Je fais mon inscription demain.
1) Enseignement de l'art dramatique au primaire et au secondaire.
2) Enseignement au préscolaire et primaire.
3) Études littéraires.
Le tout à l'UQAM.
Je suis comblée, amen. : )
10 février 2009
9 février 2009
Ouin.
J'ai trouvé ma journée ordinaire en maudit.
J'ai dépensé pleins d'argent pour acheter des roses - dont une à mon chum et une à un gars totalement random qui m'a donné un suçon qui goûtait le bonheur...alors que je devais vendre ses roses pour financer mon activité parascolaire.
Le projet de théâtre s'annonce absolument et résolument trop scolaire pour moi ; je suis déçue mais en même temps, je sais bien que ce n'est pas la dernière fois que je toucherais au théâtre et à la création, j'en suis de plus en plus certaine, même si ce ne sera sans doute pas mon domaine d'étude pour la prochaine année - au moins.
J'ai chialé ma vie à des amis de mes amis dont je ne sais pas s'ils sont suffisament fiables pour que je le fasse, j'ai bavassé comme une vraie pie et cela se pourrait fort bien que ça me retombe sur le nez mais...oh, oui, je vais le dire, je vais le dire, je m'en fouuuus !
J'ai réalisé que je ne suis pas la seule à m'inquiéter pour l'avenir avec un grand A. J'ai pleuré un peu aussi, sur mon adolescence qui part sournoisement sans que je ne puisse lui dire au revoir.
J'ai joué mon personnage dans Les amis avec une fougue inhabituelle ; je crois l'avoir enfin débusqué, cette mère aguicheuse et autoritaire, inclassable. Je suis plutôt fière de moi, surtout parce que je ne savais pas trop bien mes textes et la metteure en scène a vraiment apprécié mes efforts. Tant mieux!
Et je suis venue ici créer un nouveau blog conjoint, complémentaire à celui-là, consacré à la création littéraire.
Probablement signe que demain, tout ira bien ! : )
J'ai dépensé pleins d'argent pour acheter des roses - dont une à mon chum et une à un gars totalement random qui m'a donné un suçon qui goûtait le bonheur...alors que je devais vendre ses roses pour financer mon activité parascolaire.
Le projet de théâtre s'annonce absolument et résolument trop scolaire pour moi ; je suis déçue mais en même temps, je sais bien que ce n'est pas la dernière fois que je toucherais au théâtre et à la création, j'en suis de plus en plus certaine, même si ce ne sera sans doute pas mon domaine d'étude pour la prochaine année - au moins.
J'ai chialé ma vie à des amis de mes amis dont je ne sais pas s'ils sont suffisament fiables pour que je le fasse, j'ai bavassé comme une vraie pie et cela se pourrait fort bien que ça me retombe sur le nez mais...oh, oui, je vais le dire, je vais le dire, je m'en fouuuus !
J'ai réalisé que je ne suis pas la seule à m'inquiéter pour l'avenir avec un grand A. J'ai pleuré un peu aussi, sur mon adolescence qui part sournoisement sans que je ne puisse lui dire au revoir.
J'ai joué mon personnage dans Les amis avec une fougue inhabituelle ; je crois l'avoir enfin débusqué, cette mère aguicheuse et autoritaire, inclassable. Je suis plutôt fière de moi, surtout parce que je ne savais pas trop bien mes textes et la metteure en scène a vraiment apprécié mes efforts. Tant mieux!
Et je suis venue ici créer un nouveau blog conjoint, complémentaire à celui-là, consacré à la création littéraire.
Probablement signe que demain, tout ira bien ! : )
Cahier jaune orange
Princesse Anna m'a inspiré, avec son blog de création littéraire.
Quand je suis allée magasiner à Montréal avec des amis, j'ai fais un saut chez Urban Outfitters, probablement le seul héritage digne de ce nom de l'Ex Mythique, qui m'a fait connaître le magasin jadis.
Entre deux allées de la section décoration, alors que je m'extasiais sur les courtepointes et que je cherchais vainement un cadre aperçu des mois plus tôt, je suis tombée sur un petit cahier orange, mais pas vraiment orange, plus... jaune orange, comme je disais quand j'étais petite.
