mon chum était complètement à terre. Il est allé promener son chien rageusement tout seul et moi, je suis restée assise à la table de cuisine, j'avais envie d'être partout sauf chez Minou.
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On a pas assez d'argent pour partir en appartement en septembre, et ça me ferait chier qu'il parte vivre en colocation chez un de ses amis sans moi. Je sais pas ce qu'on va faire. J'ai mon entrevue tantôt, je songe à accepter le poste de guide plate mais plus payant que comédienne. Je sais pas. Je sais plus. En même temps, je pense pas qu'ils vont vraiment le mettre à la porte, mais ça me fait un peu peur, tout ça.
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Et puis, comment on se comporte avec une personne dépressive ? Je suis tellement maladroite en général, imaginez maintenant. Elle est tellement fragile, tellement petite, j'aurai envie de la prendre dans mes bras et de la transporter hors de sa maladie, mais je ne peux pas. Je sais très bien qu'elle doit s'en sortir toute seule, comme une grande, même si la vie lui a rentré dedans, même si elle pense que son rouleau est à bout et qu'il n'y a pas de recharge possible.
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Au moins dehors, le soleil brille.

13 avril 2009

Enflée

Je lisais Twilight - as usual - dans ma chambre, à moitié endormie dans mon lit, quand ma mère a surgit, paniquée.

- VITE, TON PÈRE S'EST ÉTOUFFÉ, IL ARRIVE PU À RESPIRER, VIENS M'AIDER !

Fuck, fuck, fuck.

J'arrive dans la cuisine - euh j'ai fais trois pas de ma chambre à là mais ça m'a semblé infiniment long et pénible - et mon père, mon petit papa, est rouge comme une tomate mais t'sé une tomate trop rouge, il arrive même plus à tousser, il peut pu pousser aucun son, il nous fait signe avec son doigt autour de la gorge que couic, couic, c'est fini, qu'il va mourir drette là parce que même si ma mère lui fait la manoeuvre d'Heimlich, y'a rien à faire, c'est pas un aliment qui est coincé dans sa gorge, c'est sa gorge qui enfle.

Fuck, fuck, FUCK !

J'ai aggripé le téléphone le plus proche. 911. Pis comme la petite madame a répondu, BANG, tout d'un coup, il s'est remis à respirer, pis moi à pleurer, pis ma mère aussi.

Depuis, j'ai mastiqué soigneusement mes blés d'inde dans mon pâté chinois et je joue à des vieux jeux de Playstation toute seule parce que mes parents sont partis jouer au bowling. Pis j'attends que Marc m'appelle. Je me sens un peu décallée dans l'espace temps. On dirait que, pendant trois minutes, j'ai vu la mort en pleine face, une mort pire que la mienne, celle de mon père.

J'ai hâte de dormir.

27 février 2009

J'avais huit ans. J'avais douze ans. J'ai dix-neuf ans.

J'avais huit ans, des lunettes comme celles d'Harry Potter et j'étais toujours trop grosse sur les photos de scolaires.

J'avais douze ans, des lunettes carrées, déjà des boutons en plein milieu du front, et j'étais encore trop grosse, même si les photos de groupe, ça n'existe plus, au secondaire.

J'avais huit ans, les cours d'éducation physique étaient mes pires cauchemars, je me sentais tellement seule que je suppliais mes parents de m'acheter un chat, je refusais de me départir de ma vieille couverture, ma doudou, ma mimi. C'était ma seule amie. On m'appelait la baleine bleue dans les cours sur les mammifères, la grosse torche un peu plus tard, champ de fraise et Frankestein quand j'ai eu mes broches. Bin oui, esti. La petite grosse à lunettes et avec des broches. Je n'avais rien pour moi, hein. J'avais déjà lu la trilogie des Harry Potter, je m'attaquais

