Je suis allée voir Mange, prie, aime un peu par hasard, en finissant de travailler. Mon cellulaire a sonné, viens au cinéma, je m'en vais voir ça avec mes soeurs et ma mère, et comme la famille de Marie Minou est ma famille préférée (à l'exception de la mienne), alors, j'ai décidé d'y aller.
Je sais pas trop quoi en penser. J'étais assise dans la salle, je contemplais l'histoire fabuleuse de Liz qui a décidé d'enfin s'écouter et de vivre, et je mettais en perspective ma propre vie, mes propres peines, je réfléchissais doucement à mes vieilles tristesses et à mes peurs chroniques et à mon incertitude et à la tiédeur que je ne laisse jamais, jamais m'envahir...
Et j'ai pas trouvé encore de réponses à mes questions silencieuses. Quand est-ce que ça fini, la peine ? Quand est-ce qu'on pardonne, quand est-ce qu'on arrête de juste apprendre à vivre avec la peine, quand est-ce qu'on l'évacue - ou juste qu'on la transforme en quelque chose de mieux ?
Quand est-ce qu'on arrête d'espérer en quelque chose en quoi on ne croit plus vraiment ?
24 août 2010
23 août 2010
Ma vie montréalaise est plate
Je sais pas quoi faire.
Je suis là, je contemple mon appartement coloré et propre, ma chambre placée, et le calendrier : 2 semaines complètes avant le début des cours.
S'en suit une légère détresse et une panique imminente.
VOUS FAITES QUOI À MONTRÉAL QUAND VOUS ÊTES EN VACANCES ?!
Je suis là, je contemple mon appartement coloré et propre, ma chambre placée, et le calendrier : 2 semaines complètes avant le début des cours.
S'en suit une légère détresse et une panique imminente.
VOUS FAITES QUOI À MONTRÉAL QUAND VOUS ÊTES EN VACANCES ?!
14 août 2010
Questionnement existentiel
Je me demande parfois si je suis une bonne amie.
Si je dis les bons mots aux bons moments, si je sais ouvrir mes bras quand il le faut pour juste consoler sans rien rien ajouter aux larmes et aux petits drames, si je réagis de la bonne manière, si, si, si...
J'essaie surtout de ne pas ramener constamment la discussion à moi, parce que fuck que ça m'énerve, quelqu'un qui fait ça. Malheureusement pour mon entourage, j'ai souvent des anecdotes divertissantes à raconter et, well, je vole parfois la vedette.
Chaque jour je mesure la chance que j'ai d'avoir des amis-lumières si formidables autour de moi en sachant très bien que peut-être, du jour au lendemain, ça peut s'arrêter.
Si je dis les bons mots aux bons moments, si je sais ouvrir mes bras quand il le faut pour juste consoler sans rien rien ajouter aux larmes et aux petits drames, si je réagis de la bonne manière, si, si, si...
J'essaie surtout de ne pas ramener constamment la discussion à moi, parce que fuck que ça m'énerve, quelqu'un qui fait ça. Malheureusement pour mon entourage, j'ai souvent des anecdotes divertissantes à raconter et, well, je vole parfois la vedette.
Chaque jour je mesure la chance que j'ai d'avoir des amis-lumières si formidables autour de moi en sachant très bien que peut-être, du jour au lendemain, ça peut s'arrêter.
Juste pour vous dire
Des fois - mais plus souvent qu'autrement, j'écris aussi sur ce blog collectif dont je suis (fièrement) la tête pensante derrière le projet : Hochelanuit, un blog qui regroupe quelques modestes auteurs habitant dans la luxuriante contrée des putes et des seringues.
http://hochelanuit.blogspot.com/
Allez faire un tour !
Je monologue pas mal ces temps-ci mais avec l'automne qui approche et l'école qui recommence, j'ose croire que mes amis commenceront un jour à écrire aussi.
Si vous êtes citoyens et que vous êtes intéressés par le projet, contactez-moi ! :) hochelanuit@gmail.com
http://hochelanuit.blogspot.com/
Allez faire un tour !
