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31 mars 2010

Constat de...blog de gens en littérature

Mon complexe d'imposteur explose.

Je lis beaucoup de blog de mes amis en littérature, en refusant de divulguer l'identité du mien - pas encore en tout cas.

Parce qu'il me semble que crisse, tout le monde écrit des grands textes, avec des beaux mots, des belles histoires, des courtes nouvelles chocs, des écrits érotiques maîtrisés, des essais toujours réussis.

Moi j'écris sur ma vie, mon quotidien est pas piqué des vers, certes, mais quand même.

J'ai essayé pleins de fois de me faire un blog pour ça, la création littéraire, juste pour ça. Je me disais, ouais, et je le mettrais sur Facebook avec mes amis littéreux!

Et après trois jours, je me trouve...plate, divinement plate. Foutument plate.

Morale de cette histoire?

Y'en a pas. Je voulais juste dire que j'aurai sûrement jamais ça moi, un blog de fille en littérature, jamais.

Histoire(s) de grève

L'UQAM est en grève depuis aujourd'hui - une courte grève, jusqu'à demain : manifestation contre les hausses des frais au Square Philips à 13h.

Et moi je suis si fatiguée, je rêve de rester au lit et de dormir jusqu'à ce que je n'ai plus sommeil - ces temps-ci, on dirait que ça n'arrivera jamais.

Mais j'ai voté oui et je vais aller manifester, crier des slogans, brandir mon poing, fuck. Je suis fatiguée.

Mais j'ai voté oui et je suis conséquente avec mes actions.

'Hâte de voir combien de mes confrères vont être là!

15 février 2010

Ma semaine avec Minou (2)

Commencez don par le message 1, juste un peu plus bas....;)

Jeudi matin, quand je me suis habillée - un peu à la course, je suis toujours un peu à la course, parce que j'habite quand même loin de l'université, pis que je dois partir 2 heures d'avance pour être juste correcte, pis je le fais jamais...ben quand je me suis habillée, j'ai vu mon vieux chandail bleu dans mon garde-robe. Une vieille camisole encore belle, c'est juste que je la mettais pu vraiment, je l'avais acheté avec Minou, alors...


(Je vous donne même des effets spéciaux, images et sons ! Ça valait la peine d'attendre, hein !)
Je sais pas trop pour quelle raison je me suis convaincue de la mettre, mais je me trouvais belle, quand même. Ben belle...mettons, pas pire. Je me suis fait une grosse toque sur la tête et avec un fuck that ! bien senti au miroir, j'ai crissé mon camp vers Montréal.

