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14 août 2010

Juste pour vous dire

Des fois - mais plus souvent qu'autrement, j'écris aussi sur ce blog collectif dont je suis (fièrement) la tête pensante derrière le projet : Hochelanuit, un blog qui regroupe quelques modestes auteurs habitant dans la luxuriante contrée des putes et des seringues.

http://hochelanuit.blogspot.com/

Allez faire un tour !

Je monologue pas mal ces temps-ci mais avec l'automne qui approche et l'école qui recommence, j'ose croire que mes amis commenceront un jour à écrire aussi.

Si vous êtes citoyens et que vous êtes intéressés par le projet, contactez-moi ! :) hochelanuit@gmail.com

14 juillet 2010

Glamourous

Ce soir, on se la joue glamour.

On va à la première médiatique de Miam,miam!, une pièce de théâtre présentée au TNM dans le cadre du Festival Juste pour Rire, grâce à mon amie merveilleuse qui a pleins de contacts.

Et après ? Radiolounge. Pour la fête à la meilleure amie-lumière. Le paradis du douchebagisme, du chandail Ed Hardy et des poteaux de strip-tease.

Tuez-moi maintenant.

22 mai 2010

Vendredi soir

J'ai fini de lire La solitude des nombres premiers ce matin avec une tasse de thé et le coeur à l'envers, vraiment.

Hier soir, au restaurant, c'était notre souper de job, il y avait Guillaume et toute sa bonté, Guillaume et la façon dont il récupère mes gaffes sans me faire sentir comme une abomination, sans me faire sentir comme une grosse personne maladroite, Guillaume et nos petits jeux et nos sourires, et l'ancienne boss que je connaissais pas a dit, juste assez fort pour que j'entende, ils sont cutes ces deux-là, ils s'échangent leurs plats depuis tantôt, et j'ai pensé que oui, on devait être beau.

Guillaume qui s'appuie contre mon dossier de chaise nonchalamment et moi je frémis littéralement chaque fois qu'il me frôle, plus tard on était assis près de l'eau et j'étais entre ses jambes et j'étais juste...parfaitement bien.

Guillaume et son odeur, Guillaume et ses sourires et son humour et sa perfection parfaite qui, je le sais je le sens, ne me lasseront jamais, jamais.

Il est à milles lieux de Minou et on dirait que c'est tant mieux. C'est pas pareil, et c'est tant mieux.

Et-on-ne-s'est-toujours-pas-embrassé.

19 mai 2010

Constat de... bonheur version 3.0

Hier soir, j'étais avec tous mes collègues de travail attablés dans un petit bar du coin, on buvait de la sangria, le P'tit Kid était assis à côté de moi et il sentait tellement tellement bon, il remplissait mon verre sans arrêter et là, quelqu'un a dit, on se call de la pizza, man! alors on s'est callé de la pizza à minuit et demi dans un petit bar, de la grosse pizza grasse que j'ai mangé sans me sentir coupable, puis après, je suis allée porter le P'tit Kid chez lui, on jasait, il était sweet, il m'a serré si fort dans ses bras mais il s'est toujours rien passé pis c'est tellement correct comme ça parce que j'ai l'impression qu'on s'apprivoise, et tout d'un coup, ça m'est vraiment apparu comme une illumination, peut-être que c'est juste ça le bonheur finalement, pour le moment. Peut-être que y'a rien d'autre qui pourrait me combler autant que de travailler dans un Bureau en Gros 40 heures semaine avec des gens crissement cool, en sachant qu'en septembre je vais commencer mon bac de rêve, en sachant que dans à peu près un mois l'appart jaune et les folies montréalaises avec la BFF et tous les autres, en sachant que c'est peut-être pas parfait mais que ça frôle en maudit ma perfection.

16 mai 2010

Constat de...fille qui a pas cruisé dans un bar depuis belle lurette

Ok, fuck.

Ça marche comment, la cruise dans un bar ?!

Hier soir, aux Foufs. Avec des amies-lumières, des crazy bitchs d'amies-lumières. On est un peu soule, juste assez pour que ce soit drôle. Avec mes brand new cheveux (des rallonges à clip) qui me donnent un look de Miley Cyrus (obèse,certes,mais bon), je suis, comme on dit par chez nous, all-in.