J'avais douze ans, je n'étais en paix que dans le cours d'histoire, parce que le prof m'aimait bien, je connaissais par coeur le chapitre sur l'Égypte ancienne et je m'intéressais à tout ce qu'il disait. On me fichait la paix devant lui. Merci, Serge. Le reste du temps, je mangeais seule assise sur une toilette, dans le cabinet des filles, parce que bon, les garçons peuvent pas venir ici. Mais c'est pas grave, on arrivait quand même à me retrouver, et à me lancer du jambon par dessus la porte. Amélie, mon gros jambon, haha ! Hein AM, HAM ! GROS JAMBON ! C'est arrivé une fois qu'un de ces garçons a détaché sa ceinture, me l'a mise autour du cou en criant qu'il l'avait attrapé, le gros cochon sauvage. C'est bon pour l'estime de soi.
*
J'avais huit ans. Je croyais naïvement que dans quelques années, j'allais être libéré d'eux, même si les insultes étaient moins pires que celles qu'on lançait à Andrew, tiens, Andrew le petit garçon mal adapté, qui puait toujours un peu plus que tout le monde et qui avait les cheveux gras, ou moins pires que celles qu'on lançait à Stéphanie, qui arrivait en plein mois de février avec une robe d'été, les jambes rougies par le froid, Stéphanie qui sentait le moisi et le fond de sous-sol.
*
J'avais douze ans et un couteau de cuisine contre mon poignet. Aujourd'hui on m'a lancé dans une rangée de casier, on m'a griffé, on m'a dit que tout le monde serait bien mieux si moi, j'étais morte. Aujourd'hui, j'ai envie de les écouter. Demain, je ne veux plus aller à l'école - je ne peux plus. J'essaie de m'entailler le bras pendant que mes parents font l'épicerie et que je suis seule ici mais je n'y arrive pas, je me blesse à peine, et pendant que je fonds en larmes, le téléphone sonne. C'est qu'aujourd'hui, entre deux jambettes et trois fois à ramasser mes livres qu'on a fait tomber dans les escaliers, je me suis fait une amie, et elle m'appele pour me demander si demain, demain auquel je me refuse de penser, si demain ça me dirait de venir au cinéma avec elle et ses amies.
*
J'avais huit ans et même si on irait de moi, on ne riait pas trop fort, parce que j'étais du genre à relancer des boules de neige et à foncer dans la marmaille les poings serrés. J'étais du genre grosse et grande, pour une gamine de huit ans. J'avais des lulus et de l'ambition. Un jour, quelqu'un a traité mon père, mon petit papa tout mince et musculaire, de l'homme le plus gros de la planète pour avoir mis au monde la fille la plus grosse de la terre. J'ai regardé le petit gars minuscule droit dans les yeux et je lui ai dis, je m'en souviens si bien, toi tu me fais mal avec des mots mais attends de voir ce que moi je peux faire avec un bureau. Et je lui ai lancé mon pupitre en espérant qu'il meurt.
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J'avais douze ans et j'ai craché au visage de la mère de mon bourreau, celle-là même qui le protégeait, qui me suivait partout pour me crier des insultes, celle-là même qui a essayé de s'attaquer à ma mère, une fois. Je lui ai dis ma grosse criss de viking, tu me fais pas peur osti de folle, j'vas te tuer avant que tu fasse mal à ma mère ! Je suis allée chez le directeur et je lui ai tout dis, je lui ai tout déballé mon lot de haine et d'insultes, je lui ai montré mes poignets et je lui ai dis, à lui aussi, si vous faites pas quelque chose pour que ça arrête j'le tue, j'vas le tuer pis j'vas rire de son cadavre après. Ma mère est venue, mon père a crié, le directeur a convoqué le garçon à qui j'ai répété tout ça, et j'ai ajouté pis en plusse, criss, chu ceinture brune en karaté, ça fait que ça va t'faire mal si j'te frappe. Du jour au lendemain, on m'a respecté.
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J'avais treize ans et je me suis fais une autre amie, une amie qui lisait du Victor Hugo, qui avait une caméra numérique et qui me montrait le monde d'une autre façon, une amie avec qui j'ai commencé à boire de l'alcool, avec qui j'ai chanté Bumbo,bumbo, petite automobileuh pour la première fois, une amie avec qui j'ai affronté les marées et les tempêtes, une amie hors norme, une amie qui ne cadrait pas dans la marge, pas parce qu'elle était grosse ou boutonneuse, mais parce qu'elle avait bien compris que ces gens-là n'en valaient pas la peine. Une amie avec qui j'ai découvert Adomonde, un forum de discussion où j'ai compris, moi aussi, que ça existait partout, des gens différents, des gens qui aimaient lire, écrire et discuter. Je n'hésite pas une seconde à affirmer qu'à cette époque, c'est Hélène et Internet qui m'ont sauvé la vie.
*
J'avais quinze ans, on m'écoeurait encore dans les corridors de la polyvalente mais c'était moins pire, j'avais pris ma place. Il était une fois un grand garçon, un grand garçon de dix-sept ans qui est entré dans ma vie, qui m'a embrassé devant les p'tits criss de morveux qui m'avaient lancé des cennes pour que j'aille m'acheter des amis et qui m'a protégé, l'espace de quelques semaines. Ça n'allait pas durer, c'était écrit. Après ça, il a ressorti lui-même l'insulte de la baleine bleue et ça, ça a fait plus mal que jamais avant. C'était comme si on me fourrait du jambon dans les yeux dans les oreilles dans la bouche et dans le coeur.
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J'avais quinze, seize, dix-sept ans. Je me suis accrochée à toutes les miettes d'affection que je pouvais récolter un peu ici et un peu par-là. J'ai empoisonné la vie de tous ceux que j'aimais. J'ai ramassé toutes les insultes que j'avais entendues dans ma vie, qu'on m'avait élégamment adressé à différentes périodes de celle-ci, et je me suis trouvée un souffre-douleur, une fille un peu trop grande, qui ressemblait à une cheval. Je lui ai dis va te faire enculer par un cheval osti de pute ! et j'espère que t'as mal à la noune après t'être fait dévierger par Lou, osti de salope de criss. J'ai eu plus d'amies et moins mal, un peu, parfois. On me dévisageait, on me disait que je changeais, les autres amies des premiers temps me trouvaient vulgaire et déplacée. J'avais besoin d'attention, j'avais besoin d'être celle qu'on regardait, celle qui brillait. J'étais toujours soûle, ou gelée, ou les deux à la fois. Je buvais comme on boit de l'eau de la vodka, à la paille en plus. Je collectionnais les peines d'amour, je collectionnais pas les baisers mais les frenchs et quand un homme a voulu me ramener chez lui, j'ai paniqué, j'étais de nouveau la petite fille de huit ans qui aimait Harry Potter et Legolas à la folie, la petite fille qui écoutait du Lorie et qui jouait avec son chat et sa maman.
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J'avais dix-huit ans. Je me sentais parfois comme une vieille âme, comme une femme de quarante ans enfermée dans le corps maladroit et graisseux d'une jeune fille-femme qui ne sait pas trop où elle va, ni vers quoi elle avance. Mais j'avançais. Je n'ai jamais reculé, ou hésité, après le jour où j'ai menacé de tuer quelqu'un. Parce que je le pensais, fuck, je le pensais tellement. Si on m'avait dit oui vas-y, tu peux le tuer, tu n'iras pas en prison, personne ne va t'en vouloir, vas-y, tue-le, je ne me serai pas rendu à la fin de la phrase. J'arrivais au Cégep et j'avais envie d'enfin être libérée par toutes ces années de misère. J'étais en Arts et Lettres, je montais sur la scène en trimballant ma personnalité un peu brisée, mon hystérie collective et mes montées de lait. Je ne me suis jamais laissé marcher sur les pieds après cette heure passée dans le bureau du directeur. Il y avait quelque chose dans ses yeux qui m'ont commandé de ne jamais courber l'échine. J'arrivais au Cégep, j'avais des foulards multicolores, pleins d'anecdotes amusantes à vivre et je ne me suis pas privée pour en profiter. Je frenchais encore autant, je m'étais fais une solide réputation après quelques semaines à peine. Yo, Amé, t'as tu vraiment frenché Jérémie hier ? Nice shot, j'suis jalouse !
*