Un beau cahier jaune orange avec un couverture souple en tissu et un endroit pour y ranger un stylo, un beau cahier jaune orange en réduction qui croupissait entre deux allées de la section décoration.
Je n'ai pas pu lui résister.
Je suis en train de me créer un blog complémentaire, pour y transcrire tout ce que mon cahier jaune orange me soufflera à l'oreille.
Histoire de continuer à rêver, un peu. : )
http://cahierjaunorange.blogspot.com
Quand je suis allée magasiner à Montréal avec des amis, j'ai fais un saut chez Urban Outfitters, probablement le seul héritage digne de ce nom de l'Ex Mythique, qui m'a fait connaître le magasin jadis.
Entre deux allées de la section décoration, alors que je m'extasiais sur les courtepointes et que je cherchais vainement un cadre aperçu des mois plus tôt, je suis tombée sur un petit cahier orange, mais pas vraiment orange, plus... jaune orange, comme je disais quand j'étais petite.
Un beau cahier jaune orange avec un couverture souple en tissu et un endroit pour y ranger un stylo, un beau cahier jaune orange en réduction qui croupissait entre deux allées de la section décoration.
Je n'ai pas pu lui résister.
Je suis en train de me créer un blog complémentaire, pour y transcrire tout ce que mon cahier jaune orange me soufflera à l'oreille.
Histoire de continuer à rêver, un peu. : )
http://cahierjaunorange.blogspot.com
5 février 2009
Poly quoi ?
Je suis de la génération qui est née tout juste avant ou tout juste après (dans mon cas quelques jours seulement après) la tragédie de la polytechnique. Je connais, grosso modo, les évènements, mais je suis de la génération qui sera sans doute scandalisée de voir, dans vingt ans, un film sur la tuerie de Dawson.
Je ne suis pas trop habile avec les messages d'intérêts publics ou les polémiques, c'est pourquoi je serai brève. Je voyais tout de même la nécessité d'éclairer quelque chose, une réflexion qui me vient en tête chaque fois que je lis un article sur ce film - et dieu seul sait à quel point ils abondent depuis les derniers jours !
L'Amoureux et moi éprouvons plutôt un vif désir de voir ce film parce que Denis Villeneuve en est le réalisateur et que nous éprouvons une vive passion pour Maëlstrom, son dernier film datant de bien trop longtemps.
Enfin, je parle en mon unique nom ici parce que je n'ai pas vraiment questionné mon copain sur ses motivations à voir le film, mais le fait est que je n'étais pas née lorsque la tuerie a eu lieu, alors...je ne vois pas dans ma tête où j'étais le soir où j'ai appris la nouvelle, je n'entends pas le témoignage criant de mon amie universitaire qui fréquentait les jeunes femmes tuées, bref, je suis totalement déconnectée de la réalité de la génération qui me précède, qui fut prise d'horreur le 6 décembre 1989 et pour qui la plaie est toujours aussi sensible puisque jamais cicatrisée.
Ce que je m'éreinte à dire en fait depuis tantôt c'est plutôt...je crois que ce film est utile pour tous les jeunes comme moi qui sont dans l'ignorance de ce drame, je crois que ce film est là pour nous montrer avec finesse et justesse ce qui, en photos et en témoignage, n'est que la pointe de ce qu'il est vraiment.
Voilà. Désolée pour ce message un peu brouillon, j'avais besoin de m'exprimer sur la question. Je vais voir le film demain, par ailleurs. Peut-être que mon jugement en sera altéré, qui sait ? J'y reviendrais.
Je ne suis pas trop habile avec les messages d'intérêts publics ou les polémiques, c'est pourquoi je serai brève. Je voyais tout de même la nécessité d'éclairer quelque chose, une réflexion qui me vient en tête chaque fois que je lis un article sur ce film - et dieu seul sait à quel point ils abondent depuis les derniers jours !
L'Amoureux et moi éprouvons plutôt un vif désir de voir ce film parce que Denis Villeneuve en est le réalisateur et que nous éprouvons une vive passion pour Maëlstrom, son dernier film datant de bien trop longtemps.