On a du plaisir, on joue au pool avec des gars, ça fait 1 heure qu'on flirte légèrement avec eux.
On s'en va aux toilettes et se chercher une autre motherfucker smirnoff-grenadine, ils disparaissent. Yo, ça fait une heure de votre temps que vous investissez à nous parler et pouf, vous disparaissez !

On se promène un peu, on évite un vieil homme louche qui nous fait des clins d'oeils pervers, on remonte sur la terasse pour fumer un petit cigare avant de partir, on retrouve nos «amis» qui fument aussi...avec des filles. L'idée, c'était d'être indépendante, right. Alors, ils viennent nous voir, le gars-barbu-qui-me-titillait-depuis-le-début me dit , hey, vous êtes là, blablabla, alors BFF dit au gars, mais, yo vous êtes avec des filles!

Et le gars-barbu-qui-me-titillait-depuis-le-début répond : ouais, c'est ma blonde.

ATTENDS UN PEU LÀ.
Tu joues au pool avec deux filles en les cruisant depuis une heure et tu arrives en disant que finalement, tu as une blonde.

Je suis tombée sul cul, les amis.
Tombée-sur-le-cul.

Finalement la soirée s'est terminée complètement dans l'absurdité as usual mais franchement, wow. J'étais découragée.

Et BFF qui disait, c'pas grave, c'pas grave, y'en aura d'autres.

Ehlala.

13 mai 2010

Your song

Je chante souvent parce que les mots me manquent pour écrire.

Je reprends des airs familiers et je me laisse porter par ce qu'ils me rappelent, par l'émotion, je copie la voix et les intonations, l'espace d'un moment, je cesse d'exister, je ne suis que chanson & mélodie.

Apparement, je chante bien, mais je n'ai jamais eu envie d'en faire une passion, ou de vivre cet art, ou d'y étudier. C'est même pas un passe-temps, à vrai dire. C'est juste une partie de moi, encore plus ancrée en moi que l'écriture. C'est juste naturel, comme respirer, manger, avaler de la salive, se moucher. Je pense à rien quand je chante, j'ai pas besoin de me fouiller les tripes, je fais juste un copie-coller de mes émotions sur les paroles d'un autre et ça va, ça passe.

Je chante beaucoup ces temps-ci.
C'est un peu ma façon de fuir, j'imagine.

3 mai 2010

L'appendice de Minou

En fait, il en plus d'appendice, Minou.
Depuis aujourd'hui.

C'est immanquable : chaque fois que je suis acceptée dans un truc en art dram, Minou entre d'urgence à l'hôpital. La première fois, il s'est fait frapper par un char en traversant la rue. Là, son appendice éclate.

J'ai passé la soirée avec des amies à ruminer ma colère, il ne m'a même pas appelé pour me dire qu'il était fier de moi, fuck esti, il le sait tellement en plus que c'était important, c'est ça qui me fait chier, vous comprenez! Il sait que c'est IMPORTANT. Moi je lui ferai jamais ça, jamais jamias! et la soirée à envoyer des fuckin' messages textes haineux, sérieux Minou si tu avais voulu délibérément me faire chier et me blesser, ben tu aurais pas pu choisir une meilleure façon, fuck !

Vers 11hrs, j'arrive à la maison, la tête pleine de conseil des amies, et le coeur un peu en berne, le cellulaire muet et mon envie de tuer Minou intacte. Je me couche, le téléphone sonne chez moi. Pas sur mon cell, non non, à la maison. Ma mère entre dans ma chambre, Minou au téléphone. Il a l'air bizzare.

Et pour cause. Il venait juste de se réveiller, il sortait de la salle de réveil. Je suis à l'hôpital, j'ai fait une crise d'appendice, je suis correct là, j'avais juste le goût de te parler. (J'entends déjà Meilleur Ami Hétéro faire une crise de coeur en lisant ça.)(Et sacrer aussi.)

Une demie-heure plus tard j'étais dans sa chambre.

Là je suis fatiguée, fuck, tellement fatiguée. Il faisait tellement pitié à voir, coucher au milieu du trop grand lit, emmêlé dans des maudits draps d'hôpital bleus. Je déteste les hôpitaux. Viscéralement. Probablement moins que Minou qui a passé son enfance à se faire trimballer entre deux traitements de chimio, mais je n'ai jamais, jamais, jamais été heureuse dans un hôpital, et encore moins au 7ième étage de l'hôpital de notre ville, là où mon grand-père est mort, où mon père était quand il a eu le cancer, où ma mère a eu son empoisonnement sanguin...