J'avais encore dix-huit ans. Puis ça a fini par arriver. On m'a invectivé comme ça, quand j'allais monter les escaliers vers mon cours d'anglais, malade, au bout de mon rouleau. La blonde d'un gars que j'avais frenché. Ça, ça reste un mystère, hein, pourquoi je frenchais autant maintenant alors qu'avant on m'avait craché dessus et collé des gommes dans les cheveux. J'étais une originale, faut croire. La fille s'est mis à crier, à me dire que j'étais laide, t'es yink une ostie de grosse torche tu mérites pas de vivre, t'es laitte pis y'a personne qui t'aime. Wo minute, tabarnack. Je l'ai pris par les cheveux, ses maudits cheveux blonds frisés tout croches, pis je lui ai parlé dans le blanc des yeux, douze osties d'années de rancoeur pis de frustration accumulées ont passé sur elle. Je lui ai fais peur. Je lui ai dis je touche pas à ton esti de chum tabarnack, tu vas calmer tes nerfs pis aller passer ta frustration ailleurs, si tu suces moins bien que moi, c'pas d'ma faute, fek en attendant, décalisse, scram, pis caliss moi patience avec tes crises de nerfs. La prochaine fois, ça va faire ben plus mal que ça.
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Aujourd'hui, j'ai dix-neuf ans. J'ai rencontré un homme qui me berce le soir, quand tout ça est encore trop lourd à porter. J'ai rencontré un homme qui a accepté ma différente, mes angoisses et qui apaise mes crises. J'ai rencontré un homme qui a vécu la différence, à un différent degré mais quand même, un homme qui peut comprendre pourquoi je pleure en pensant à Cynthia des Invincibles.
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Un homme qui n'a pas ri quand je lui ai dis que je voulais maigrir une bonne fois pour toute, pour me débarasser de tout ça, cette graisse qui m'a pourrie la vie depuis ma naissance. Un homme qui s'entraîne avec moi, qui se prive de Mcdo et qui mange de la salade en ma présence, pour m'encourager. Un homme qui m'aime, ça m'aura pris tant de jours, tant de baisers, tant de larmes essuyées pour le réaliser. Un homme qui m'a amené sur les plages d'Old Orchard et qui a tenu ma main devant les milliers de touristes qui affluaient vers nous.
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Un homme qui va au cinéma dans ma petite ville avec moi et qui garde la tête haute et son bras autour de ma personne quand on croise les petits morveux qui ont fini par vieillir, qui ont fini par baisser les yeux en ma présence, parce que si moi j'ai encore mal de leurs insultes, je crois qu'ils ont mal eux aussi en souvenirs de ce qu'ils ont été. Enfin, certains d'entre eux. Mon principal bourreau n'a pas de regrets, je le sais, je le vois dans ses yeux quand il me croise au Cégep. Et moi, même si c'est mal, j'attends toujours qu'un dix-huit roues ou même juste une petite sunfire lui roule sur le corps. Ça me ferait sourire.
*
J'ai été chanceuse dans ma malchance. J'ai rencontré au bon moment des gens qui ont su me garder en vie, qui m'ont montré qui j'étais et qui ont contribué à forger celle que je suis devenue. Je me sens en dette envers ceux qui ont pu voir qui j'étais vraiment, qui m'ont tendu la main, même si parfois ce fut pour la mordre ensuite. Maintenant je regarde les spécialistes qui débattent sur le cas de David Fortin et je me dis, caliss qu'ils comprennent rien. Ça vaut rien la prévention, les programmes de sensibilisation. Je me dis que caliss, Jean-François Mercier a raison quand il dit que la violence se règle en utilisant la violence. Ou la fuite, comme le petit David. Mais certainement pas la prévention dans les écoles.
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Vous irez faire dessiner des coeurs sur des feuilles blanches aux petits monstres qui m'ont traîné dans la boue si longtemps. Vous irez leur dire que non non, ce n'est pas bien de dire qu'un de ses amis est gros, il est seulement différent.
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Vous devriez plutôt vous attaquer à la famille de ses p'tits criss-là, allez voir la mère, le père, le grand frère de ces enfants-là. Allez voir dans leur petit cocon familial si la mère a des tresses de viking et un air de boeuf, si elle est un peu folle, ou dépressive, si elle aime ça, agresser la maman d'une petite fille différente à la sortie d'un cours de karaté. Allez voir si le papa boit son café et baisse les yeux devant les bêtises de son fils, allez voir comment il réagit quand vous lui dites, à votre caisse d'un Canadian Tire, vous, vous allez passer à une autre caisse que la mienne parce que je vous plante votre tourne-vis entre les deux yeux, juste pour voir si ça va faire mal à votre fils autant qu'il m'a fait souffrir. Allez voir comment il prend son tourne-vis, conscient de la vérité des paroles, mais allez-y, allez voir comment le grand frère encourage le plus petit à faire des jambettes à son souffre-douleur, allez-y juste un peu pour comprendre que ÇA NE CHANGERA JAMAIS.
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Je n'ai aucune réponse à ça. Peut-être que ça prendrait des prof qui ont plus de guts, des profs qui punissent, qui sévissent, qui parlent avec les parents, qui vont voir dans les maisons et qui s'insurgent. Des ostis de bons profs, qui empêchent les enfants de dix ans de parler avec la méchanceté de toute une vie. Des profs qui savent mettre leur limite, qui ne ferment pas leurs yeux parce qu'ils sont trop blasés, parce qu'ils savent comme moi que rien ne va changer. Si même les parents n'y peuvent rien, peut-être que les profs peuvent changer quelque chose, j'en sais rien. Dans mon cas, c'est arrivé quelques fois que des profs m'ont tendu la main, qu'ils m'ont aidé. Un d'entre eux m'a très certainement sauvé, une fois.
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Je n'ai pas de réponse, et pour moi, après la nouvelle de la disparition de David Fortin, je pense que plus rien ne va changer. Y'a pas de solution. Les humains sont méchants. Fuck Rousseau, fuck la nature humaine qui est bonne à la base, fuck fuck fuck. Tout le monde est méchant et c'est aux parents de déterminer avec les enfants ce qui est acceptables ou pas. Y'a des gens qui ne devraient pas avoir le droit d'enfanter des merdes comme ça, des merdes qui brisent la vie des petites filles qui lisent Harry Potter et qui se retrouvent dans le personnage principal, et qui pleurent le matin de leur onze ans parce que non, Hagrid ne vient pas les arracher à leur quotidien gris sale et puant, parce que non, Poudlard ça n'existe pas, et que Voldemort est assis à côté de leur pupitre, derrière elles, devant aussi, chaque jour, chaque matin, et que chaque soir, elles reviendront en pleurant et en essayant quand même d'y croire, à Poudlard et à ce jour où toute la douleur cessera.
*
Vous êtes même pas obligés d'avoir lu tout ça, moi ça m'a fait du bien en criss. Et si jamais je le croise, David Fortin, je vais tellement le prendre dans mes bras, je lui dirais viens t'en, on s'en va au pays des merveilles, tu vas voir, y'a des feux d'artifices pis des gros coussins pour s'asseoir, tu vas voir, on peut lire, gratter la guitare et avoir les cheveux longs sans que personne ne s'en étonne.
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Ouin.
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Pis je lui mentirai pas, oh non. Je lui dirai ça va pas arrêter de faire mal du jour au lendemain, même si tu t'en vas au bout du monde, y'aura toujours quelqu'un pour te faire passer pour plus laid que tu l'es, pour plus nul que tu l'es, même dans dix ans, tu vas t'en souvenir, de ces moments-là. Tu vas passer devant des enfants et tu vas frémir, tu vas passer devant des adolescents pis tu vas avoir la gorge nouée. Tu vas p't'être bin hésiter avant de t'inscrire à l'université dans des programmes d'enseignement, parce que tu sais pas si tu vas pouvoir être assez fort devant des enfants. Parce qu'une fois que t'es différent, tu peux pas t'en sortir, jamais. Faut apprendre à vivre avec, pis rentabiliser ta différence. Tu vas voir, le Cégep, c'est beau,c'est grand, c'est le salut. Tu vas voir, tu vas trouver toi aussi pour quoi ta différence est faite, pourquoi t'es comme ça, ohh oui.
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En attendant, viens faire un tour sur Adomonde, on va jaser.