Enfin, je parle en mon unique nom ici parce que je n'ai pas vraiment questionné mon copain sur ses motivations à voir le film, mais le fait est que je n'étais pas née lorsque la tuerie a eu lieu, alors...je ne vois pas dans ma tête où j'étais le soir où j'ai appris la nouvelle, je n'entends pas le témoignage criant de mon amie universitaire qui fréquentait les jeunes femmes tuées, bref, je suis totalement déconnectée de la réalité de la génération qui me précède, qui fut prise d'horreur le 6 décembre 1989 et pour qui la plaie est toujours aussi sensible puisque jamais cicatrisée.
Ce que je m'éreinte à dire en fait depuis tantôt c'est plutôt...je crois que ce film est utile pour tous les jeunes comme moi qui sont dans l'ignorance de ce drame, je crois que ce film est là pour nous montrer avec finesse et justesse ce qui, en photos et en témoignage, n'est que la pointe de ce qu'il est vraiment.
Voilà. Désolée pour ce message un peu brouillon, j'avais besoin de m'exprimer sur la question. Je vais voir le film demain, par ailleurs. Peut-être que mon jugement en sera altéré, qui sait ? J'y reviendrais.
3 février 2009
J'étais une surhumaine.
Mais comment j'y arrivais ?!
Je suis même revenue lire des messages ici pour comprendre comment j'arrivais à m'impliquer partout, avoir des bonnes notes, travailler, sortir, frencher de temps en temps et dormir.
C'est certain que, ok, avoir un chum implique plus d'implication active que frencher de temps en temps, mais pourtant !
Là je suis prise avec une liste de congé énorme, beaucoup de culpabilité et l'impression de devoir laisser tomber deux projets aux seins desquels j'avais envie d'être, par manque de temps : l'Intercollégial de théâtre et l'organisation des Fêtes Théâtrales.
Je suis déçue ! Mais avec la troupe, le cours de théâtre, mon amoureux, ma job, les travaux qui n'arrêtent pas parce qu'on est des artissss , franchement, je ne vois pas comment y arriver sans faire des choix.
Buh. Je me sens grande, je dois être responsable et ça m'énerve. Moi aussi, j'aimerais ça juste faire comme l'Amoureux, des fois, et dire je m'en fous de tout , on s'en va 1 an aux Îles Fidji et on fait de la plongée, let's go bébé, emporte nos brosses à dent, pas besoin de maillot, on va se laisser flotter tout nus dans l'océan !
Mais c'est comme pas ça, la vraie vie.
Comme pas ça pentoute, la vraie vie.
En tous cas, j'y crois pu, à l'aventure, au je-m'en-foutisme, au road-trip non préparé.
Je dois règlée ma vie au quart de tour pour arriver à la même place que tout le monde en même temps, et ce avec presque 3 jours de congé au Collège. Comment j'y arrivais l'an passé avec mes 25-27 heures de cours ? Tabarnack, je dormais quand ?! Je mangeais quand ? Je m'amusais quand ?
Pas que ce soit pas amusant, détrompez-vous, mais, je veux dire, si je m'implique plus que maintenant, quand est-ce que je prends mon temps, le mercredi, pour aller chercher mon Homme au train, qu'il m'amène souper au restaurant de son quartier miteux mais où la serveuse connait nos habitudes et nous fait des beaux sourires, je prends mon temps où pour écouter paresseusement Les invincibles tout collés dans son sous-sol où il fait trop froid avec son chien qui nous vole nos bas ? Hein ?
J'ai croisé mon ancienne meilleure amie à l'épicerie où je travaille, tantôt. Je suis certaine qu'elle ne dresse pas de liste de tâche à faire, elle. Je suis certaine qu'elle ne fait pas tous les concours et les bourses d'études en s'acrochant désespérément au rêve d'être à Montréal l'an prochain, pour peut-être éviter d'avoir mal au coeur en regardant mon calendrier d'avril dans mon agenda.
Je pense que j'ai assez donné avant, je suis pus capable, maintenant.
Fuck off.
Et je m'entraîne quand, là dedans ?
Et mon pacte, et nos promesses, hein ?
J'arrive chez moi crevée, je vais me coucher et j'emmerde mon réveil au matin.
Je veux avoir une qualité de vie malgré tout.
Ahh...ça fait du bien.
Les choix déchirants m'apparaissent moins dramatiques, finalement.
