Je me suis inscrite à des cours de monopalme pis je me trouve encore drôle d'avoir fait ça.
J'me suis fait virer de bord solidement par un gars hier. Après, tous les autres gars de ma cohorte m'ont donné des becs en me disant que j'étais comme leur maman, alors les autres filles en solidarité ont payé des tournées de shooter pour que j'oublie ce terrible moment.
On a appelé un taxi avec un mauvais accent anglais devant le Marché du Store à 3hrs du matin en partageant un moment de rires hystériques mémorables.
Finalement ils ont tous fini par dormir sur mes sofas après la soirée la plus trash de ma vie et ma coloc a pas trop aimé ça.
Le ménage est jamais fait à mon appart, la perruche est crissement gossante pis je l'énerve sûrement autant en lui chantant dans les oreilles genre tout-le-temps.
J'ai presque pu peur de prendre le métro la nuit toute seule - mais encore un peu.
Je retourne chez mes parents ce soir pis j'ai hâte de dormir dans un lit confortable et de mettre mon nez dans le pelage de mon chat.
17 septembre 2010
Mon travail de session est plus fort que le tien
Parce que c'est le travail universitaire le plus cool de l'École Supérieure de Théâtre, parce qu'on a bien besoin d'avis & de commentaires pour cheminer, parce que ça va être une expérience en soi pour moi de ne pas étaler mes états d'âme sur un blog (même si je le fais quand même) ...
«Moments accidentels». :)
http://momentsaccidentels.wordpress.com/
«Moments accidentels». :)
http://momentsaccidentels.wordpress.com/
14 septembre 2010
Je sais pas comment décrire ma rentrée.
Essoufflante ? Clairement.
Après m'être déguisée en nerdz pour parcourir l'UQAM de A à Z, après avoir été ébahie devant des professeurs tous plus intenses et enrichissants les uns que les autres, après avoir rencontré des dizaines de nouvelles personnes en quelques heures, après ne pas avoir toujours géré le ménage de mon appart, après avoir fêté beaucoup trop et abuser du balcon, je ...
J'en veux encore.
Je suis tellement là.
Je veux dire, souvent, même, tout le temps, je suis quelque part en souhaitant être ailleurs, ou en pensant à un moment à venir, à vivre.
Sauf cette fois-ci.
Je suis tellement là. Complètement présente.
J'imagine que c'est bon signe.
Essoufflante ? Clairement.
Après m'être déguisée en nerdz pour parcourir l'UQAM de A à Z, après avoir été ébahie devant des professeurs tous plus intenses et enrichissants les uns que les autres, après avoir rencontré des dizaines de nouvelles personnes en quelques heures, après ne pas avoir toujours géré le ménage de mon appart, après avoir fêté beaucoup trop et abuser du balcon, je ...
J'en veux encore.
Je suis tellement là.
Je veux dire, souvent, même, tout le temps, je suis quelque part en souhaitant être ailleurs, ou en pensant à un moment à venir, à vivre.
Sauf cette fois-ci.
Je suis tellement là. Complètement présente.
J'imagine que c'est bon signe.
9 septembre 2010
Encore des gens qui se plaignent que je romance ma vie.
Maintenant on me traite de menteuse.
Mon meilleur-ami-gay.
Fuck that.
Je commence à être vraiment tannée. Full of shit.
J'écris presque plus, je me sens vide, censurée, triste.
Il se passe pleins de choses en plus.
Maintenant on me traite de menteuse.
Mon meilleur-ami-gay.
Fuck that.
Je commence à être vraiment tannée. Full of shit.
J'écris presque plus, je me sens vide, censurée, triste.
Il se passe pleins de choses en plus.
31 août 2010
C'était une fille formidable
J'en ai pas parlé encore ici parce que je cherche vaguement les mots pour exprimer ça depuis trois jours et honnêtement, je ne les ai pas encore trouvé.
J'ai appris samedi après-midi, innocemment, en naviguant sur Facebook avec mon cellulaire - et ça rend la nouvelle encore plus horrible il me semble - le décès d'une très bonne amie avec qui j'allais au Cégep.
