27 janvier 2011

J'ai rien à écrire.
Je capote.

En fait j'ai pleins de choses à dire.
Je suis juste plus capable d'écrire.

20 janvier 2011

Moribonds

J'allais écrire un message épique, quelque chose de gros. Parler de ma vie qui a complètement changé depuis que je suis revenue chez mes parents, de mes amitiés retrouvées, de mon incapacité chronique à reprendre le beat universitaire, de mon cours d'écriture dramatique que j'adore mais de toute la difficulté que j'ai à transposer ma prose vers la forme théâtrale, de cette vieille histoire avec l'Ex Mythique qui traîne encore quelque part dans mon coeur et pas trop loin de mes lèvres chaque fois qu'on s'embrasse après quelques verres de trop, de mon cours du lundi après-midi avec Minou qui refuse de me parler de me regarder qui m'ignore qui me fixe en plein dans les yeux comme si j'étais une inconnue étrangère et de toute la peine que ça me fait quand il ne retourne pas mes appels je voudrais juste savoir si j'existe encore je voudrais juste qu'il aille un peu de respect pour ce qu'on a été et qu'il me dise salut ou juste un sourire c'est tout c'est trop ? - mais ça, je vais sûrement en reparler, je le vis trop, trop mal.

Puis je suis allée voir Moribonds de Dave St-Pierre ce soir, au théâtre de l'Esquisse, et on dirait que je ne sais plus de quoi je voulais réellement parler. Je ne sais pas si ça vaut vraiment la peine de parler de mes petits drames.

Je ne sais pas de quoi je veux parler, à propos de Moribonds. Je ne savais pas à quoi m'attendre, mon premier St-Pierre. Je connais son travail, je connais son histoire, on m'a raconté des dizaines et des dizaines de fois ses spectacles et son imaginaire mais ça dépasse l'entendement humain.

Une heure, pas une minute de plus, pas une minute de moins. Une heure de stupéfaction, fuck, le mot est trop faible. Une heure d'horreur - mais tsé, l'horreur positive. Une heure la bouche ouverte à me répéter faiblement, t'es assise première rangée, ferme la bouche crisse, c'est sûr qu'ils te voient.

Une heure pendant laquelle les gens riaient de bon coeur mais moi le show, je l'ai reçu en pleine face, comme une collision frontale avec un autobus jaune. Pas beaucoup ri, à peine des croquis de sourires. Pas capable de rire. Figée. Flabbergasted. Glacée.

Et l'odeur de ketchup...de vieux ketchup comme du vieux ketchup croûté sur le rebord de la bouteille. Le goût de vomir. Respirer par la bouche - encore grande ouverte, décidemment. Pas capable de rire. Mais à la fin je pleurais je pleurais je pleurais pas capable d'arrêter. J'ai applaudi au ralenti, je ne me suis pas levée, je ne savais pas si j'allais pouvoir me lever à nouveau. J'ai mis mon manteau au ralenti, ma tête bourdonnait encore.

À ma voiture, quelques messages textes, et dans la radio, une toune de Justin Bieber.

Jamais la vie ne m'a semblé aussi en décalage avec moi-même.

18 janvier 2011

Je vais blogger ce soir. Via iPhone,ça va ben mal.

7 décembre 2010

La vie est une boucle

Ce qui est bizarre avec le fait de fréquenter quelque peu un ex de nouveau, c'est le sentiment de régression.

Je m'explique.

B., c'est le premier gars que j'ai frenché, c'est le premier gars qui m'a pris par la main, le gars pour lequel j'ai commencé à prendre la pilule, le premier gars que j'ai présenté à mes parents, nerveusement, tsé, B. c'est un peu mon premier tout - ou presque.

J'avais 15 ans, je connaissais rien à la vie, et Dieu seul sait à quel point ça n'a pas duré longtemps, et Dieu seul sait à quel point je me suis torturé avec ça longtemps par la suite, des histoires de " je t'aime mais je te trouve différente dans la vie que sur MSN " - mais où est passée ma dignité pour que je vous raconte tout ça ?

Anyway...le fait est là. À presque-21 ans, je n'ai pas envie de me sentir encore comme la pauvre & pitoyable Amélie de l'époque. Et ça demeure ma principale condition à tout ça : à la seconde où je me sens comme quand j'avais 16 ans, je quitte le projet.