18 février 2008

Fruit d'une nuit mouvementée

Voilà.

J'ai changé d'emploi, je travaille comme commis dans le département de la viande, dans un Super C. J'y reviendrais. C'est rushant , ça saigne et le soir, je dors comme un bébé, mais j'aime ça. Tout un défi, un vrai !

À l'école, ça va comme-ci, comme ça. Ça pourrait aller mieux, mais ça ne va pas trop mal, vous voyez le genre.

Dans ma vie en général, on peut dire que j'ai passé une mauvaise semaine. Et j'espère que lundi sera sous le signe d'un nouveau départ. J'ai réalisé des trucs...douloureux, hors de ma portée, interdits, que je n'assume pas. J'y reviendrais aussi.

Je m'ennuyais de bloguer, mais je n'ai pas eu le temps en une semaine. C'est fou ! Un rythme d'enfer! C'est pas pour me déplaire. Ça change le mal de place.

La nuit passée, alors que j'aurai du dormir, alors que mon chat ronronne près de mon oreille, droit au coeur, j'ai déniché un petit cahier à pois mauve-vert-et-bleu qui traînait sur mon bureau, et j'ai laissé glisser mon stylo sur la page vierge. J'ai commencé par la fin, et le cahier était à l'envers. À voir les mots qui sont jailli, ce n'est peut-être pas un hasard hasardeux.

Ce n'est pas tout à fait autobiographique, ça ne va nul part, je ne sens pas ce que j'en ferai, on verra. D'ici le 1er avril, attendez-vous à avoir de nouvelles nouvelles de ma part, je vais peut-être m'inscrire à un concours littéraire ; le sujet, c'est la haine. Ewww...

M'enfin. Voilà.



« C'était qu'une idée, au départ. Une inconfortable, trop mature et grotesque idée, mais une idée tout de même.

Et si on faisait l'amour ?

Pourquoi pas ? J'ai détaché mes pantalons, tu as enlevé tes bas. Quelqu'un, un jour, t'avait dit de ne surtout pas oublier d'enlever tes bas, et tu l'as écouté. J'ai tiré sur mes couettes, ça faisait trop gamine et je devais agir en femme. Tu as posé tes mains moites sur mon ventre et je n'étais plus sûre de vouloir continuer, mais je n'ai rien dis. Les vraies femmes baisent et ne bronchent pas, elles.

J'avais peur que tu ne saches pas comment t'y prendre, après l'épisode des bas, et parce que je ne voulais pas accumuler les clichés pour ma première incartade sexuelle, aussi pour t'éviter une humiliation prévisible, j'ai écarté mes jambes, comme quand je faisais la split, dans une autre vie, quand j'étais enfant et que tu ne mettais pas tes doigts comme ça en moi.

J'ai fermé les yeux et j'ai pensé que ça faisait plutôt mal, mais moins que le jour où j'avais voulu me déviergé avec un concombre. J'ai ris en y repensant, mais tu as cru que c'était un rire de satisfaction, alors tu as enfoncé tes doigts vers mon utérus en me murmurant des mots qui sonnaient faux.