J'avais entendu parler de l'accident de voiture, bien sûr, tout le monde en avait entendu parler. Mais je n'avais pas pensé à elle en particulier, pourquoi ce serait quelqu'un que je connais ? Je n'ai pas arpenté Facebook, d'un air morbide, en m'attendant à tomber sur une connaissance quelconque qui serait morte dans l'accident - j'ai une amie qui fait ça et j'ai toujours trouvé ça plutôt discutable.
Alors voilà, mon amie est morte et je ne sais pas comment réagir. Nous n'étions plus très proches, j'avais fait mes choix (discutables également) de programme universitaire, de vie de couple fusionnelle, et de son côté, elle était partie faire un programme en design.
Mais je suis sûre que vous pourrez comprendre...Mél était ma partner de Cégep. Celle avec qui j'étudiais toute la nuit, celle avec qui je faisais tous mes projets, celle avec qui je déconnais silencieusement en faisant des dessins stupides pendant les cours magistraux d'Éléments de culture, celle avec qui j'achetais des bonbons en prévision des films en philo. On avait pratiquement tous nos cours ensemble.
Mél est la première amie que je me suis fait en Arts et Lettres parce qu'avec elle, c'était facile. Elle aimait tout le monde et well, grande surprise, tout le monde l'aimait. C'était une fille rassembleuse, rayonnante, intense. On papotait des heures durant avec Myriam, notre autre partner de Cégep.
Ça faisait un bout que je n'avais pas croisé Mél dans un bar, ou dans un resto, ou discuté avec elle sur Facebook. Je ne peux pas donc dire que c'était encore une amie proche. Mais ça me chamboule complètement. Une histoire d'accident horrible, en plus. L'alcool, la vitesse, elle a aboutit, fuck, une remorque à bateau, un autobus, et elle a terminé sa course dans le salon d'une maison. Personne ne l'a dit à voix haute pour ne pas manquer de délicatesse mais tout le monde le pense, oui, elle ne s'est pas aidé en agissant comme ça.
De là à penser qu'elle le mérite...je ne crois pas. Du temps que nous faisions les 400 coups ensemble, on désignait toujours un conducteur, je l'ai déjà vu se chamailler avec un ami qui voulait conduire avec un verre de trop dans le nez. Une erreur de jugement ? Absolument. Je ne sais pas si elle faisait ça souvent, je ne suis pas là pour jouer l'avocat du diable, c'est facile de tourner la page du journal en se disant, eh ben, un autre jeune irresponsable, mais je crois sincèrement que Mél n'était pas une tête brûlée.
Quelque part en moi, je crois, avec ironie peut-être, que Mél préfère être décédée de cette manière...flamboyante...plutôt que d'une manière désolante. Elle vivait avec, je me répète, beaucoup d'intensité. Ce soir-là, c'était le soir de la lune et Mars qui étaient côte-à-côte. Parfois j'essaie d'imaginer qu'elle a levé la tête, déconcentrée, en disant à son ami (qui n'est pas décédé), regarde la lune, c'est malade ! Wow ! et qu'elle riait. J'espère vraiment qu'elle riait et qu'elle était heureuse. On ne le saura sans doute jamais, mais bon.
Ce sont les funérailles demain, je ne sais pas si des amis du Cégep iront, moi je suis chanceuse, dans la mesure où je n'ai pas encore commencé l'université et que ma job me permet d'être en congé. Je suis un peu mal à l'aise de me pointer là-bas toute seule mais je me sens encore plus mal à l'aise à l'idée de ne pas y aller. Je ne sais pas comment m'habiller, ni quoi dire à sa famille éplorée, en fait, je ne suis à l'aise qu'avec une seule partie des funérailles : celle où on doit se rappeler un souvenir qui nous est cher avec la personne décédée.
Voilà. Pour une fille qui cherchait ses mots, on peut dire que ça a fait du bien. C'est pas tellement littéraire ou poétique mais ça m'a vraiment fait du bien.
