10 mars 2010

Les Invincibles

C'est vraiment une histoire d'amour entre Minou et moi, ça. Une de plus.

Les Invincibles.

Notre premier «projet» ensemble, un peu petit mais bon, On va écouter les deux saisons des Invincibles ensemble et secrètement, on pensait et peut-être qu'on sera encore ensemble pour écouter la troisième, cet hiver.

On a passé notre premier été collés dans ma maison trop froide à cause de l'air climatisé, à rire, pleurer, se disputer un peu parce que caliss, Carlos ! et je suis mi-figue, mi-raisin, pis je peux pas laisser ma brosse à dent chez vous, je panique, ahhh !

Et ce soir, Amie Lumière m'a prêté la bande sonore, je l'écoute et je pense à lui.

Ouin.

On va dîner demain, et peut-être qu'on va voir un show samedi.

Et...et...je m'ennuie.

Pis j'ai même pas fini de vous raconter le reste de l'histoire.

Mais bon...

9 mars 2010

Aléatoires

1. La charmante cousine de Minou m'a écrit un petit mot sur Facebook, je me sens toute drôle, j'ai envie de me coucher par terre en position foetale et pleurer,pleurer,pleurer,pleurer,pleurer...

2. Gribouillis (http://petitsgribouillisdevie.blogspot.com/) comme future voisine, je sens que mes montréalaiseries vont être...plus que flyées !

3. Minou m'a téléphoné tantôt, juste avant d'aller à son cours. Il avait une drôle d'intonation dans la voix, une intonation de comme quand il était mon Minou légitime. Arrête, c'est pas grave que tu m'aies réveillé hier...ni ce matin. C'est correct. Weird.

4. Encore plus weird, il a enlevé sa "/$%/Q$?$%&"W de photo de profil Facebook avec sa "/$/Q?$ de blonde et l'a remplacé par une photo qui fait vraiment, vraiment, vraiment plusse «lui».

5. J'aime TELLEMENT ma nouvelle job, que je crois avoir trouvé ce que je vais faire cet été : 40hrs/sem. chez Bureau en Gros au fantastique Centre des Copies, et toute la fin de semaine à mon ancien emploi, comme meunière. 2 jours / sem. avec Minou, pas trop pour nous tomber sur les nerfs, juste assez pour que mon plan fonctionne.

Faut vraiment que je vous raconte l'intégrale, seigneur.

7 mars 2010

Du gros n'importe quoi

Je fais un travail à la dernière minute, comme toujours.

Mais là...

Je m'apprête à parler de l'énonciation de la mort dans la littérature (je suis mort, beau paradoxe) en faisant un lien avec...ça.

http://www.youtube.com/watch?v=qk8Pv1VJaYU&feature=player_embedded

C'est sûr que ça vous dit quelque chose.

Montaigne, Rabaté et Projet Orange.

Ça va être original, en tous cas.

C'est tellement n'importe quoi. Je ris toute seule comme une crazy bitch devant mon ordinateur depuis au moins 10 minutes, je me passe la toune sur repeat et je chante, SOUDAIN MA VIE EN ÉCLATS DE VERRE, MA LEÇON EXEMPLAIRE EN HÉRITAGE...

Mouain.

La question du jour

François... dit :
Pourquoi tu t'acharnes à gérer ta vie sur des coups de tête quand c'est justement le moment de pas se tromper?

Ouin.
Bonne question.
Ça concernait plus spécifiquement l'appartement, mais messemble que ça s'applique à l'ensemble.

Ouin.
Maudite bonne question...

Bon, bon, bon. Petite correction, après que François eut lu ceci.


François... dit :
J'ai plugué ça pendant qu'on parlait d'appart, mais je parlais bel et bien de + qu'une chose :P

Of course, of course.
Pour une fois que je saisis les sens cachés et les messages subliminaux... ;)

Minou et encore des mots

Quand Minou a fini par reprendre un peu sa contenance, sa première réaction a été ouin, je peux pas faire ça, lui mentir comme ça...je vais aller la voir.

Je me suis contentée d'hausser les sourcils, et on a éclaté de rire. On a démarré ma voiture et on est parti vers le théâtre, ma main dans ses cheveux, encore. Sa main à lui contre ma cuisse. On s'est perdu à Montréal parce que tsé, hein. Merci à mon légendaire sens de l'orientation.

Et c'était...juste...si naturel, d'être comme ça, ensemble. De se taquiner doucement, Minou tu sais même pas où on est, avoue-le donc, c'est pas grave si tu as pas le gêne masculin de l'orientation, on peut demander dans une station-service, hihihi !

On a descendu - ou monter, je sais pas - la Ste-Catherine au complet, il est loin le théâtre Denise-Pelletier, il est vraiment loin de la civilisation - hahaha. Comme on était en retard, on a évidemment trouvé un stationnement à deux pas de l'endroit en deux secondes, comme si la vie était de notre côté, pour une fois - et c'est même pas sarcastique !