C'était long et moi, j'avais hâte de voir ton pénis. Un pénis ! Enfin ! Ce mythe, cette légende masculine dont on entendait parler à mots couverts dans la cour d'école primaire par les grandes, moi qui était plus que grande et qui n'en avait jamais touché un, ton pénis était enfin à ma portée. Il me tardait que tu libères la bête, que je l'apprivoise.

Tu ne m'as pas embrassé et j'ai cru que j'aurai des problèmes de digestion ensuite si jamais tu farfouillais trop près de mes intestins et que tu les déplaçais. Je me sentais comme une vache qu'on voit dans les documentaires, mais la main jusqu'au coude introduite dans un autre orifice.

C'était plutôt ennuyant, alors j'ai fais comme d'habitude, j'ai mis mes propres mains sur mes seins et là, le plaisir a embarqué. Ça palpite jusque dans les muscles entre mes cuisses et ça, ça fait du bien. Bien plus que tes gros doigts comme des pépittes de poulet inséré de force dans mon petit trou. J'ai cambré mon dos parce que tout ça combiné ensemble, ça pouvait me faire jouir, et j'ai entendu une autre fermeture éclair.

T'es prête ?

À l'abordage, capitaine ! J'ai agrippé ton mât quand tu as libéré enfin mon ancienne chasteté et tu t'es lèché les doigts avec curiosité.

Ça ne goûte pas mauvais, tu sais ?

J'ai ris parce que j'y avais aussi déjà goûté. »

10 février 2008

Tout déboule

Je panique un peu. Du début de la semaine où j'étais en criss contre l'univers tout entier, je suis promue au rang de présidente et responsable du comité exécutif d'Arts et Lettres du Collège de Valleyfield.

Je ne sais pas trop comment la transition s'est passée, mais un matin, dans mon cours d'Histoire de l'Art, probablement le plus merveilleux de tous mes merveilleux profs m'a demandé si je voulais prendre en charge avec lui l'organisation du voyage à New-York et par association le Comex aussi et... j'ai dis oui.

J'ai dis oui.

C'est la première fois de toute ma vie que quelqu'un d'important (mon prof, sans vouloir me vanter, est une figure importante du théâtre québécois)(yeah) me confie de grosses responsabilités et à vrai dire, je suis effrayée.

Mais telle une petite Jack dans Lost, j'ai - encore - compté jusqu'à 5 en m'autorisant à avoir fucking peur, et maintenant, ça va. Je suis passée en mode organisation et leadership mais au fond de moi, je panique encore un peu.

Ça ira bien, c'est pas si gros, je vais être bien entourée par une de mes Noune's, membre du nous tout puissant, et elle a visité New York plusieurs fois, alors, ça va aller. Et puis, je peux être responsable. Je le sais.

Ça me fait vraiment plaisir qu'il pense à moi pour diriger le comité, je suis contente. Ça va rider, mes amis !

Alors, si vous avez des suggestions d'endroits glauques, de spots touristiques incontournables, des restaurants bons-beaux-pas-chers, eeeh...vous comprenez le principe ! : )

J'attends vos suggestions ! : )

29 janvier 2008

Un peu trop tard

Le garçon qui m'a fait chavirer le coeur et l'esprit, cet automne, celui-là même avec qui j'ai dansé et qui m'a fait vivre des émotions plutôt rock'n'roll , oui, celui qui était en couple et que l'amoureuse m'a vertement enguirlandé devant tout le monde au Cégep - je le méritais - et que j'évite depuis l'incident...

Il remet son couple en question, ses fiançailles idylliques et sa cohabitation avec sa copine de longue date. Ouais, ils sont en break.

Je ne suis pas heureuse, ni plus ni moins que je l'étais tout à l'heure,avant de le savoir. Je suis plutôt indifférente. En fait, je ressens surtout un sentiment de frustration INTENSE, parce que tant qu'à me faire traiter de briseuse de couple par toute la faune étudiante amie de la copine en question alors que je me suis abstenue de, justement, briser leur couple...

Je l'aurai fait !

J'ai perdu l'amitié de ce garçon et maintenant, ils ne sont même plus ensemble ! Tabouère! C'est ce qu'on appelle s'être contenue pour rien !

Je ne veux plus m'attacher à lui d'aucune façon dans l'avenir, et je ne crois pas qu'il y songe lui non plus, mais...quand même...

C'est trop peu, trop tard, disons.

Avoir su, j'aurai tout pris, trop tôt.

Coudonc !

J'espère juste que je verrais sa bientôt ancienne amoureuse pleurer pathétiquement dans les corridors. Je crois que, malgré mon indifférence présente, ça me ferait bien plaisir, de la voir démunie, la bitch.

19 janvier 2008

Ma vie sur pause jusqu'à lundi midi

J'suis toujours fatiguée, ces temps-ci.
C'est peut-être des relents de la mono, mais j'espère que c'est simplement du à mes courtes nuits et mes longues journées.

Je m'ennuie de Julien, je vais probablement lui pleurer dans les bras quand il va arriver, je ne sais pas pourquoi, mais son absence des dernières semaines m'a particulièrement pesé.

C'est plus vivable du tout à ma job, je suis sur la fin de ma carrière chez Canadian Tire ; même si c'est payant, même si j'ai des beaux horaires, même si je me suis fait des nouveaux amis, on-s'en-fout.