Je suis même revenue lire des messages ici pour comprendre comment j'arrivais à m'impliquer partout, avoir des bonnes notes, travailler, sortir, frencher de temps en temps et dormir.
C'est certain que, ok, avoir un chum implique plus d'implication active que frencher de temps en temps, mais pourtant !
Là je suis prise avec une liste de congé énorme, beaucoup de culpabilité et l'impression de devoir laisser tomber deux projets aux seins desquels j'avais envie d'être, par manque de temps : l'Intercollégial de théâtre et l'organisation des Fêtes Théâtrales.
Je suis déçue ! Mais avec la troupe, le cours de théâtre, mon amoureux, ma job, les travaux qui n'arrêtent pas parce qu'on est des artissss , franchement, je ne vois pas comment y arriver sans faire des choix.
Buh. Je me sens grande, je dois être responsable et ça m'énerve. Moi aussi, j'aimerais ça juste faire comme l'Amoureux, des fois, et dire je m'en fous de tout , on s'en va 1 an aux Îles Fidji et on fait de la plongée, let's go bébé, emporte nos brosses à dent, pas besoin de maillot, on va se laisser flotter tout nus dans l'océan !
Mais c'est comme pas ça, la vraie vie.
Comme pas ça pentoute, la vraie vie.
En tous cas, j'y crois pu, à l'aventure, au je-m'en-foutisme, au road-trip non préparé.
Je dois règlée ma vie au quart de tour pour arriver à la même place que tout le monde en même temps, et ce avec presque 3 jours de congé au Collège. Comment j'y arrivais l'an passé avec mes 25-27 heures de cours ? Tabarnack, je dormais quand ?! Je mangeais quand ? Je m'amusais quand ?
Pas que ce soit pas amusant, détrompez-vous, mais, je veux dire, si je m'implique plus que maintenant, quand est-ce que je prends mon temps, le mercredi, pour aller chercher mon Homme au train, qu'il m'amène souper au restaurant de son quartier miteux mais où la serveuse connait nos habitudes et nous fait des beaux sourires, je prends mon temps où pour écouter paresseusement Les invincibles tout collés dans son sous-sol où il fait trop froid avec son chien qui nous vole nos bas ? Hein ?
J'ai croisé mon ancienne meilleure amie à l'épicerie où je travaille, tantôt. Je suis certaine qu'elle ne dresse pas de liste de tâche à faire, elle. Je suis certaine qu'elle ne fait pas tous les concours et les bourses d'études en s'acrochant désespérément au rêve d'être à Montréal l'an prochain, pour peut-être éviter d'avoir mal au coeur en regardant mon calendrier d'avril dans mon agenda.
Je pense que j'ai assez donné avant, je suis pus capable, maintenant.
Fuck off.
Et je m'entraîne quand, là dedans ?
Et mon pacte, et nos promesses, hein ?
J'arrive chez moi crevée, je vais me coucher et j'emmerde mon réveil au matin.
Je veux avoir une qualité de vie malgré tout.
Ahh...ça fait du bien.
Les choix déchirants m'apparaissent moins dramatiques, finalement.
2 février 2009
Bénédiction paternelle
J'sais pas.
Ça m'a fait comme une drôle de boule dans la gorge quand mon père a dit à mon chum " quand t'es avec Amélie, je veux que ce soit toi qui conduise son char, ok ? "
Comme si mon père venait de l'accepter vraiment dans la famille, comme si, en l'autorisant à conduire mon char qui est à son nom, ça voulait vraiment dire en fait " j't'aime bin, je vois que tu prends soin d'elle, continue".
---
Ça fait qu'aujourd'hui, pour le cadre de mon cours de théâtre, je crois que j'ai renoué avec l'écriture. Ça fait du bien, ah, ça fait du bien,bien,bien ! Du gros bien pas entâché par l'amour déchirant ou les larmes sur l'encre de mon stylo. Juste des mots qui volent et qui s'entrechoquent, et pleins, pleins d'idées pour le projet final.
Je suis heureuse, vraiment.
Et toujours aussi peu certaine de mon avenir !