La pièce était...étrange. Profondément déprimante. On est resté scotché à nos sièges, un peu terrassé, je crois. Une petite mort. Quand on est sorti, on ne parlait pas, la tête pleine de cette froideur, quand Minou a dit... Ouin. Messemble que je m'ouvrirai les veines, viens-tu ?

Cascades de rire, sortie de la torpeur, avec mon ventre qui commençait à crier famine, parce que rappelez-vous, nous avons escamoté le souper au profit d'une séance de thérapie, fausse barbe de Freud incluse. Dans l'auto, Minou remarque que nous sommes à...hum, à peu près deux rues de l'appart de sa «blonde». Je devrais vraiment aller la voir...

Ce à quoi j'ai répondu, tiens, regarde, l'embranchement pour la 20 est ici !

Regards complices, il prend l'autoroute, et me dit C'est pas avec elle que j'avais envie d'être ce soir...est-ce que c'est grave ? Je hausse les épaules, le coeur qui manque un battement, littéralement. Ben...oui, c'est grave. Mais pas pour moi. Une main sur ma cuisse. Merci.

On parle de tout et de rien, main dans les cheveux encore et encore. Son parfum qui prend toute la place dans le petit habitacle de ma voiture. Je suis si proche de lui que je sens l'odeur de sa barbe que j'aimais tellement, et c'est encore tellement naturel.

Sont venues ensuite les petites confidences. Je suis pas mal distant avec elle ces temps-ci, pis elle me mets encore plus de pression quand elle s'aperçoit que je suis distant...Je sais pas, je pense que j'ai besoin de temps.

Je n'en pouvais plus. Je me suis raidie, et c'est sorti tout d'un coup : Minou, es-tu vraiment surpris que ça arrive ? Sérieusement...quand on s'est laissé pour la première fois en juillet, tu avais besoin de temps, on en a jamais pris. En octobre, quand tu t'es décidé à finir ça pour de bon, la première chose que tu as trouvé à faire, c'est de commencer une histoire avec elle ! Tu as JAMAIS pris le temps, Minou ! JAMAIS ! Et tu t'étonnes que ça foire comme ça ?!

Petit regard surpris de mon ex. Faut dire que...bon, c'est pas trop dans mes habitudes de dire des trucs comme ça, vous en conviendrez. Mais un moment donné...crisse, ça suffit !

Ben non...je suis pas vraiment surpris...mais tu le sais...aussitôt que je suis tout seul, je m'ennuie d'elle, alors...

Attends un peu, là. Tu t'ennuies d'elle ou tu es juste pas capable d'être tout seul ? Tu t'ennuies vraiment d'elle ou simplement d'avoir quelqu'un à côté de toi ? Parce que je crois pas que ce soit spécifiquement d'elle que tu t'ennuies...

Rire sarcastique de la part de Minou. Si tu savais de quoi je m'ennuie...

J'ai choisi d'ignorer la dernière réplique. Commence don par être bien avec toi-même, tout seul, à juste vivre avec toi-même, et après tu penseras à t'investir dans une relation, siboire!

Sur les entrefaits, nous arrivions chez lui. J'en profitais donc pour demander des nouvelles de sa famille - qui me manque tellement. Gros gros pincement au coeur quand il me dit que sa maman ne va pas mieux, qu'en fait elle va bien pire.

Il se stationne près de chez lui, puis est-ce que je peux allumer la lumière dans ta voiture?

...Euh oui, pourquoi?

Aveuglement causé par l'ouverture brutale de la lumière au plafond. J'ai juste envie de te regarder deux minutes.

Et pendant deux minutes, on s'est regardé, les yeux dans les yeux, mes yeux pleins d'eau, et je jurerais que les siens aussi. Puis, sans un mot, il a pris son sac et s'est apprêté à sortir de ma voiture quand...(je rougis encore de ma stupidité chronique)

Amélie - Ben là, bébé ! Mon bi !

Eh oui. Je lui ai réclamé un baiser.

...

...

MAIS FUCK. Je veux dire ! J'ai aucune excuse. C'est sorti de nulle part, probablement des fins fonds de moi, de l'Amélie qui, l'espace d'une seconde, a véritablement cru que c'était une ellipse temporelle. Toute la soirée, se parler, se toucher, s'appeler par nos petits noms... J'ai été mystifiée.

La réaction de Minou a été instantanée : il s'est assis de nouveau dans la voiture, a claqué la porte et a dit mais,mais, Amé! Je peux pas te donner un bi ! On est pu ensemble !

Balbutiements totalement ridicules, mais non mais je sais ! Je sais ! Quand je parle de bi, euh, je veux dire, bec ! Un bec ! EUH non, ben pas un bec mais plutôt deux becs, tsé deux becs comme deux amis se donnent quand ils se voient ?

Ton interrogatif inclus.

Il s'est approché doucement et...

Vous savez, la scène finale, dans Amélie Poulain ? Celle où ils s'embrassent un peu partout, à des endroits ciblés, et que c'est juste trop beau pour que ça soit vrai ? Ben, remake dans ma voiture en ce jeudi 11 février 2010.

Sauf pour le vrai de vrai baiser, évidemment.

Après ce petit moment volé, il s'est pris la tête entre les mains, Mais je t'aime pu Amé...