Ça sent, tsé, une odeur de mort.

Anyway. Il était là et on a parlé, je l'ai fait boire, je l'ai aidé - gloups - à faire pipi, malgré son orgueil, avec des mots pas ben ben rassurants - Minou ton pénis je l'ai déjà vu arrête de faire ton prude, bonjour Monsieur Pénis, long time no see ! - et on riait parce que c'était absurde, en fait, totalement ridicule. Il a fini par me chasser le temps de pisser, et on a joué un peu à « je suis sur mon lit de mort alors je me confesse » .

Minou - Des fois là...
Amélie - Oui...
Minou - Des fois j'ai l'impression qu'on est comme le couple dans Le grand Départ.
Amélie, même si je comprends que trop bien - Comment ça ?
Minou - Ben, la femme tsé, elle accepte pas le départ de son mari, pis lui ben, finalement, il part mais il se rend compte que l'exotisme de la femme plus jeune, c'pas tant hot, parce qu'à la fin y'a des jumeaux pis il a pas l'air heureux. Dans le fond là, est-ce qu'on va finir par être heureux un jour ?
Amélie - J'sais pas, Minou. Des fois j'me dis que tu sais pas trop quel rôle je joue, la femme qui peut pas te laisser partir ou l'exotisme.
Minou - Des fois j'aimerais ça être la fille qui se suicide pis c'est ça, me...
Amélie - Eille! Je vais dire à l'infirmière de débrancher ta morphine toi, mon torrieux!
Minou - T'es gentille d'être venue me voir.
Amélie - Comme si j'allais te laisser tout seul quand tu viens juste de te réveiller d'une opération comme ça, tsé.
Minou - Mais non mais, tsé,...
Amélie - Ouais, je sais.
Minou, soupirant - Crisse que ça serait plus simple si on était capable d'être juste des amis.
Amélie, soupirant - Je serai jamais ton amie, Minou, ok. Et si tu me considères comme une amie je serai peut-être mieux de partir maintenant, parce qu'une amie, ça passe pas la nuit au chevet de son ex quand elle travaille à 8hrs le lendemain.
Minou - Ah....merci,merci,merci d'être là.
Amélie - Je vais vraiment arrêter d'être gentille un jour, je te jure.
Minou - Je vais t'appeler demain...ma mère a appelé Emilie...
Amélie - Salope.
Minou - Ça serait malaisant que tu te pointes ici et qu'elle soit là, fek...je vais t'appeler avant.
Amélie - Salope, salope, salope.
Minou - J'ai même pas la force de te dire d'arrêter.
Amélie - Tant mieux. Salopesalopesalopesalopesalope.
Minou - T'es conne, bébé.
Amélie - Toi tu gâches tout.
Minou - Ouin. Toi aussi, dans le fond.
Amélie - Ah..Minou, moi je veux juste être heureuse, tsé. Avec toi.
Minou - Mais moi aussi j'aimerais ça mais, mais, à la fin, j'étais pu heureux. C'est pour ça que les gens se séparent, Amélie. Parce qu'ils sont plus heureux.
Amélie - Pis là, tu l'es vraiment plus ?
Minou - Ben non.

J'ai pris mes trucs, premièrement parce qu'il commençait à tomber de fatigue et parce que fuck, moi aussi. J'ai flatté un peu ses cheveux, ses mains, ses paumes, ses tempes, ses cuisses. Il souriait, il était beau même pleins de bandages, le visage enflé par la morphine et la fatigue.

Tu sais quoi Minou ? Ça va te forcer à prendre du repos, ce mois-là de convalescence.Et ça va te permettre d'être tout seul, de penser juste à toi, à tes petis caprices, du prendre du temps. Bonne nouvelle, non ?

Il a souri, il m'a fait bye bye de la main.

En prenant l'ascenseur, une vieille infirmière s'est jointe à moi.