Je suis arrivée à l'heure au cours, et pendant que je déposais mon sac rouge sur le sol, j'ai entendu quelque chose qui me manquait tellement, quelque chose que je n'espérais plus. La sonnerie de cellulaire de Minou : http://www.youtube.com/watch?v=95Kmq6zmprc (de 2min10 à 2min30 ) (Oui oui c'est quétaine en pas pour rire, j'assume.)
a
Surprise, je prends mon cellulaire. Un message texte aussi boboche que le courriel Salut ! Ça va? auquel je répondis un bref Oui, toi ?
Non mais hein ! Hein !
a
-Oui, oui, ça va ! Es-tu à l'UQAM?
- Oui, je suis en cours...Pourquoi?
-Ah, pour rien, moi aussi.
-Hum, ok.
-Hey, je t'ai envoyé un courriel...Tu répondras !
-...
Ainsi de suite durant la première heure de mon cours.
a
Noisette Sociale peut témoigner, comme je suis une fille plutôt...multi-task, dans la vie, je gérais bien la chose. Notes de cours sur le portable, Facebook, MSN - what the fuck Minou me texte, je comprend RIEN à la vie ! - et, évidemment, Minou.
a
Jusqu'à ce que je reçoive celui-là : Hey, je me demandais, as-tu quelque chose de prévu ce soir ? J'ai une paire de billets pour aller voir un spectacle, veux-tu venir avec moi ?
a
Bon.
Les jeudis soirs...j'ai un cours.
Un cours vraiment intéressant avec une prof que j'adore.
a
...Honnêtement?
Ça a même pas pesé dans la balance.
a
Je savais que j'allais dire oui même avant de répondre, aussitôt que j'ai lu as-tu quelque chose de prévu je savais un peu, vaguement, la suite, tsé. Parce que Minou et moi on est comme ça. On est peut-être imprévisible sur bien des plans mais pas sur celui-là - on fini toujours par revenir l'un vers l'autre. Revenez ensemble, crisse, je vois pas d'autres solutions, de dire une grande partie de mon entourage. Enfin, vous jugerez par la suite.
a
Alors là, mes amis. C'était la PANIQUE. Pause du cours, direction toillettes, appuyée par pleins d'amies filles à qui j'ai résumé la situation en peu de mots - Minou, moi, théâtre, ce soir, holy shit mes cheveux !
a
Mouille les mèches rebelles, tartine mon visage de fond de teint, enfile les verres de contact, appelle ma mère d'une oreille et répond aux messages textes de mes amies de l'autre, bref.
a
Olivier me regardait aller d'un oeil un peu découragé - pauvre chou. Mais je l'avais averti, tsé. Je l'avais averti...Je pense juste qu'il me croyait pas quand je lui ai dis. Et pourtant !
a
Le temps s'écoulait d'une lenteur presque...écoeurante. Je ne sais plus de quoi on parlait, ce jour-là, en dramaturgie. Je ne sais plus de quoi avaient l'air les extraits de pièce regardées. Je ne sais pas de quoi moi j'avais l'air, le souffle court, les joues rouges, les yeux fixés sur mon cellulaire comme si je refusais d'y croire.
a
Vous allez me dire, NON IL AURAIT FALLU QUE TU REFUSES!
Ben oui, il aurait fallu.
a
Mais il venait de piler sur son orgueil comme il l'a rarement fait avec moi et puis...
Et puis j'étais trop curieuse pour refuser.
J'avais envie d'accepter, j'ai accepté. Je ne sais pas comment refuser quelque chose à Minou, autant être honnête.
a
Si ça allait si bien avec sa b-l-o-n-d-e, s'il était heureux comme c'était pas possible, s'il était bel et bien passé à travers tout ça avec beaucoup plus de forces et de facilités que moi...
a
Ben j'allais en avoir le coeur net !

15 janvier 2010

UQAMeries (1) et garçonnage....

(1) parce que je pense que ça va arriver souvent

Je suis toute seule à l'UQAM, et j'écris un message blog dans un cahier, parce que pas d'ordinateur à proximité, trop bien dans la tranquilité bruyante pour m'exiler dans le silence fermé des pas très sympathiques bibliothèques. Les machines distributrices vromissent derrière moi et je suis inondée de lumière face à un mur vitré - faute de trouver un nom pour décrire réellement le mur, c'est un mur où il y a pleins pleins de larges fenêtres qui font toute sa superficie, de haut en bas, de long en large, et ça m'impressionne, et ça m'a attiré tout de suite. Ça, et la relative tranquilité de l'endroit. Ça donne une vue sur une cour à scrap, container de vidages et décharge de poids de camions dix-huit roues, mais c'est pas grave, on fait avec la lumière qu'on trouve.

J'ai un long après-midi devant moi, et je ne suis pas pressée. Après ça, après ce message-là, je vais peut-être commencer ma lecture de Pantagruel de Rabelais, en version originale, attention ! Ou alors je vais profiter de mon moment de solitude - si on exclut les nombreux chinois qui ne cessent d'aller compulsivement se laver les mains dans les salles de bain pas très loin : ils entrent, on entend le bruit du robinet, et ils ressortent en s'essuyant les mains ; tradition orientale, j'imagine - pour terminer ma lecture du magnifique roman de Marguerite Duras, L'Amant. J'ai découvert que la force de Duras réside dans son souffle, alors je la lis à voix haute et même si je me trouve un peu ridicule et bêtement prétentieuse de croire que je peux saisir Marguerite Duras dans toute sa complexité de femme simplement parce que je la lis à voix haute, eh bien, je me laisse bercer par son rythme et par la cadence qu'elle a mis dans son roman, par les mots et le désir, la peur d'aimer en retour, toujours.