On aime ça. ;)
Ça m'a fait comme une drôle de boule dans la gorge quand mon père a dit à mon chum " quand t'es avec Amélie, je veux que ce soit toi qui conduise son char, ok ? "
Comme si mon père venait de l'accepter vraiment dans la famille, comme si, en l'autorisant à conduire mon char qui est à son nom, ça voulait vraiment dire en fait " j't'aime bin, je vois que tu prends soin d'elle, continue".
---
Ça fait qu'aujourd'hui, pour le cadre de mon cours de théâtre, je crois que j'ai renoué avec l'écriture. Ça fait du bien, ah, ça fait du bien,bien,bien ! Du gros bien pas entâché par l'amour déchirant ou les larmes sur l'encre de mon stylo. Juste des mots qui volent et qui s'entrechoquent, et pleins, pleins d'idées pour le projet final.
Je suis heureuse, vraiment.
Et toujours aussi peu certaine de mon avenir !
On aime ça. ;)
1 février 2009
Ça doit être mon karma.
Ou un signe.
Un avertissement.
Quelque chose comme ça.
Mais en tous cas, ça fait 3 accidents d'auto en 3 semaines et je commence à trouver ça moins drôle que le premier !
Surtout que cette fois-ci, il a fallu la police, les ambulanciers - je n'ai rien mais bon, par précaution... - et une remorqueuse.
En fait je suis surtout chanceuse d'être en vie.
Merci à l'hiver enneigée qui n'en fini plus d'être moelleuse, merci d'avoir sauvé ma petite vie de soie.
Grâce à mon accident, je me suis tout de même sauvée d'une journée à la job - je n'aurais jamais pu trancher de la viande de toute façon je tremblais comme une feuille jusqu'à la fin de l'après-midi quand j'ai eu l'accident à 9hrs30 du matin, et l'Amoureux a accouru jusque chez moi pour faire le prince charmant et me tenir compagnie.
Cela m'a aussi apporté mon lot de remontrances dans tout mon entourage - " si tu meurs, toi tu vas bien t'en ficher mais nous, nouuuuus, on va souffriiiir ! " et un accès privilégié au statut d'accidentée - " Bébé, va me chercher un verre d'eau, je suis accidentééééée ! ".
Trève de plaisanteries, j'ai eu vraiment peur. J'ai freiné trop vite dans une courbe pour laisser passer un 4X4 agressif et voilà, j'ai dérapé et j'ai fais un 360 degré dans une rue hyper achalandée pour atterir dans un banc de neige qui, s'il n'avait pas été là, camouflait des bornes de ciment. Avoir été l'été, j'étais bonne pour des tonneaux, ça c'est sûr. Merci, merci milles fois, l'hiver. Merci la vie.
J'ai senti que je perdais le contrôle de mon véhicule et c'est ça le plus terrible. Je me souviens avoir eu le temps de penser oh seigneur, je vais mourir. Et puis plus rien. J'ai fermé les yeux et j'ai attendu. Même pas capable de voir la mort de face. Mais je crois que c'est un espèce de ....réflexe ? Hein ? De fermer les yeux ? Je sais pas. J'ai eu peur. Pour vrai. J'ai eu fucking peur.
Quand ça a arrêté de tourbillonner autour de moi, je tremblais encore. Je n'ai même pas pris la peine de respirer, j'ai pris mon cellulaire et après quelques secondes, j'ai eu assez d'esprit pour le déconnecter de mon Bluetooth, d'appeler ma mère - Mom, j'ai eu un accident, moi ça va mais je suis sens inverse d'la circulation, viens t'en, ok ? , d'appeler à ma job - Madame ma boss, je viens tout juste d'avoir un accident d'auto, je pense pas pouvoir venir travailler, ok? et finalement d'appeler mon chum, en larmes - Bébé *pleurs* je *pleurs* t'aime * pleurs* je *pleurs* viens d'avoir un accident d'auto ! * sanglots *
Quand il est arrivé après que la tempête soit passée - tempête incarnée avec une justesse époustouflante par mon père, merci pour la génétique, on est tous de bons comédiens dans la famille (je lui ai même crié par la tête que j'aurai du me blesser pour qu'il soit plus compréhensif), l'Amoureux a franchi le seuil de ma porte et tout à coup, j'ai respiré un peu mieux, un tout petit peu mieux. Il m'a prise dans ses bras et m'a transporté jusqu'à ma chambre, je tremblais encore. J'ai dormi là au creux de son torse pendant des heures, à moitié éveillée à moitié rêvant, et après, après j'ai décidé que maintenant, j'allais mieux conduire et que j'allais tout faire pour que cet homme, cet homme qui dort comme un ours dans mon lit en ce moment même si on doit se lever à 5hrs tantôt, pour que cet homme reste toujours mon homme.