Nurse - Oh, tu es Amélie, n'est-ce pas ?
Amélie, étonnée - Oui, oui. Je suis désolée, j'avais pas le droit d'être là, hein?
Nurse - Non, tu avais pas le droit, mais quand ce sont nos nouveaux patients, on laisse passer bien souvent.
Amélie - Ohh. Ben, merci. Ça m'a fait du bien de le voir.
Nurse - Ça a du lui faire du bien aussi, il marmonne votre nom depuis son réveil.
Amélie sarcastique - Oh, attention, il marmonnait peut-être Emilie aussi...
Nurse - Non, non. Amé, Amé, Amé, c'est toi ça non, Amé ?
Amélie, émue - Oui oui, c'est moi.
Nurse - Ça fait 40 ans que j'accompagne des patients qui se réveillent après des opérations. Crois-moi, il disait Amélie. Pourquoi il aurait du dire Emilie ?
Amélie - Oh ben, des fois, il est mêlé...

En démarrant la voiture, il jouait Stairway to heaven de Led Zeppelin, j'ai compte cinq araignées-du-soir-espoir et là, je vais dormir, manne.

FUCKIN' SHIT DE BONHEUR DE JOIE !

JE SUIS ACCEPTÉE EN ÉTUDES THÉÂTRALES À L'UQAM.
AMEN.
Le téléphone a sonné très tard dans la nuit, je dormais pas encore, je papotais sur MSN, je regardais le film d'Hannah Montana, bref, j'étais insomniaque.

C'était Minou. Mon oncle vient d'avoir un ACV, ils viennent de nous appeler. Ma mère capote, tsé, il est à Vancouver, fuck, elle peut pas rien faire. J'avais besoin de te le dire...

J'aurai voulu le prendre doucement dans mes bras et le bercer, pleurer avec mon ancienne belle-mère doucement, ils ont tous si peur de la mort depuis le cancer de Minou, la mort et tout ce que ça implique.

Au lieu de ça, j'ai parlé à Marc de la dame à Tout le monde en parle, je suis sûre que si vous l'avez écouté vous savez qui j'évoque, cette dame en phase terminale, tellement courageuse, qui regardait avec une lucidité incroyable sa mort à venir et qui avait le goût, non, fuck, le besoin de vivre encore plus fort.

« La vie ne se compte pas en respirations, mais en moments qui coupent le souffle. »

Et vlan!

Finalement, on a eu des bonnes nouvelles. Il aura pas de séquelles, juste beaucoup, beaucoup d'effroi.

2 mai 2010

Je suis arrivée dans le Tim Horton comme une princesse.
Je sortais du théâtre, j'étais en robe, bien coiffée, bien maquillée.
Il était tout petit dans son manteau d'hiver même s'il faisait chaud, trop chaud pour un manteau d'hiver, mais je me suis pas aperçu qu'il faisait chaud, j'ai froid tout le temps.

On a commandé, un thé miel & citron pour moi, un grand café avec quelques beignes pour lui. J'ai souri.

Le toaster faisait crissement du bruit et c'était agressant mais comme Minou et moi on a un monde à part quand on est ensemble, ben, on s'en rendait pas vraiment compte.

On a parlé longtemps de tout et de rien. Il avait un stage de clown en fin de semaine, on badinait, je lui racontais la pièce que je venais de voir, lui celle qu'il avait vu hier, sans entrer dans le vif du sujet. Puis, tout d'un coup, fuck man, pourquoi t'es gentille avec moi ? Pourquoi t'es encore là ? J'agis toujours comme le pire des salauds pis toi tu restes là ?

Esti que je le sais pas pourquoi je reste là, comme si l'amour c'était pu un argument valable tout d'un coup. J'me suis sentie tellement...fatiguée. Et ça a du paraître, parce qu'il a mis sa tête entre ses mains et qu'il marmonnait des insultes à son égard. Je sais pas pourquoi je reste là, Minou. Je peux pas m'en empêcher. Tout le monde me dit que tu changeras jamais, que si tu m'as laissé une fois t'aurais pas de scrupule à le faire encore, et encore, et encore, pis fuck, moi, je comprends rien, je reste là, je peux pas m'empêcher de vouloir te rendre heureux parce que si t'es heureux, je suis heureuse, et là je le vois que t'es pas heureux, ça me brise le coeur, je suis crissement mal faite, hein ? J'aimerais mieux pouvoir m'en calisser, honnêtement.

Il secouait toujours la tête,toujours toujours la tête, tsé quand Emilie va partir en juillet, on va enfin avoir la paix, on va pouvoir être ensemble, on va...