Je monologue pas mal ces temps-ci mais avec l'automne qui approche et l'école qui recommence, j'ose croire que mes amis commenceront un jour à écrire aussi.
Si vous êtes citoyens et que vous êtes intéressés par le projet, contactez-moi ! :) hochelanuit@gmail.com
When I was a little girl...
J'avais 13 ans. Je sautais sur mon trempoline avec ma presque soeur en rigolant. Mon bracelet de pieds se brise et les billes roulent et sautent au rythme de nos propres corps.
Je m'arrête dramatiquement, ça veut dire qu'on peut faire un voeu, on prend des billes, on fait un voeu et on les jette derrière nos épaules sans regarder où elle tombe !
J'étais déjà théâtrale.
Je déclare qu'avant mes 21 ans, je vais avoir embrasser...hihihi...Cousin de mon Amie.
La presque soeur, elle, déclare qu'avant mes 21 ans, je vais avoir embrasser...hihihi...mon Voisin.
Ce matin, je prenais ma douche et je sais pas pourquoi mais je pensais à ça.
Je vais avoir 21 ans dans cinq mois et fuck, je sais pas ce que la petite Amélie de 13 ans pensait qu'elle allait être rendue là, mais je trouve ça un peu triste de ne pas être en mesure de réaliser son souhait.
13 août 2010
J'étais là, assise autour de la petite table, le coeur battant parce qu'on perdait au Cranium mais pas de beaucoup, et je me suis dit que fuck, la prochaine fois qu'un gars allait entrer dans ma vie, il allait avoir des croûtes à manger pour accoter mes amis et être aussi merveilleux et parfaitement imparfaits qu'eux.
C'est décidé : mon prochain chum va devoir être capable de gérer du bingo de nuit, des gone wild road trip des mardis soir et s'adapter avec mes amis-lumières. Il va devoir aussi m'aimer à l'infini, moi et mes hanches trop rondes et mon bedon rebondi, moi et mes crises d'hystérie et mon surplus d'amour.
Voilà.
C'est décidé : mon prochain chum va devoir être capable de gérer du bingo de nuit, des gone wild road trip des mardis soir et s'adapter avec mes amis-lumières. Il va devoir aussi m'aimer à l'infini, moi et mes hanches trop rondes et mon bedon rebondi, moi et mes crises d'hystérie et mon surplus d'amour.
Voilà.
5 août 2010
« Tu es due pour blogger »
Je pensais pas que ça pourrait arriver, vivre sans Marc-André et me sentir aussi bien, complète et heureuse. J'y croyais juste pas. Il me semblait que l'équation serait toujours bancale, que la vie n'aurait jamais de sens, que je ne serai plus jamais en équilibre.
Oh, well, je n'affirme pas que je suis en équilibre - est-ce que ça se peut vraiment?, mais je peux à tout le moins affirmer que ça va drôlement bien depuis quelques semaines.
Chaque seconde où je pense à Marc, je m'occupe les mains, les jambes, l'esprit. J'ai relu tous mes Harry Potter, je les recommence en anglais dès demain, du premier au septième. J'écoute des films comme une folle. Je bois du vin et je m'en fous un peu, de pas maigrir pour le moment. Je bois du vin qui goûte le paradis et je me sens bien.
J'ai une nouvelle amie merveilleuse. Elle s'appelle Marie Minou et je crois que c'est la première fois que ça m'arrive, un fuckin' coup de foudre amical (sauf avec Kariann, long time ago.) C'est la première fois que je deviens aussi rapidement amie avec quelqu'un, sans le stade des moments hésitants et des réserves, du genre « je lui raconterai pas ma vie elle va croire que je suis folle ». C'est plutôt, ouais, je suis folle, voilà. Et tant mieux, je crois qu'elle est aussi folle que moi.
Que je puisse me sentir moi-même aussi rapidement avec une personne, on dirait que ça me réconforte sur la vie en général. Sur le fait que, ouais, avec Marc-André aussi, c'était ça. Du jour au lendemain, il a basculé dans mon existence et il a brouillé toutes les cartes. De savoir que ça se peut encore, à un autre niveau, certes, mais que ça se peut...on dirait que ça me donne le courage de continuer à ne pas le voir.