Aujourd'hui j'ai rencontré un gentil garçon dans mon cours. Il s'appelle...appellons-le simplement Monsieur O., tiens. Un peu d'anonymat ! Et je me retiens vraiment pour ne pas dire Monsieur O...h my God ! En fait, je l'avais déjà remarqué dans mes autres cours mais de là à aller lui parler...je n'aurais sans doute pas franchi le pas ! Alors un point pour lui, ou un morceau de robot, whatever, parce que c'est lui qui est venu me parler, qui m'a abordé.

J'ai ressassé rapidement les conseils et leçons de drague que Ami-Hétéro m'a dispensé dernièrement, pour n'en retenir que deux fondamentaux : souris, et sois toi-même...mais en version gentille, sans défaut, édulcorée, au début en tous cas.

Alors, j'ai fait ça. J'ai fait exactement ça. J'ai été moi-même, j'ai souri, j'ai ri, je l'ai fait rire, et il a réussi à me glisser habilement - ben pas si habilement que ça en fait ! - qu'il est a) un amoureux du théâtre - mais on se comprend bien, pas un futur comédien narcissique et immature et égocentrique comme quelqu'un qu'on connait bien, non,non, juste qu'il apprécie le théâtre (parce que merci, hein, les futurs comédiens narcissiques et immatures et égocentriques, j'ai déjà donné!!!!) , b) qu'il est célibataire - fait non négligeable, et c) qu'il avait envie de se trouver une fille avec qui bâtir une relation stable.

Pleins, pleins de morceaux de robots, de bons points, de pétales de marguerite virtuellement arrachées, whatever ! Étonnament, moi qui en rêvait tant, c'est pas pen toute un barbu ténébreux, non. C'est plus... un rasé-percé-cool. Ouin. Je penseq ue je le décrirai comme ça. Il me fait penser un peu à Claudine - et ça je sais pas trop encore si c'est bien ou pas bien. Il me parle de littérature et de théâtre et il glisse des dude et des man un peu partout. « J'y ai dit, yo dude, comment tu as pensé à incliner la scène de façon à déstabiliser complètement les comédiens, manee ! »

C'est loin d'être quelque chose à quoi je suis habituée, pis étrangement, ben ça me plait vraiment beaucoup !

Pas besoin de vous dire que j'ai beaucoup trop hâte au party de début de session, et que d'ici lundi, je vais répéter mon sourire-gêné-mais-invitant devant le miroir. Et pour Monsieur O., ... et pour le chargé de cours ! ;)

(Oui, Jess. Le gars est avec nous en Corpus, tu vas voir ! Je vais te le montrer façon subtile-Amélie. ;))

13 janvier 2010

Résultats finaux de la session en enseignement

Enfin, le cauchemar est terminé officiellement.

J'ai eu toutes mes notes, et ma moyenne. Reste plus qu'à attendre que les documents officiaux puissent être commandés, je vais avoir droit à mes bourses comme prévu.

Organisation de l'éducation au Québec : A-
Langue, communication et didactique de l'oral : B+
Organisation de l'environnement pédagogique au préscolaire : B-
Didactique générale et modèles d'enseignement : B-

Ça me fait une moyenne générale de 3.23/4.3, donc... B.

J'ai frôlé le B+, qui équivaut à 3.3, mais bon. Autant dire franchement, je m'en contre-calisse. La seule chose qui m'importe c'est que le cauchemar est fini, je peux enfin respirer librement et me lancer totalement et de tout coeur dans ma nouvelle session.

En plus je vais pouvoir décider des cours que je veux faire créditer ou pas. Pas besoin de vous dire que je crois pas faire créditer mes cours à B- je peux l'éviter. Je vais très certainement me faire créditer mon A- (ce cours-là a été une vraie joke, un beau A- presque donné dans ma moyenne!) et peut-être le B+, je dois vérifier avec le plan du programme en études littéraires. Ce cours-là était siglé LIN, donc linguistique, et il est crédité directement dans mon bac. Je sais pas si je dois absolument en faire un, un cours de linguistique, ou si c'est moi qui décide. Si c'est obligé, je vais vivement le faire créditer pour pas être prise pour m'en claquer un autre.