J'ai levé la main. Stop. Il m'a regardé avec un drôle d'air. Si tu comptes être avec moi du 1er juillet au 23 août, jusqu'à ce qu'elle revienne, si tu comptes être avec moi pour ensuite retourner la voir aussitôt qu'elle va revenir, sous prétexte qu'elle est plus mince, ben oublie ça immédiatement. Je le supporterai pas, Minou, tu comprends ? Des fois j'ai peur de me briser complètement et je sais qu'avec ça, ça serait...tsé, le summum, là, fuck. Plus que ce que je peux endurer.

Il a haussé les épaules. Je sais pas ce qui va arriver à son retour, je peux rien promettre.

J'ai pris mon sac. C'est vraiment dommage, parce que c'est justement de ça dont j'ai besoin. Des promesses. Des véritables promesses. De la confiance, genre. De l'assurance.

Il a voulu me retenir, Mais toi, t'es parfaite, c'est ça ? Toi tu doutes jamais ?

J'ai souri. Je doute pas de moi. Je doute pas que je t'aime.

Il s'est refrogné. Dis pas ça, Amé...crisse.

Il comprend rien. Tu comprends rien.

Et je suis partie.

Oui, vraiment, ne pas le voir de l'été, c'est une excellente décision.

28 avril 2010

Seigneur dieu de Jésus Christ

« J'ai pris ma décision, j'ai laissé Emilie. On vas-tu au cinéma ce soir, bébé ? »

Et moi, je suis complètement figée.

J'attends ça depuis des mois, et, pour vrai...

Je pense que ça me tente pu.

26 avril 2010

Des amis - encore.

Mister O dit :
Je veux pas être chien, et prends-le surtout pas mal, mais est-ce que tu penses que celui-là, il va pouvoir dormir dans ton lit sans que tu capotes ?

Amélie dit :
Hein?

Mister O dit :
Ben la dernière fois, tu as foutu le gars dehors parce que tu voulais pas qu'il prenne la place de Minou. Es-tu prête à ce que lui, il dorme dans ton lit ?

Amélie dit :
Crisse, oui. Je suis même prête à lui libérer une tablette dans mon garde-robe, si ça lui tente.

Mister O dit :
Shiiiiiiit. Ben fonce, crisse. Qu'est-ce que t'attends?

Amélie dit :
J'ai peur.

Mister O dit :
Fuck you, t'as peur de quoi ?

Amélie dit :
De l'envolée de papillons que j'ai dans le corps chaque ostie de fois que je le vois. C'est quétaine hein ? C'est tellement vrai.

Mister O dit :
Justement. C'pas toi qui disait, blabla, la chimie, les papillons, la vie.

Amélie dit :
Ouin,je devais citer le destin aussi.

Mister O dit :
Ben justement. Tsé, le gars a dit clairement qu'il voulait pas de blonde, qu'il voulait pas d'attaches, parce qu'il sait qu'il part. Crois-tu vraiment qu'il va aller à l'encontre de son principe? Ben non. Il va se contenter de ce qu'il a présentement, parce que ça doit être vrai qu'il est bien tout seul en ce moment. Mais toi, es-tu profondément convaincue que...

Amélie dit :
Oui. Oui oui oui. Love at the fuckin' first sight.

Mister O dit :
Ben fonce crisse. Même si t'as peur. Pas de regrets, juste...

Amélie dit :
Des remords. Mais je veux pas m'imposer, tu comprends ? Il a dit qu'il...

Mister O dit :
Arrête, crisse. T'es pas en train de le demander en mariage, là! Qu'est-ce que tu veux toi?

Amélie dit :
J'aimerais juste ça être bien.

Mister O dit :
Bon ben, tu sais quoi faire.

Amélie dit :
Merci. C'est ben plate que ça aille pas marcher nous deux, tu sais.

Mister O dit :
Je sais ben. C'est pour ça que je m'arrange pour que tu sois heureuse ailleurs, au moins, tsé.

Amélie dit :
'Suis désolée.

Mister O dit :
C'est ben correct. En tout cas...ce gars-là, il sait pas la chance qu'il a.

25 avril 2010

Un nouveau message

De Minou.

J'aime ta nouvelle photo de profil, sur Facebook.

Ça me donne le goût de la changer, crisse.