J'ai hâte de recommencer le Cégep, je commence à me demander quoi faire de mes journées, de mes soirées, de mes temps libres. Le commencement de la session équivaut à du théâtre à profusion, des soirées d'impro, des virées à la B.O ou Chez Mau, des tonnes de rires, des travaux à finir, des sourires échangés et des discussions animées. Les Fêtes Théâtrales s'en viennent, ça va être trippant! Les ateliers de théâtre débutent en février, c'est tard je trouve, mais ça va me faire quelque chose à faire, au moins. Surtout que l'an prochain, je vise la troupe principale, rien de moins !Il faut, je dois, j'en ai envie. Je pense que, humblement, des gens beaucoup moins talentueux que moi en faisaient partie cette année et je sais que maintenant, je suis prête à me jeter à l'eau et à risquer de m'y noyer, s'il le faut. Et les voyages qui viennent avec l'adhésion à la troupe m'emballent particulièrement. Espagne, Mexique, Allemagne,Biélorussie, [insérez ici le nom d'un pays où un festival de théâtre international se tient] , les possibilités sont infinies ! Et ils partent deux fois durant l'année.

Oui, je le veux !

Je me suis achetée un béret hier, non mais, un vrai de vrai. J'en suis folle. Un béret mauve, ouais. Et ça me donne tout un style, tout un! Le port du béret est plutôt controversé, dans mon patelin. On aime, ou on déteste. Pour ma part, j'y adhère à 100% ! C'est tellement trendy, comme dirait Bastien. D'ailleurs, ma mère m'a fait don de son propre béret d'il y a 30 ans, noir et en vraie laine angora. Je me sens très classy avec un truc comme ça sur la tête. Et vous essayerez de faire tenir ça dignement en marchant à Montréal, face au vent...

Il est l'heure de partir ! J'embrasserai Julien pour vous !

7 janvier 2008

Vinaigre

Ça sent le maudit vinaigre, chez moi.
Partout, y'a pas une pièce, un racoin de murs, où ça sent pas le vinaigre.
Mon père nettoie sa cafetière.

Sti, belle idée. Du savon, je sais pas. Ou que de l'eau.
Ou ne pas la nettoyer du tout, au pire.
Mais du vinaigre ?!

Je n'ai rien fais aujourd'hui.
J'ai lu des blogs et j'ai dormi.
C'est plutôt constructif, au fond.

Jeudi je vais renouer avec ma belle Montréal.
Et mon compte chèque sur ma carte de guichet va souffrir.
J'ai calculé approximativement que j'allègerai mon budget de 43,82 beaux dollars.
Seulement au Archambault.
Douce moitié de Matthieu Simard.
O et 9 de Damien Rice, parce que c'est pas trouvable, à Valleyfield. Et que je ne vais pas assez souvent à Montréal pour avoir la liberté de choisir - le dur dilemme.

Y faut ce qu'il faut,hein, comme on dit.
Ça c'est sans compter notre virée magasinage plutôt démentielle programmée.
Et qu'au Urban Outfitters, je me laisse toujours tenter.

Ce soir, je crois que je ne ferai rien à deux avec Claudine.
Ma gentille Claudine qui fait lire mes textes à son encore plus gentille mère.
C'est con, mais se faire dire qu'on mériterait d'être publié, c'est touchant.
Ça touche puissance 10 quand c'est par une femme qui, au fond, ne me doit aucune reconnaissance quelconque, n'a aucun engagement face à moi.

Non,mais,t'sé, je vois mal mes meilleures amies m'avouer qu'elles détestent mes écrits.
Je les vois très mal.
Les anciennes, peut-être.
Mais pas celles-ci.

Quand il m'arrive de douter de la voie sur laquelle je m'engage discrètement, sans trop faire de bruits, je repense au commentaire de mon merveilleux professeur dont j'aurai bien voulu plus encore que l'enseignement éclectique s'il n'avait pas été marié et triplement père de famille...

Tu es à ta place.

Et dans des buzz, dans des transes d'écriture, quand j'ai chaud et froid et plus rien tant que je suis dans mon cahier et nul part ailleurs, je le comprends.

Et je suis d'accord.

Il pleut

C'est une belle journée pour faire l'amour.
Isolés du monde extérieur, la solitude est moins pesante à deux.
S'étendre en étoile sur le lit.
J'ai envie d'autre chose.

La nuit passée, la perspective de dormir de tout mon soûl dans une chambre plus noire que la nuit elle-même a eu raison de ma passion créatrice. J'ai écris un peu, mais peu. Pas suffisament, en tout cas. Et rien de bien satisfaisant. Cette histoire me trotte toujours dans la tête, et sur la peau.

Je suis allé me faire bronzer avec mon père, hier après-midi. C'est le genre d'activités auquel je ne m'adonne que trop rarement, mais vu le résultat, je devrais le faire plus souvent : je suis complètement empotée. Vous devriez voir mes doigts oranges ! Je n'ai pas pensé d'essuyer la crème accélératrice de bronzage de sur mes mains avant de me laisser chauffer la couenne au soleil de néon.

Bra-vo.

Ça n'arrive qu'à moi, ce genre de trucs.

Je ne comprends pas trop la température, mais j'ai envie d'en pleurer. Longtemps, et sans savoir pourquoi. Il faudrait que je me lève, que j'aille prendre une douche, que je mange un peu, que j'aille au Cégep déposer ma demande de révision de notes en philo, mais je ne veux pas. Je suis lâche et je n'ai pas envie. Damien Rice m'envahit totalement et j'ai envie d'un amour comme ça, comme il en parle dans ses chansons percutantes.

J'ai eu mes résultats presqu'officiels du Cégep. Je suis contente. Je n'avais pas réalisé que c'était à ce point, mes notes. Non, pas réalisé du tout. Mais là, avec le document virtuel très,très officiel, on dirait que je réalise beaucoup plus que je suis vraiment au dessus de la moyenne dans plusieurs cours, et au dessus tout court dans chaque cours que j'ai suivi.

Activités physiques : 79% Moyenne : 72%

Philosophie et rationalité : 76% Moyenne : 59%

Courants artistiques et littéraires 1 : 96% Moyenne : 66%

Exploration du langage théâtral : 81% Moyenne : 76%

Écriture et littérature : 92% Moyenne : 64%

Jeux littéraires : 90% Moyenne : 71%

Langue anglaise et communication : 86% Moyenne : 79%



C'est pas mal du tout, je sais.
Mais je ne suis pas satisfaite.
Je sais que j'aurai pu avoir plus,encore plus, toujours plus.
Et c'est mon objectif, prochaine session.
Je voudrais avoir en haut de 80% partout, et si possible, en haut de 85%.
Et j'y arriverai.