Enfin...

C'est quand même positif, je suis heureuse et je veux pu JAMAIS entendre parler du BÉPEP ! Bravo à tous ceux qui continuent et qui persévèrent mais moi, je suis TELLEMENT plus heureuse maintenant ! : )

13 novembre 2009

Questions d'éducation

Ma cousine effectue un retour aux études au Cégep. Elle fait un AEC en éducation spécialisée. Ses profs la louangent de toutes parts, lui proposant de continuer vers l'université, lui disant qu'elle a sans l'ombre d'un doute les capacités et le talent pour faire un bac.

Elle m'envoie par courriel la semaine passée un travail d'analyse sur le film Forrest Gump , qu'elle voudrait bien que je lui corrige car elle est un peu dans le jus - construction de sa maison, pied cassé, deux adorables petites filles à s'occuper,je vous passe les détails)

J'accepte avec plaisir, et c'est aujourd'hui que je me dis, allons-y, corrigeons !

...Je suis déprimée.

Je ne sais pas si c'est la formation continue qui est moins exigeante envers ses étudiants que la formation régulière, ou si c'est - voici un jugement gratuit - les programmes techniques qui en demandent moins également, mais son travail...son travail...je n'ai pas de mots. Niveau secondaire 1 pour ce qui est de la construction de texte et de la syntaxe ? Secondaire 2 pour l'orthographe ?!

Ma cousine est une fille brillante ,elle a complété son secondaire, et fait un DEP pour devenir préposée aux bénéficiaires. Mais ...je ne comprends pas. Au Cégep, ils ne lui ont pas donné des cours de méthodologie ? Pas de cours de base pour la rédaction de travaux, la mise en page, les trucs élémentaires ?

On m'a répété pratiquement chaque jour durant mes deux ans de DÉC, et encore maintenant, de ne jamais au grand jamais citer Wikipédia dans un travail. JAMAIS. C'était, aux dires de mes profs, la plus grande insulte à l'intelligence humaine parce que Wikipédia est pas fiable, est pas une source très rigide, parce que tout le monde peut y écrire, etc, etc, etc.

Enfin, le travail de ma cousine est très, plus que médiocre et je m'interroge sérieusement sur le bien-fondé de la formation continue. Oui, on offre la chance à des adultes de retourner aux études dans le secteur technique, mais est-ce que la formation offerte est équivalente à celle que l'on offre dans le programme régulier ? Pourquoi ne pas être plus sévère ? Exercer une rigueur de correction équivalente à celle que l'on impose aux autres étudiants ?

J'ai, dans plusieurs de mes cours, des petites madames qui retournent aux études et qui , visiblement, ne comprennent rien à rien, même après presque une session. Elles sont perdues, posent des questions trois fois plutôt qu'une pour être absolument certaines d'avoir tout compris, et blablabla.

Je fais peut-être preuve de peu de tolérance mais je ne comprends pas. Pourquoi ne pas élaborer un cours de préparation aux études collégiales ou universitaires à offrir durant l'été quelques jours en intensif, ou juste deux ou trois journées de préparation avant le début des classes. Donnez les grandes lignes de base pour ceux qui auraient pu oublier comment ça fonctionne. Rassurez et cajolez ses étudiants-adultes qui ont souvent bien plus de pression qu'on ne le pense.

Et le pire c'est que...ça ralentit vraiment les cours. Pour vrai de vrai. Et c'est fatiguant pour ceux qui ont compris.

Vous me direz que plusieurs fois, ce sont des jeunes qui ne saisissent rien. Oui, c'est vrai. Mais ce que j'ai pu constater tend à me prouver que dans une proportion admirable, ce sont surtout ces personnes qui ont oublié un petit peu à quoi ressemble la vie étudiante qui ralentissent les cours.

Peut-être que ça se tasse après la première session, voire après la première année, je n'en sais rien. Je serai peut-être un jour une de ces petites madames qui retournent en enseignement après avoir échoué dans mes plans de théâtre et de littérature, mais présentement...voilà, je chiale et je l'assume.