Yeah, right. Fuckin' right.

C'est correct, Minou, c'est correct.

Il a levé la tête, et Ah, je suis tellement mêlé...

On s'est quitté sur un prends-soin de toi, ok ? Promets que tu vas prendre soin de toi. Je pars pas avant d'avoir une promesse.

Je l'ai regardé marcher vers sa maison, et j'ai même pas éclaté en sanglots. Je crois que j'étais juste...over les larmes.

6 mars 2010

Minou en milles et milles mots

Ok, je sais même plus où j'étais rendue.

Mais il se passe trop de choses pour que je garde ça pour moi.

Et comme mes amies refusent d'en entendre parler...


Minou, il va pas bien, ces temps-ci. Après avoir menti à sa blonde, dans ma voiture, il me semble que ça fait une petite éternité de ça, la blonde en question s'est mis à hurler - littéralement. Je ne voulais pas entendre, je vous jure que je ne voulais pas, mais je veux dire...je pouvais pas ne pas entendre.


« C'est ça, tu me fuis maintenant ? C'est quoi ton problème? Je t'ai attendu toute la journée à l'UQAM, je t'ai cherché partout, poireauté comme une crisse de tarte, pendant que toi tu faisais je sais pas quoi ! La communication dans un couple, Minou ! La communication !! Tu as peur de moi ou quoi ? Je sais que tu penses que je suis fru à cause du courriel que tu lui as envoyé (note de la rédaction : ce lui-là, c'est moi) mais tu sais comme moi que c'est pas juste ça !! La communication dans un couple, Minou !!! »


En tous cas...ça se décrit difficilement, mais elle était vraiment hystérique, elle criait, elle sacrait, faudrait que je vous l'imite - si je vous vois un jour, vous me le demanderez, c'est plutôt drôle en fait.


Ce qui l'est moins, c'est quand Minou a lui aussi pété une coche, larmes incluses.


« Làlà Émilie, arrête ! Ça va pas bien ces temps-ci, tu me fais RUSHER ! Arrête ok ? Je...j'ai besoin de temps. (Note de la rédaction : AH BEN TABARNACK. ) J'ai besoin d'être...tout seul. »


Bon. Même la plus pokerface des filles n'auraient pu résister à ouvrir bêtement la bouche, façon je-suis-interloquée-en-crisse. Je suis supposée faire quoi ? Réagir comment ?

Bon. C'était probablement pas la meilleure chose à faire mais j'ai un peu saisi l'occasion de jouer à la fille-cool-et-compréhensive : j'ai détaché la ceinture de Minou, qui pleurait et qui se faisait encore enguirlander par Émilie (le festival des reproches, je vous jure), et il s'est collé tout contre moi, et moi je lui flattais les cheveux et je jouais avec ses lobes d'oreilles et je me disais, ayoye, ayoye, ayoye...

Quand il a fini par raccrocher - ou plutôt, par se faire raccrocher la ligne au nez , on est resté là longtemps, en silence. Puis j'ai dit, Ok,parle-moi. Qu'est-ce qui se passe ?

« Il se passe que ça feel pas. Je trouve ça dur, ces temps-ci. Je m'ennuie de toi...de la simplicité qu'on avait. Je veux dire...j'ai pas une session cool, j'aime pas trop mes cours et je suis découragé, je me demande dans quoi je me suis embarqué en pensant que j'allais être un jour un comédien, je suis tout le temps déprimé et puis tsé...Émilie...elle pense que je serai pas capable, et pis, tsé, mes notes...elle trouve pas ça suffisant, un B- comme moyenne, je sais pas trop, je me sens toujours minable quand elle est là, déjà que je me questionne à la base, c'est comme pas évident. Elle me met beaucoup de pression, elle voudrait que je vienne vivre avec elle, qu'on aille chaque fin de semaine chez ses parents, mais moi j'ai juste...pas envie de la voir.»

Ok. C'est méchant, et je vais l'assumer : j'ai ressenti une pointe de joie quand il m'a avoué qu'il était pas heureux.

Osti que je suis bitch, hein ?

Pour compenser, j'ai passé l'heure suivante à le réconforter, à rire avec lui, à flatter vigoureusement ses cheveux, à me dire qu'on était don ben perdu tous les deux pour se retrouver dans un moment comme ça, dans mon char plein de buée même pas parce qu'on frenche.

2 mars 2010

Seigneur

Minou est parti de chez moi lundi matin très, trop tôt. Je l'ai regardé marcher vers la voiture le coeur gros, mais un peu léger - beaucoup léger. J'avais les dents et la bouche mauve, les cheveux en bataille, un gros point d'interrogation dans les yeux.

Je me demandais juste quand j'allais le revoir.

Parce que les autres questions, il les a toute élucidé. Toutes, une par une, gorgée après gorgée, larmes après larmes, main dans la main.

Il faisait froid dans ma cuisine ce matin-là. Je crois que je vais m'en souvenir toute ma vie.

Maintenant, je ne sais plus par où commencer tant l'histoire me semble compliquée et tant j'ai négligé mon blog.

Je vais commencer par le commencement...