6 janvier 2008

En vrac

Mon chat ronronne très, très fort.
Je n'ai pas envie de rencontrer la meilleure des amies de ma meilleure amie.
Je vais probablement boire comme une idiote ce soir.
Une fille que je déteste m'a demandé un service.
Je lui ai rendu.
Je suis trop bonne.

Claudine s'en vient.
Mon lit est sans dessus, dessous.
Ma tête aussi.
Je suis dans un mood étrange.
Ermite.
Pas envie de sortir.
Ni de voir des gens.
Juste envie de rester en tête à tête avec elle.

Elle, elle n'a pas de nom encore.
Elle est dans mon cahier, elle attend.
Je vais la finir.
Bientôt.
Elle a pris vie hier, dans ma bulle d'air au cerveau.
Elle m'habite depuis.
Je suis obsédée.
Je suis elle.

C'est troublant.

J'ai mal pour elle.
Je voyais dans ma tête ces souvenirs que je lui impute.
Comme si je les vivais.
Comme si je les avais vécu.
Ils sont inspirés des miens, mais ils n'en sont pas.
C'est tant mieux.
Elle n'est pas comme moi, elle est pire.
Elle est ce que j'aurai pu être si Bruno et moi, nous avions décidé de continuer.
C'est pas rigolo, pas drôle, pas chouette.

C'est tant mieux.

J'ai peur d'ouvrir mon cahier, de la laisser sortir.
Peur de ne plus aimer sa vie que j'ai dressé.
Peur de ne plus vouloir écrire après cette transe.
Mal aux poignets, mal de tête.
J'écrivais et je respirais à peine.
Trop occupée à revivre une vie que je n'ai pas vécu une fois.
Si je ne l'ai pas vécu une fois, je ne l'ai pas vécu milles fois.

Elle est imparfaite et c'est bien comme ça.
Elle n'a pas de nom, elle n'en a pas besoin.
Elle, c'est moi, c'est vous, c'est lui aussi.
C'est toute la psychose de la vie.
C'est la folie en nous qui pour certains ne se réveillera pas.
Pour d'autres, ne s'est jamais endormie.

C'est elle, c'est vous, c'est moi.

Et il est grand temps que vous fassiez connaissance...

5 janvier 2008

La vérité

Hier soir, j'ai sorti ma barbe de Freud et mon épaule réconfortante à ma Claudine ; j'ai tenu ses confidences d'une main et de l'autre, avec celle d'Any en renfort, nous avons sorti nos fouets.

Je n'aime pas faire ce genre de truc-là, le genre claque dans la face, réveille-toi, ça n'a plus de bon sens. Je n'aime pas faire ça parce que j'ai peur de blesser, même si c'est ça qu'il faut, un peu,beaucoup parfois. J'ai peur de me tromper, dans ce qu'on avance. Peur d'être à côté de la plaque, peur de mal conseiller, de trop conseiller, ou pas assez.

J'ai découvert aussi, en frottant ma barbiche, que j'ai beaucoup de difficulté dans ces cas-là à verbaliser ce que je veux réellement dire. Ça sort tout croche, c'est laid, c'est plein de grumeaux pas beaux...

La vérité c'est que j'ai peur pour ma Claudinette, peur que son ami-amour ne se serve d'elle pour X raisons qui en fait, ne regarde pas l'intérêt public de ce blog. La vérité aussi, même si elle me l'aurait arraché de force au coeur, c'est que je ne veux pas qu'on m'abandonne encore. Je ne veux pas revivre une deuxième fois le coup de la meilleure amie qui se consacre , pardon, qui se dévoue à corps et âme pour son amoureux et qui...me laisse en plan.

C'est peut-être narcissique, peut-être égocentrique, peut-être égoïste, peut-être tout ça à la fois, mais ça m'effraie. C'est simple. Ça m'effraie.

Peut-être que mon subconscient voit en cette relation du négatif de par cette peur viscérale, peut-être bien, je n'en sais rien.

Mais si je ne veux pas que Claudine m'exclue de son duo de bonheur probable, je ne veux pas non plus la ramasser à la petite cuillère, si le bonheur décide d'aller voir ailleurs.

30 décembre 2007

L'heure des bilans

Chaque année, depuis que je fréquente Adomonde, quelqu'un initie un sujet du genre, sur le forum, et chaque année, je me question et je fais le retour sur mon année, pour en ressortir les grandes lignes.

Je crois que personne ne s'est dévoué cette année, mais bon, je suis particulièrement attachée à cette rétrospective, c'est un peu une habitude annuelle, c'est pourquoi la transposer sur mon blog m'a parut naturel et évident.

2007...

Une année qui m'aparaissait lointaine, inatteignable, voire même utopique !

L'année des choix, des décisions, marquantes pour la plupart ; presque la totalité.

L'année du renouveau, aussi. Pas l'envol, mais disons que le tremplin commence à se profiler au pas si loin, tranquillement pas vite.

L'année de ma majorité. L'année où la perspective de m'épanouir m'a parut comme...envisageable. L'année du laisser-aller.

M'abandonner à la vie et à ses péripéties. L'impression de me laisser flotter en elle.

Et présentement, je peux dire, chanter, danser, pleurer, et faire tout ça à la fois, en sachant du plus profond de mon être que jamais, JAMAIS je ne me suis sentie autant à ma place, au bon endroit et au bon moment.

Jamais.

L'année des décisions, en ce concerne le Cégep, évidemment.