6 novembre 2009

Horaire universitaire complété

Ce soir, c'était plate, tout le monde était occupé ou trop fatigué pour faire quoique ce soit, alors je me suis dis, bonne idée, fais ton horaire universitaire, étant donné que les périodes d'inscription arrivent bientôt !

C'était assez ardu, surtout parce que la majorité des cours intéressants ont des préalables que moi je dois faire cette session-ci. Je m'en sors tout de même plutôt bien!

Les lundi, je commencerai à 14hrs, avec le cours Littérature et psychanalyse. On va voir Freud et tout, si j'ai bien lu le descriptif et si Dieu le veut bien, car il ne reste que 8 places à combler! Ensuite j'ai une petite heure pour souper à la course et changer de pavillon, car j'ai un cours à 18hrs qui s'intitule Corpus Français. En gros, on va lire des oeuvres d'auteurs français et on va apprendre l'Histoire de la Littérature Française. J'en baille déjà.

Le mardi, à midi et 55, j'aurai un cours d'aqua-jogging au Centre Sportif de l'UQAM. Et le soir...ahhh mon Dieu, je vais vous prier tous les soirs s'il le faut, mais si tout va comme je le veux, j'aurai le cours qui s'intitule Danse pour acteurs. Alors, comme vous vous en doutez, c'est un cours où on explore la danse à travers le théâtre, les techniques pour créer des chorégraphies qui servent les pièces, et aussi les techniques de danse à appliquer en tant qu'acteurs et metteurs en scène. Ok, honnêtement ? J'en bave déjà. De un, ça peut me servir pour la prochaine école où je serai en interprétation, et de deux, ben, si j'entre à l'UQAM dans un programme de théâtre, ça me fait encore une autre longueur d'avance sur le reste ! Hihi. Malheureusement, il ne reste que 3 MALHEUREUSES PLACES À COMBLER. Alors là je capote un peu et j'espère du plus profond de mon coeur que personne ne va développer une furieuse envie de faire de la danse théâtrale d'ici mon inscription.

Le mercredi, j'ai congé!

Le jeudi, un autre cours d'aqua-jogging et le soir, le cours de méthodologie du bac, Questions de méthodes en études littéraires. Nouveau baillement.

Vendredi matin, ouch, à 9hrs30 début mon dernier cours de la semaine, Littérature et langage, qui se veut un cours de lexique pour la poursuite du bac. Notez bien que je vais terminer à 21hrs la veille, ce qui va faire en sorte que je vais arriver chez moi si tard, et me lever si tôt le lendemain. Et en plus, impossible de bouger ces cours-là, ils sont uniques et obligatoires.

En général je suis super ravie de mon horaire, surtout si je peux arriver à avoir mon cours du mardi soir. :)

2 octobre 2009

Gros coeur gros bonheur

Hier je me sentais vraiment mal.
Minou m'a passé un coup de fil - je pense sincèrement que mon coeur a raté un battement ou deux - pour me demander comment j'allais et me dire qu'il n'allait pas prendre le train ce soir avec moi - et alors ? Son cellulaire était fermé depuis deux jours et il se croyait autorisé à me téléphoner pour me dire une chose comme ça...? Ce n'était quand même pas monnaie courante que nous prenions le train ensemble, c'était arrivé une deux trois fois par hasard, et ce n'était même pas arrivé du tout, cette semaine.

Même si j'avais ressenti un immense soulagement en entendant sa voix, même si son petit on va se parler samedi ok ? m'a tordu le coeur d'une drôle de façon, même si le message texte qui a suivi aussi, j'ai quand même fondu en larmes pour la première fois du bacc devant mes nouveaux amis, c'était juste trop d'émotions en même temps, làlà, j'ai fondu en larmes dans les bras de notre amie-sourire-qui-est-aussi-une-maman, et j'avais juste vraiment besoin de ça, l'amour d'une maman - et du Gars Hétéro & Normal qui vociférait donne-moi ton cellulaire je vais lui règler son problème, à lui !
En dînant dans un petit resto vietnamien, j'avais la mine basse. Il y avait trente ou trois-cents scénarios différents qui trottaient dans ma tête, des images de Minou avec cette autre fille, des images de Minou qui l'embrasse juste avant qu'elle ne s'engouffre dans le métro - images complètement inventées par ma pauvre imagination brisée. J'avais donc la mine basse quand Jujube a pris ma main et y a dessiné un gros coeur au marqueur rose. Tu vois, nous aussi on t'aime, Amé. Pis on te laissera pas tomber.
& je me suis dis que j'allais passer quatre belles belles années.