...C'est vrai qu'elle est belle, vous trouvez pas ? ;)

Constat de...peur

Amélie dit :
Je suis juste chicken.
Et totalement effrayée à l'idée qu'il me repousse
Tsé, j'aurai l'air de quoi?

Jessica dit :
Ouin je sais, je vis un peu la même peur.
Sauf que moi j'ai peur qu'il me repousse, et j'ai peur de ce que ça implique s'il me repousse pas. C'est encore plus pathétique.

Amélie dit :
On est pitoyable.

24 avril 2010

Pis fuck

J'en parle, parce que j'ai envie d'en parler. Parce que j'ai bu un peu trop de sangria mais j'ai aussi mangé trop de sushis, vraiment trop de sushis, j'ai mal au coeur et là, j'ai le goût d'en parler. Je sens déjà que tout ça est ridicule et que ça va nul part, alors, aussi bien alimenter mon blog.

Le P'tit Kid.

J'en ai déjà parlé une fois, cliquer sur son nom en dessous du message, vous allez voir.

En tout cas.

Il mesure 6 pieds 4, il a un coeur grand comme la terre, on fait des concours de callage de pichets de rhum & coke spicy, il m'achète des sandwichs dans un Couche-Tard parce que je suis pauvre et affamée, quand il me serre dans ses bras ça fait tellement du bien, il sent bon (god bless l'inventeur du parfum Adidas), j'ai tout le temps envie de l'embrasser mais je trouve jamais le bon moment, et je sais pas si le bon moment va arriver un jour.

Il a eu 18 ans en novembre, il a pas son permis de conduire encore, il commence le Cégep (une technique pour être infirmier), il a des drôles d'amis, des fois je trouve qu'il pourrait être un peu moins mou (il me laisse toujours choisir, il est toujours gentil et patient) mais on dirait que...

Il est parfait.

Il est merveilleusement parfait.
Une perfection tellement rassurante.

Pas une perfection, tsé, énervante. Non,non. Une crisse de belle perfection. Le genre de perfection qui fait du bien. C'est le fun, être avec lui. C'est agréable. Je me sens bien. Je me sens unique. C'est égocentrique, hein? Peut-être un peu.

Il a dit à une amie qu'il me trouvait merveilleuse, et tellement belle. Il a dit aussi qu'il partait faire un stage en Afrique, dans longtemps quand même, et pour longtemps. Il a dit, j'ai pas envie de lui faire de la peine, je suis bien tout seul en ce moment, je peux pas envisager d'être avec elle en sachant que je vais partir, arrêtez de me rappeler qu'elle est merveilleuse, svp.

Je sais pas quoi penser. Il peut pas avoir changer d'idée en une semaine. Mais quand on danse ensemble, quand il met son bras autour de mes épaules, quand je suis collée contre lui dans la foule, quand on boit des shooters, quand il s'assoit sur un tabouret pour être à ma hauteur et que je me glisse près de lui, entre ses jambes, quand on se chamaille, quand il prend soin de moi, quand il me regarde, oh.

Je sais pas quoi penser. Ça bouillonne.

Et je suis profondément persuadée que ça fonctionnera pas, parce que ça se peut pas que ça fonctionne. Ce serait beaucoup trop simple, beaucoup trop agréable, beaucoup trop magique. Je veux dire, il peut pas réaliser que je vaux la peine de faire une croix sur ses principes, fuck, l'amour,tsé. Il peut pas être amoureux de moi, ni m'aimer bien.

Moi je crois qu'il est juste fin comme ça avec tout le monde, genre, en général.

Ou alors qu'il tripe sur ma meilleure amie, ça se pourrait beaucoup ça aussi. Ça fini toujours comme ça habituellement, anyway.

J'ai eu milles occasions de le frencher sauvagemment et j'en suis incapable. J'ai envie de me promener main dans la main avec lui dans un parc, je rêve qu'il m'invite au cinéma, j'ai quatre ans et demi. J'ai envie de me réveiller avec lui le matin, d'être bien.

Juste ça. D'être bien.

Je veux pas qu'il me promette la lune, je veux même pas qu'il dise que je suis sa blonde, c'pas vraiment grave, tsé. Je veux pas penser qu'il part en Afrique, je veux pas penser que je déménage à Montréal en juillet, qu'il reste ici.