Encore là, une certitude presque infinie : je suis ma voie et c'est la bonne. J'y crois, j'y crois, j'y crois. Je touche du bois, je suis heureuse. J'aime l'école, apprendre et me surpasser, artistiquement.

L'année des choix. J'ai choisi mes amies, mes amours, ma vie.

Et je ne m'en suis que mieux portée.

L'année des rencontres. Catherine est merveilleuse, Kariane est fantastique, Julien et moi sommes plus proches que jamais - j'utilise ce mot à outrance - et Andréane aussi et c'est bien ainsi, Évelyne est géniale...

Je suis presque à court de synonyme!

J'ai rencontré des personnes formidables en Arts et Lettres, des personnes qui au fil des jours sont devenues des amis précieux et indispensables à ma vie.

J'ai solidifié mes anciennes amitiés. Claudine est aussi nécessaire à ma survie que respirer,boire et manger. Tout de suite après ça, probablement au même titre que ma famille, il y a elle. Ma belle, ma forte, mon paquet d'orgueil, ma Claudinette, ma soeur.

Je suis heureuse. Je suis toute seule, certes, mais je suis heureuse. Je n'ai pas de chum, bon. Personne ne va en mourir. J'ai frenché en masse, en 2007, héhé. 2007, l'année où le triomphe des toutounes sur la société aura été porté à son apogée par nulle autre que MOI.

Bref...

Je vous souhaite, au même titre que je me le souhaite aussi, une année 2008 aussi stimulante que l'aura été 2007.

Des résolutions ?

Prendre soin de moi et continuer à bâtir ce que 2007 a esquisser.

24 septembre 2007

Ayoye

J'ai...mal.

C'est top cliché, mon prof de Jeux Littéraires dirait que ce n'est pas esthétique, mais à défaut d'être beau, c'est vrai.

J'ai mal à chaque parcelle de mon corps, physiquement et moralement.

Je m'ennuie à mourir de ma vie d'avant, même si j'adore ma nouvelle.

Je m'ennuie d'Alice. Il y a comme un froid entre nous, un froid que je peux nommer, pour une fois. Un froid qui l'empli de chaleur et qui me glace le sang. J'ai beaucoup pleuré, puis un beau matin j'ai haussé les épaules en me disant que ça pouvait pas continuer comme ça. Que j'allai être là encore quand elle aurait besoin de moi,mais qu'en attendant, j'allai pas m'entêter à quêter des miettes de son attention. C'est pas grave. Je t'aime,t'sé. Parce que je sais que tu vas lire mon blog. Alors je te le dis. Je t'aime.

Ce doit être un effet boule de neige, parce que je m'ennuie de Van aussi. Je m'ennuie de cet été, du temps perdu qu'on avait repris, ce temps qui nous a encore filé entre les doigts. Je m'ennuie de nos délires de célibataire, je m'en veux de ne pas être pleinement contente pour toi mais...coudon, j'ai arrêté de pleurer ma mauvaise foi en même temps que celle pour Alice. Je m'assume. Vous me manquez, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise de plus ? Je ne sais pas si tu vas lire ce message. J'espère bien. Mais bon, en attendant, j'attends. Et je t'aime. Et je vous aime.

Donc, j'ai mal. J'ai mal aussi parce qu'on a couru comme des connes en techniques de relaxation tantôt et que je ne vois pas le rapport entre le yoga qu'on nous avait promis et cette course jusqu'au belvédère. Le prof est stupide, et je ne l'aime pas. Bon. Buh.

J'ai l'impression d'agir en petite princesse gâtée qui voudrait se faire offrir la lune. Peut-être que c'est le cas. Je suis pitoyable. Je fais attendre mes deux meilleures amies parce que j'avais envie, que dis-je, besoin d'écrire tout ça avant d'aller analyser les Fables de La Fontaine. J'assume. J'en avais besoin,bon.

Sous un tout autre ordre d'idées, j'ai ENFIN discuté avec Monsieur Mystère, qui s'appelle en fait Maxime. Et on a bien rigolé ensemble. Oh, quel doux mot à mes oreilles, que cela glisse sur mes yeux ! Ensemble, ce qui implique qu'il ne s'est pas foutu de ma gueule et/ou qu'il n'a pas simplement ri de moi ! Je continue la phase 1 du plan demain, la phase 1 qui se nomme ainsi parce que je n'ai pas encore vraiment de stratégies d'établies...:P

26 août 2007

Vouélâ

J'ai travaillé comme une folle pour les derniers jours avant Noël, parce qu'avec mon horaire de fromage gruyère au Collège, je ne ferai plus que les week-ends et occasionnellement une soirée / semaine.

Je ne me plains pas, je commençais à en avoir assez des poches de sel adoucisseur à eau et des tabourets de garage en vente à 9,99$. En fait, pas seulement de ça, mais t'sé, vous comprenez...

Il m'est arrivé toute une mésaventure en fin de semaine, et je n'ai pas vraiment envie d'en parler en détails, mais voilà, j'ai eu une bonne leçon : toujours se renseigner sur les gens avant de ne serait-ce que commencer à s'attacher à eux.

Ou alors, reconsidérer la nature de la relation que nous voulions avoir avec eux.

Je me vois très bien en vieille matante sénile, mais pas en belle-mère à 17 ans.

Je n'ai vraiment plus très hâte de commencer le Cégep. J'accumule le manque de sommeil et le désintérêt pour le côté social que cela apportera, mais j'ai ENVIE d'avoir des devoirs, des challenges , des dissertations, des projets, AMENEZ-EN !

Des livres à lire, à analyser, des textes à apprendre et à jouer, ah làlà! Je ne peux plus attendre !

Alors voilà, c'est ça. Pas grand chose à dire ; sans doute que demain j'inonderai mon blog de billets tous plus hystériques les uns que les autres.

Pour l'instant, je dois aller applatir mes cheveux.

Eh oui, le réveil à 6hrs sera ASSURÉMENT trop dur pour que je le fasse demain matin ! : P