Refuser ses invitations. Ne pas regarder le profil de sa fuckin' laide blonde - parce qu'elle est laide. Sérieusement. Elle est laide. Ok, elle a un plus beau corps que moi mais elle est laide. BON. Ne pas répondre au téléphone quand c'est lui. Ne pas penser à lui quand je suis triste...ou presque pas. En fait, le plus dur, c'est de ne pas penser à lui quand je suis heureuse. Je sais qu'il serait content de savoir que je vais bien, mais si je lui dis, j'irai mal ensuite. C'est tellement vicieux, comme cercle, comme relation.
Alors voilà. Je fais des choses totalement crazy et ça me fait du bien. Ma job me plaît toujours autant, j'ai jamais autant eu hâte à l'université que maintenant, d'avoir un lit à l'appart du bonheur, je peux plus attendre, je vous jure ! J'envisage la vie montréalaise d'un oeil gourmand. Ça sera parfait, juste...parfait. Avec la BFF, la Coloc, les Voisins, Marie Minou. Wow. Dans mon appart plus que coloré.
Il me semble que Marc-André, lui, n'a plus aucune place dans ma nouvelle vie.
C'est bien, non ?
Oh, well, je n'affirme pas que je suis en équilibre - est-ce que ça se peut vraiment?, mais je peux à tout le moins affirmer que ça va drôlement bien depuis quelques semaines.
Chaque seconde où je pense à Marc, je m'occupe les mains, les jambes, l'esprit. J'ai relu tous mes Harry Potter, je les recommence en anglais dès demain, du premier au septième. J'écoute des films comme une folle. Je bois du vin et je m'en fous un peu, de pas maigrir pour le moment. Je bois du vin qui goûte le paradis et je me sens bien.
J'ai une nouvelle amie merveilleuse. Elle s'appelle Marie Minou et je crois que c'est la première fois que ça m'arrive, un fuckin' coup de foudre amical (sauf avec Kariann, long time ago.) C'est la première fois que je deviens aussi rapidement amie avec quelqu'un, sans le stade des moments hésitants et des réserves, du genre « je lui raconterai pas ma vie elle va croire que je suis folle ». C'est plutôt, ouais, je suis folle, voilà. Et tant mieux, je crois qu'elle est aussi folle que moi.
Que je puisse me sentir moi-même aussi rapidement avec une personne, on dirait que ça me réconforte sur la vie en général. Sur le fait que, ouais, avec Marc-André aussi, c'était ça. Du jour au lendemain, il a basculé dans mon existence et il a brouillé toutes les cartes. De savoir que ça se peut encore, à un autre niveau, certes, mais que ça se peut...on dirait que ça me donne le courage de continuer à ne pas le voir.
Refuser ses invitations. Ne pas regarder le profil de sa fuckin' laide blonde - parce qu'elle est laide. Sérieusement. Elle est laide. Ok, elle a un plus beau corps que moi mais elle est laide. BON. Ne pas répondre au téléphone quand c'est lui. Ne pas penser à lui quand je suis triste...ou presque pas. En fait, le plus dur, c'est de ne pas penser à lui quand je suis heureuse. Je sais qu'il serait content de savoir que je vais bien, mais si je lui dis, j'irai mal ensuite. C'est tellement vicieux, comme cercle, comme relation.
Alors voilà. Je fais des choses totalement crazy et ça me fait du bien. Ma job me plaît toujours autant, j'ai jamais autant eu hâte à l'université que maintenant, d'avoir un lit à l'appart du bonheur, je peux plus attendre, je vous jure ! J'envisage la vie montréalaise d'un oeil gourmand. Ça sera parfait, juste...parfait. Avec la BFF, la Coloc, les Voisins, Marie Minou. Wow. Dans mon appart plus que coloré.
Il me semble que Marc-André, lui, n'a plus aucune place dans ma nouvelle vie.
C'est bien, non ?
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