Je veux juste être bien avec lui. Jouer avec mon cousin dans la piscine, faire des folies, l'embrasser, je suis sûre qu'il embrasse bien, oh.

Je veux pas penser à Minou. Je veux pas me demander si je dois penser à Minou. Je veux pas l'utiliser comme...rebound. Je veux pas qu'il croit qu'il est ça, tsé, un rebound.

Je voudrais qu'il finisse de travailler à la crèmerie et qu'il vienne me rejoindre, au chaud, dans mon lit. Qu'il me donne un baiser dans le front, qu'on soit bien.

Je radote un peu, je vous rappelle que je suis un peu soule, mais le fond reste vrai.

Je sais pas si ce qui va arriver. Je multiplie les occasions de le voir mais je marche sur une corde raide, je veux pas être collante, ni énervante, il a dit qu'il était bien tout seul Amélie, il a dit qu'il était bien tout seul, alors je reste zen, je souris, je lui donne un chaste baiser sur la bouche avant de partir dormir, je danse plus loin, je le laisse venir, je m'approche, je recule, mes amies hurlent parce que je passe le trois quart de mon temps à analyser la situation, je vérifie son profil Facebook au moins 50 fois par jour, je grince un peu des dents quand une jolie fille lui parle devant moi et pourtant, je sens qu'avec lui, je serai pas jalouse, je serai pas folle, je serai pas possessive.

J'ai juste envie qu'on soit bien.

Et je sais, je sais, Minou, tu l'as encore dans la tête, Minou Minou, commence par être bien sans lui et après tu essaies d'être avec quelqu'un d'autre mais, tsé.

J'ai-envie-d'essayer-quand-même.

Alors c'est ça.

Maintenant que l'abcès est crevé, je vais en parler tout le temps, tout-le-temps, tout le temps.

Et avec ça ben, faudrait que j'aille faire dodo, j'ai encore...2 travaux à remettre avant la fin officielle de ma session, dans...deux jours. 14 pages de choses intelligentes à composer. Ehlala.

C'est beaucoup plus drôle analyser ma vie, vous en conviendrez. ;)

Man

J'ai donné un petit baiser sur la bouche à quelqu'un de précieux hier soir, alors qu'on était crissement soul et défoncé.

Au lieu de le frencher sauvagement, je lui ai donné un petit baiser.

Et je trouve ça infiniment beau, tout ce qu'il m'inspire, lui.

20 avril 2010

Dans mon coffret des Impatients...

Je viens de me lever, j'ai dormi 13hrs, il fait si beau dehors malgré les gros nuages.
Je suis encore en fin de session, plus que trois travaux et c'est la liberté.
Je sais pas où je serai en automne, et ça commence à m'énerver. J'attends le facteur avec impatience et je sacre chaque fois que y'a juste des comptes ou des flyers pour une pizzaria.

J'ai commencé à faire mentalement des boîtes, à trier dans ma tête ce que je veux amener à l'appart kitsh d'Hochelaga, et j'essaie qu'elles ne contiennent les photos de Minou que dans la version mentale, qu'une fois rendue à décider pour-de-vrai, ça soit ok, tsé, que je les amène pas.

J'ai acheté un coffret des Impatients dans la librairie de trouvailles merveilleuses juste à côté de l'UQAM, Milles mots d'amour et ça fait du bien se lever le matin, toute seule avec le chat, et piger une lettre d'amour à lire encore et encore, moi je cherche mes mots ces temps-ci, c'est peut-être parce que je ne sais plus exactement qui aimer, ou pourquoi j'aime, je reste là, transie, avec mon amour sous le bras et l'envie de le jeter ou de l'étreindre, je sais pas trop. Minou me manque, les autres ne le comblent pas et il me semble que c'est juste moi qui pourra faire en sorte que ça sera ok, tsé.

En attendant,

Je t'aime. En maudit. Je ne te le dis peut-être pas assez souvent. C'est pour ça que je te l'écris, pour que tu aies toujours mon amour sous les yeux - Alain Labonté, le Monsieur derrière les coffrets des Milles mots d'amour.

Fuck, hein. Fuck. C'est comme milles feuilles remplies de mots comme ça, ça me donne presque le goût de pleurer.

18 avril 2010

C'est parce que...

Coach de vie a dit commence don par vivre tes histoires de l'intérieur, après tu les écriras ici.

