9 septembre 2009

Brouillons de vie

J'ai croisé Minou dans le train, en revenant de l'université. On s'est dis quelques mots, du genre, Salut, as-tu besoin d'un lift ? Non, ma mère s'en vient, bye. Ok...euh, tu veux pas me parler ? Non, non, oui mais on se voit à la job samedi, Amé...

J'ai pleuré les 20 minutes qui me séparaient du train à ici, mais là, ça va. Je me sens un peu tout croche, parce que je lisais Borderline encore dans le train, et je me disais god, god, des fois je me dis que c'est tellement nous, ça, Borderline.

Surtout ce passage-là :

« Ça va trop vite dans ma tête, il faut que je respire, j'ai l'impression que quelqu'un tire sur un harnais et veut que je t'étouffe, il ne faut pas que je perde mes nerfs, il ne faut pas, jaurai tellement besoin qu'il me chante une chanson qui me tiendrait au chaud, c'est aussi con que ça, qu'il me berce dans ses bras, qu'il me dise que tout va bien aller, que je suis sevrée, que je suis une grande fille, qu'il sera toujours près de moi, j'aurai besoin qu'il me dise tout ça en introduisant trois doigts dans ma brèche et en léchant mes joues. UN peu de mots, un peu de peau, un peu d'amour, un peu de Quik. »

Goddd. God,God, God.

Anyway...ce midi à la COOP avec ma nouvelle amie Amélie on s'achetait des cahiers & des crayons parce que la file pour acheter les vrais manuels s'étendaient presque sur trois fucking pavillons, et je suis tombée sur un petit cahier avec pleins de pages qui s'étendaient sous lui, vierge de tout mot sauf de trois : Brouillons de vie.

En plein au centre de la couverture de cuir noir, en blanc, un peu barbouillés. J'ai presque eu envie de pleurer et de rebaptiser mon blog Amélie et ses brouillons de vie. Ça sonne bien vous trouvez pas ? Amélie et ses brouillons de vie.

Ça fait que je l'ai acheté même si j'avais pas d'argent parce que ça se pouvait pas, un cahier comme ça juste pour moi, fallait que je l'achète.

Ce soir je fais des devoirs - enfin ! -et j'écoute Sophie Paquin avec ma maman - enfiiin !

Mon amie-lumière-lucide, Any, elle a dit qu'elle trouvait ça bien que Minou prenne ses distances. Enfin ! Il le prend son maudit temps ! Tu t'attendais à quoi, à ce qu'il te saute dans les bras et t'embrasse ? Vous êtes pu supposés être ensemble, Amé, vous êtes pu supposés vous sauter dans les bras et de vous embrasser, ça fait que moi je trouve que c'est tellement une bonne chose, là, God.

Ouin. Elle a raison.

En attendant, en attendant...mes trèfles poussent de plus en plus haut, je comprends de mieux en mieux le fonctionnement de Moodle le logiciel démoniaque de l'UQAM, mes profs sont géniales et j'adore les cours - j'adore ? C'est un mot un peu faible ! , je vais faire une présentation sur mon amie-princesse Anna et j'ai déjà annoncé mes couleurs à ma nouvelle équipe de travail dont ne fait pas partie ma nouvelle-amie, j'ai dis moi je suis un peu freak de la perfection, je vais raturer refaire relire retranscrire recommencer et je vais peut-être vous faire chier, mais je suis gentille quand même en général.

Ils ont dit ok en riant mais je pense qu'ils savent vraiment pas à quoi s'attendre, god.

Parce que s'il faut que je me lance à corps et à âme perdue dans mon programme pour m'occuper l'esprit en attendant qu'il se vide de Marc, ben je vais le faire !!! Watch out !

8 septembre 2009

Un statut facebook imaginaire

Si j'étais assez game : Amélie & le guts d'écrire un courriel à un gars dont elle a aimé la lecture de son blog & d'avoir peut-être une date avec lui bientôt bientôt !

La grande école

WOW ! : )

Les cours ont l'air vraiment chouettes, on doit trouver un livre jeunesse-un film-un lieu-&-une chanson coup de coeur à faire découvrir à tout prix à des futurs enseignants.

J'ai mangé avec des nouvelles amies dans un petit parc près de l'UQAM où il y avait des jeux d'échecs géants, et où un monsieur bizzare est venu nous parler pour finalement nous quêter un 10$ que je n'avais pas. J'ai pris le métro & le train toute seule comme une grande, et finalement ce soir, j'étais tellement épuisée que je me suis endormie dans le train. Je pensais pas ça possible avec tout mon énervement du matin, mais finalement, le réveil à 5hrs AM aura eu raison de moi !

Je crois que je vais aimer vraiment vraiment mon programme ! : ) Mes collèges ont l'air très sympatiques même si je n'ai pas parlé à beaucoup d'entre eux encore. Je raconte mon histoire d'initiation râtée à qui mieux-mieux, ça aide à briser la glace, haha ! : ) Évidemment, je suis en équipe dans mon cours d'intégratin avec une fille - LA SEULE - avec qui je ne voulais vraiment tellement pas être, mais bon. Le hasard en a décidé ainsi ! C'est pas grave !

Là, je m'en vais fouiller sur le blog de Princesse Anna pour trouver des idées de livres & de lieux culturels stimulants pour les enfants ! J'ai tout de suite pensé à toi quand la prof a présenté le travail, haha ! : )

À part ça ? Pas d'appels à Minou ni de messages textes ni rien-du-tout, aujourd'hui. Et on ne s'est pas croisés dans le train. Espérons que ça sera comme ça jusqu'à samedi, oh oui.