Un avertissement.
Quelque chose comme ça.
Mais en tous cas, ça fait 3 accidents d'auto en 3 semaines et je commence à trouver ça moins drôle que le premier !
Surtout que cette fois-ci, il a fallu la police, les ambulanciers - je n'ai rien mais bon, par précaution... - et une remorqueuse.
En fait je suis surtout chanceuse d'être en vie.
Merci à l'hiver enneigée qui n'en fini plus d'être moelleuse, merci d'avoir sauvé ma petite vie de soie.
Grâce à mon accident, je me suis tout de même sauvée d'une journée à la job - je n'aurais jamais pu trancher de la viande de toute façon je tremblais comme une feuille jusqu'à la fin de l'après-midi quand j'ai eu l'accident à 9hrs30 du matin, et l'Amoureux a accouru jusque chez moi pour faire le prince charmant et me tenir compagnie.
Cela m'a aussi apporté mon lot de remontrances dans tout mon entourage - " si tu meurs, toi tu vas bien t'en ficher mais nous, nouuuuus, on va souffriiiir ! " et un accès privilégié au statut d'accidentée - " Bébé, va me chercher un verre d'eau, je suis accidentééééée ! ".
Trève de plaisanteries, j'ai eu vraiment peur. J'ai freiné trop vite dans une courbe pour laisser passer un 4X4 agressif et voilà, j'ai dérapé et j'ai fais un 360 degré dans une rue hyper achalandée pour atterir dans un banc de neige qui, s'il n'avait pas été là, camouflait des bornes de ciment. Avoir été l'été, j'étais bonne pour des tonneaux, ça c'est sûr. Merci, merci milles fois, l'hiver. Merci la vie.
J'ai senti que je perdais le contrôle de mon véhicule et c'est ça le plus terrible. Je me souviens avoir eu le temps de penser oh seigneur, je vais mourir. Et puis plus rien. J'ai fermé les yeux et j'ai attendu. Même pas capable de voir la mort de face. Mais je crois que c'est un espèce de ....réflexe ? Hein ? De fermer les yeux ? Je sais pas. J'ai eu peur. Pour vrai. J'ai eu fucking peur.
Quand ça a arrêté de tourbillonner autour de moi, je tremblais encore. Je n'ai même pas pris la peine de respirer, j'ai pris mon cellulaire et après quelques secondes, j'ai eu assez d'esprit pour le déconnecter de mon Bluetooth, d'appeler ma mère - Mom, j'ai eu un accident, moi ça va mais je suis sens inverse d'la circulation, viens t'en, ok ? , d'appeler à ma job - Madame ma boss, je viens tout juste d'avoir un accident d'auto, je pense pas pouvoir venir travailler, ok? et finalement d'appeler mon chum, en larmes - Bébé *pleurs* je *pleurs* t'aime * pleurs* je *pleurs* viens d'avoir un accident d'auto ! * sanglots *
Quand il est arrivé après que la tempête soit passée - tempête incarnée avec une justesse époustouflante par mon père, merci pour la génétique, on est tous de bons comédiens dans la famille (je lui ai même crié par la tête que j'aurai du me blesser pour qu'il soit plus compréhensif), l'Amoureux a franchi le seuil de ma porte et tout à coup, j'ai respiré un peu mieux, un tout petit peu mieux. Il m'a prise dans ses bras et m'a transporté jusqu'à ma chambre, je tremblais encore. J'ai dormi là au creux de son torse pendant des heures, à moitié éveillée à moitié rêvant, et après, après j'ai décidé que maintenant, j'allais mieux conduire et que j'allais tout faire pour que cet homme, cet homme qui dort comme un ours dans mon lit en ce moment même si on doit se lever à 5hrs tantôt, pour que cet homme reste toujours mon homme.
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