Je trouve que c'est une maudite bonne idée, des fois.

Promis, aussitôt que j'ai frenché, je vous raconte tout, calisse.

Mais j'essaie de l'écouter un peu, par moments.

15 avril 2010

Je vous parle plus du Hippie depuis bout parce que...

1. Je suis en fin de session pis j'ai pas tant le goût de me torturer émotionnellement.

Et surtout...

2. Quand je l'ai croisé aujourd'hui, s'il avait pu devenir invisible et disparaître, je crois qu'il l'aurait fait sur-le-champ.

Je comprends pas.
Je comprends rien.

Pis sérieux, je pense que je m'en calisse.
Allez-y, soyez tous déçus en coeur!

D'après moi le blog me porte malheur. Faudrait que j'arrête de parle de mes petits flirts ici, chaque fois c'est catastrophique ! (Mister O, Mister Love, le Hippie maintenant ! ) (j'inclus pas Minou parce que god, le seul avec qui ça a marché c'est lui pis j'en avais pas parlé sur le blog avant de le frencher, crisse. )

Hier encore

J'ai vu mes anciens beaux-parents hier. Ils étaient en voiture, ils ont passé devant moi, j'ai baissé la tête un peu, mais je savais bien qu'ils reconnaîtraient la voiture. J'allais justement chercher Minou, on allait s'assoir un peu au bord de l'eau, tu peux venir chez moi si tu veux, mes parents sont pas là. J'ai flatté le petit chien qui,excité, a grafigné la peinture de ma voiture et mes mollets. Faut croire qu'il me reconnaissait, le petit cabot. J'imagine que lorsque tu lèches la face de quelqu'un pendant un an et demi à chaque matin, ça vient à créer des liens.

On a parlé de cet été, encore et encore, on a retourné tout ça dans tous les sens inimaginables, je vous jure. Faut créer une belle chimie, faut vraiment arrêter de se disputer tout le temps. J'ai grimacé. Arrête de jouer au gars heureux pis ça va bien aller. Il a grimacé à son tour. Mais, des fois, je suis heureux.

Je suffoquais. J'ai crié. Longuement. Longtemps. Des mots durs, il a baissé la tête à son tour, et moi je rougissais de colère. Une semaine ça va pas bien tu reviens pleurer contre mes seins en me suppliant de maigrir, après je sais pas, vous devez baiser mais après c'est le bonheur, alors je compte sur mes doigts le nombre de jours avant que tu ne reviennes me voir en larmes et en me suppliant. Sérieux Minou, je suis pu capable, sois tu sors de ma vie complètement, sois tu arrêtes de faire comme si vous viviez une histoire idyllique toi pis ta crisse de folle prétentieuse.

Il a rien dit. Je l'ai fixé. Je pense que je l'ai blessé. Ça vaut bien pour toutes les fois où il m'a fait sentir comme ça. Moi je joue jamais avec toi, je sais pas pourquoi tu te sens obligé de mettre ce masque-là quand on est ensemble.

Il a haussé les épaules. Je le porte à longueur de journée, à longueur de semaine, ce masque-là, comme tu dis.

J'ai démarré la voiture. Ça semble pas peser trop lourd puisque tu t'entêtes à rester là...

Son cellulaire a sonné, sa maman, tu es avec Amélie ?! Invite-la à souper, c'est ma fête ce soir, oh, je t'en prie !

Il m'a regardé de biais, j'ai secoué la tête. J'ai articulé sans parler travail de session et il a dit que non,non, une autre fois maman, ok ?

Quand je l'ai déposé chez lui, j'ai fait des grands signes de main à sa mère par la fenêtre et je me suis dit qu'une grosse partie de mon coeur était resté dans cette cuisine-là, avec sa mère fragile et tous nos éclats de rire.

Crisse que je m'ennuie.

Et le soir, je faisais des travaux dans un Tim Horton, il faisait frette, le monsieur à côté de moi puait, il était 23 heures et j'ai texté à Minou, sacrament, veux-tu ben me dire où est-ce que j'ai gaffé pour me ramasser ici, à ce moment-là de ma vie ? Je comprends pas. Il m'a répondu déroule ton rebord, on sait jamais.

J'ai ri, et j'ai gagné un beigne.

Je cherche encore l'interprétation de ce signe.