15 septembre 2009

Stage I

Ehlala,lala,lala !

Ma demande d'intention de stage est complétée ! : ) J'ai choisi les premières années, et j'ai sélectionné deux écoles où j'ai déjà travaillé. Je sais pas si je fais bien, mais je le fais quand même. Ça me tente d'au moins être dans un environnemnent un petit peu connu, alors je croise mes doigts fort fort fort pour que ça fonctionne ! : )

D'ailleurs je vais sûrement créer un autre blog, dans mon profil. Un blog où je vais mettre des trucs que je fais au BÉPEP. Ça intéresse sûrement personne mais bon, ça va être pratique l'an prochain, quand je vais devoir faire mon dossier professionnel en ligne - en blog, yééé ! : )

J'ai commencé à lire des livres jeunesse dans le train, et à me faire une petite liste, une petite banque. Je vais y mettre tout plein de choses, dessus. Et je vais aussi parler en long et en large de mon stage, pour pas empiéter partout ici, déjà que j'empiète beaucoup avec ma grosse fissure de coeur.

Ça va bien aller, je le sens, je le sens. Ça va bien aller.

Y faut.

11 septembre 2009

Une journée sans lui

Hier, ça a été...zoum, comme un éclair !

En entrant dans le train, je croise une amie de la job qui y travaillait l'été passé. Parle,parle,jase,jase, je suis arrivée à Montréal ! En entrant dans mon cours - situé dans un bâtiment tellement bizzare que je m'y suis perdue - une fille me salue en m'appelant par mon nom. Gosh, qui est-elle ? Mystère...

Le cours commence, c'est un cours sur la communication orale. On devra donc faire des exposés et apprendre la linguistique, la phonétique, la prononciation. Notre professeure demande donc à tout le monde de se présenter et de dire si nous sommes craintifs face au cours. Tout le monde se lève à tour de rôle et dit que oui,oui, ils sont stressés, vraiment vraiment stressés, que ça se peut pas être stressé comme ça.

Mais moi, je ne suis pas stressée. J'en ai fais en veux-tu en v'là, de la phonétique & de la diction et de la prononciation, au Cégep. J'aime ça, faire des présentations orales, je me sens bien devant un groupe, pas pour rien que je veux devenir prof ! J'aime ça, bon. J'aime le rush d'adrénaline, le petit stress coquin juste avant de parler, j'aime ça !

Alors je le dis franchement, non, je ne suis pas stressée, théâtre,impro,diction,blablabla.

Mais autour de moi, tout le monde continue de dire qu'ils sont stressé et là, je commence vraiment à me sentir mal d'avoir dit que je ne l'étais pas.

Jusqu'à ce que ça arrive, qu'elle se lève et qu'elle dise, blabla,théâtre,diction,moi non plus je suis pas gênée.

Une amitié venait de naître! Haha. : )

Sérieusement, je me suis fais des vraies amies aujourd'hui, pas encore des amies-lumières comme mes amies-lumières à moi, mais des amies avec qui j'étais juste bien, juste moi même. Des amies qui me faisaient penser tantôt à Claudine, tantôt à Catherine, tantôt à pleins de gens importants pour moi. Et ça m'a fait du bien, god que ça m'a fait du bien ! Des amies à qui j'ai dis, god god on vire de bord c'est mon ex là-bas!, des amies qui ont dit god god viens t'en je connais une autre façon de me rendre à ce pavillon-là, des amies-sourires, tiens. Je vais les appeler comme ça, mes amies du Bacc.

Je suis juste...heureuse.

Et j'ai presque hâte à lundi matin pour revoir le gars hétéro&normal&gentil&célibataire, le seul du bacc !! Haha ! : )