26 août 2010
Constat de...malbouffe
Des fois, en finissant de travailler, y'a vraiment rien de plus satisfaisant qu'un tête-à-tête avec un double-cheese-burger-bacon-pas-de-cornichon.
Ouais, je dois maigrir, ouais, je dois faire attention, ouais, du Mcdo, c'est pas trop trop bon sur les artères...
Mais maudit que c'est satisfaisant.
Ouais, je dois maigrir, ouais, je dois faire attention, ouais, du Mcdo, c'est pas trop trop bon sur les artères...
Mais maudit que c'est satisfaisant.
25 août 2010
Le choix raisonnable
J'étais en train de lire un livre de filles. Le genre comme je les aime plus ou moins mais bon - légèrement mal traduit, avec une héroine un peu trop vieille et pleine de préoccupations qui sont un peu trop éloignées des miennes. Comme Rafaëlle Germain n'a pas publié récemment, je me rabat sur ça.
Mais pour une fois, l'histoire me passionnait radicalement - j'ai lu presque le trois-quart en une nuit, comme en fait foi l'heure : fucking 4 hrs du matin. Une femme mariée qui revoit un ex et qui se questionne sur ses sentiments encore vifs et puissants, qui revoit son histoire avec lui en comparaison avec ce qu'elle vit aux côtés de son mari.
Mais comme j'ai déjà fait fait un travail universitaire sur la chose - me méritant un A, un A!, c'est-à-dire les héroines de chick litt et leur fin toujours heureuse et raisonnable, je suis allée lire la fin.
Ben oui, je me suis un peu gâchée le plaisir parce que là, je suis juste fâchée.
Évidemment, elle reste avec son mari. Ces femmes-là, peu importe ce qu'elles font, qu'elles trompent leur mari / renient leurs amis / complotent contre leur patron, elles finissent toujours, toujours, toujours par avoir un happy ending sous le signe de la dévotion, du choix raisonnable, posé, adulte et réfléchi.
Je ne sais pas si c'est ma propre propension à toujours choisir les options les plus intenses mais blessantes, mais j'arrive difficilement à comprendre le pourquoi du comment.
Ou alors c'est simplement que ça m'angoisse franchement, de ne pas pouvoir envisager moi-même un jour de choisir la vie tracée et paisible, d'être l'épouse d'un homme qui me beurrerait les toats le matin et avec qui je pourrais jouer au Scrabble, élever des enfants potelés et prendre des portraits de famille souriants.
J'ai juste jamais pu m'envisager comme ça.
Mais pour une fois, l'histoire me passionnait radicalement - j'ai lu presque le trois-quart en une nuit, comme en fait foi l'heure : fucking 4 hrs du matin. Une femme mariée qui revoit un ex et qui se questionne sur ses sentiments encore vifs et puissants, qui revoit son histoire avec lui en comparaison avec ce qu'elle vit aux côtés de son mari.
Mais comme j'ai déjà fait fait un travail universitaire sur la chose - me méritant un A, un A!, c'est-à-dire les héroines de chick litt et leur fin toujours heureuse et raisonnable, je suis allée lire la fin.
Ben oui, je me suis un peu gâchée le plaisir parce que là, je suis juste fâchée.
Évidemment, elle reste avec son mari. Ces femmes-là, peu importe ce qu'elles font, qu'elles trompent leur mari / renient leurs amis / complotent contre leur patron, elles finissent toujours, toujours, toujours par avoir un happy ending sous le signe de la dévotion, du choix raisonnable, posé, adulte et réfléchi.
Je ne sais pas si c'est ma propre propension à toujours choisir les options les plus intenses mais blessantes, mais j'arrive difficilement à comprendre le pourquoi du comment.
Ou alors c'est simplement que ça m'angoisse franchement, de ne pas pouvoir envisager moi-même un jour de choisir la vie tracée et paisible, d'être l'épouse d'un homme qui me beurrerait les toats le matin et avec qui je pourrais jouer au Scrabble, élever des enfants potelés et prendre des portraits de famille souriants.
J'ai juste jamais pu m'envisager comme ça.
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