Je vais mieux, un peu. Le début de l'école me redonne le goût de juste...vivre. : )

7 septembre 2009

Sevrage obligé

Il a dit, ouais je suis allé au Red Lite hier, j'ai pris de l'ectasy, ouais, c'était cool.
J'ai dis, ok...t'as-tu frenché ? et j'ai vraiment eu l'impression d'avoir 15 ans again.
Il a dit, Amé...ça te regarde pas, maintenant, si je frenche. Je veux du temps, et prendre du temps ça veut dire qu'on prend du temps chacun de notre côté.
J'ai dis en pleurant presque pas tu me manques de respect, Marc, ça peut pas continuer comme ça, tsé.
Il a dit, je sais...

J'ai pleuré un petit peu plus quand on a parlé de l'université, j'avais beaucoup beaucoup d'angoisses & de peurs et je paniquais vaguement et il a dit, il a juste juste dit, Amé, on a tous commencé l'université un jour, tu vas voir après une semaine ça va aller mieux !
Il arrêtait pas de tousser et franchement, m'avoir téléphoné, ça avait l'air de l'emmerder royalement.

J'ai pensé à mon amie-lumière-beige qui se plaint toujours que son chum agit comme ça et moi j'avais jamais vraiment compris parce que Minou il était toujours aux petits soins avec moi mais là, oh, j'ai compris. J'ai tout compris. Et je sais pas comment on fait pour vivre avec ça.

Alors là, c'est vrai, c'est vrai vrai vrai. Plus de messages, plus de messages textes, plus de courriels, plus de coups de téléphones, jusqu'à notre dernier spectacle. On va se voir les fins de semaine à la job, et c'est tout. C'est-tout. C'est-tout-c'est-tout-c'est-tout-c'est-tout.

Claudine m'a dit, moi aussi ça m'est arrivé, j'avais trop d'orgueil pour en parler, mais quand j'essayais de m'en sortir, je faisais n'importe quoi, quand j'avais le goût de lui parler, je cachais mon cellulaire, je brossais mon chien, je prenais 10 douches par jour, je me maquillais je me démaquillais je m'occupais les mains & l'esprit, il faut que tu fasses ça Amé, un jour tu vas voir tu auras même pu envie de chercher pourquoi tu fais ça au lieu de lui parler, tu vas voir.

Ouff.

Mon bordel

J'ai ouvert les tiroirs à grande volée et j'ai vidé tous leurs contenus sur mon lit. J'ai trié, j'ai jeté, j'ai pleuré au passage, j'ai souri, j'ai eu envie de revenir à ces moments-là, ces moments disparus, j'ai jeté les notes de cours sur le théâtre grec et j'ai comme eu un pincement au coeur - ça fait quand même deux ans que j'étudiais là-dedans, hein. Ça va faire tout drôle.

J'ai fais de la place pour ma nouvelle vie, j'ai lavé, j'ai dépoussiéré, j'ai rangé quelques souvenirs de Marc - je n'avais plus de places sur les bureaux. Je n'ai pas enlevé encore les photos, ni rangé les toutous, ni même jeté rien du tout de ce qui nous reliait ou qui me fait pensé un tantinet à lui, je les ai caché dans un tiroir près du plancher, un tiroir que je n'ouvre jamais jamais : photos, albums, shooter de voyage, vieux kodak jettable à faire développer, voilà, dans ce bas tiroir.

Mais je ne me sens pas mieux, maintenant.

Oh, et puis

Aujourd'hui, le 7 septembre, ça aurait fait encore un mois de plus, nous deux.

Je sais pas s'il va y penser quand il va frencher lui aussi d'autre filles, ce soir, en fait ce matin, cette nuit, présentement même.

Mais il a quand même raison quand il dit « Et puis toi, tu ne m'as pas manqué de respect quand tu es retournée voir l'Ex Mythique ? »

Oui, oui, il a raison.

Mais quand même...

J'ai le coeur à côté de moi

Je l'ai posé sur ma table de chevet. Ça me fait juste trop mal. J'ai dansé dansé dansé jusqu'à ce que mes orteilles demandent pitié, jusqu'à ce que même si mes cheveux étaient restés beaux - je les ai lissé finalement! - et qu'il y avait ce gars, là-bas, qui s'en venait vers moi...

Il était 2 heures AM quand j'ai commencé à avoir mal à toi, au beau milieu de la piste de danse. Deux amies-lumières embrassaient à qui mieux mieux des inconnus et moi, j'ai repoussé le mien. Non, non, merci, non, vraiment, je suis certaine, ça ne me tente pas.

Je suis allée m'asseoir un peu dehors, il faisait froid, il y avait des gyrophares de voitures de police partout, et j'ai ri un petit peu, et j'étais contente d'avoir écouté ma mère et de n'avoir pas pris une goutte d'alcool - des virgin ceasars à la place.

J'ai eu tellement tellement envie que tu sois là juste pour me blottir contre toi, juste pour me coller contre ton coton ouaté, juste pour te dire ok chat, est-ce qu'on s'en va là ?, juste pour que tu m'ouvres grands grands les bras en arrivant ici, dans mon lit, juste pour que tu reviennes dans ma vie pour de vrai , pas juste à temps partiel.

Au lieu de ça, je suis retournée danser danser danser encore, en priant pour que tu te sois assoupi et que tu n'ailles pas eu la force de te rendre jusqu'au rave, parce que tu as la grippe, parce que toi quand tu es malade c'est intense, alors j'ai espéré vraiment fort.

J'espère toujours, d'ailleurs.