Ça a failli se produire quelques fois mais à date, je m'en sors bien. Y'a de multiples raisons à ça, la première étant que j'ai vieilli et lui aussi. Je me sens plus en contrôle de mes émotions - ou j'arrive à avoir l'air de. On passe beaucoup de temps avec ses amis et ils m'apprécient aussi. L'expression " il a coulé de l'eau sous les ponts " n'aura jamais été aussi vraie que présentement.

Mais j'ai quand même l'impression...tsé, que je régresse.
Pourquoi revenir vers B. quand y'a des millions de gars sur la terre ?
Un concours des circonstances, d'abord.
Le croiser dans un bar, me faire abreuver de compliments, une discussion Facebook et une invitation chez lui le lendemain. Bang bang boom.

Mais là...pourquoi m'entêter ? Pourquoi ne pas juste apprécier le moment - même si je me suis endormie, esti - et passer à un autre appel ?

Je ne sais pas, je ne sais vraiment pas.

On peut blâmer le timing aussi. C'est un - autre - fait : le timing n'a jamais été bon avec ce gars-là, et j'ai toujours cru que si nous nous étions rencontrés à un autre moment, ça aurait été différent. Est-ce que le moment est venu ?

Je me perds en conjecture et honnêtement, je n'ai pas de bonnes réponses.

Votre avis : retrouver un ex après 6 ans , c'est bien ou c'est mal ?

6 décembre 2010

Depuis que je suis revenue chez mes parents...

Je n'ai pas pleuré.
J'ai bu du vin cheap de dépanneur, du Nicolas Laloux.
J'ai attrapé des flocons de neige sur ma langue.
Je me suis trouvé une nouvelle job.
J'ai finalement sous-loué mon appartement.
J'ai embrassé 2 garçons ou presque.
Je me suis endormie en plein milieu d'une baise.
J'ai revu des anciens amis et c'est toujours aussi drôle.
J'ai appris à jouer au beer-pong (je cherche encore les raquettes)
J'ai aussi appris à jouer au Uno Extrème - maudit jeu de pas de règle incompréhensible.
J'ai mangé du sucre à la crème au Tim Horton.
J'ai fait le sapin de Noël.
Je revois sur une base régulière Ex-Mythique, c'est spécial.
C'est avec lui que je me suis endormie - ehlala.
J'écoute le cd d'Ariane Moffatt des covers de chansons pis maudit que c'est bon.
Facebook a changé l'interface des profils.
Je me suis questionné sur mes études - et j'ai toujours pas de réponse satisfaisante.
J'ai demandé à Marc-André de respecter ma décision de ne plus avoir de contact avec lui.
Je n'ai pas été triste quand il a décidé, pour une fois, de m'écouter.
J'ai renoué les liens avec ma meilleure des meilleures amies.
Je me suis fait photographier sur le Père Noël, la photo est horrible.
Je vais avoir 21 ans dans une semaine et je suis tellement bien.
On a pas eu de tempête de neige encore, mais je crois que ça s'en vient pour ce soir.

Je crois aussi que j'ai pris la meilleure décision de ma vie en revenant ici.

24 novembre 2010

Liste de priorités

1. Me trouver une job au plus sacrant.

2. Faire le travail de Formes & Fonctions

3. Sous-louer ma chambre à l'appartement pour janvier, quitte à payer le mois de décembre.

À ce propos...

Vous connaissez pas quelqu'un qui rêve d'une belle chambre dans un appartement coloré à 15 minutes de l'UQAM et 30 de l'UdeM? 350$ par mois, à trois minutes à pieds du métro, avec une coloc vraiment le fun et gentille, un beau balcon, un immeuble sécuritaire, Internet à 18$ par mois ?

16 novembre 2010

Lundi après-midi.

J'essaie de me sortir de moi.

Les néons agressants et l'accent français, j'ai mal à la tête. Parfois j'ai l'impression d'être à ma place, ici, parmi eux, d'autres fois je rage, je grince des dents, je me referme.

Je m'ennuie de je ne sais quoi, je fais une belle romantique, dans le sens pas agréable du terme. Le vague à l'âme, la nostalgie et pourtant, le pas léger dans la ruelle, je cherche encore les bons mots, toujours les bons mots pour dire l'innommable, mais doit-il seulement être nommé ?!

J'ai un creux dans l'estomac, un creux qui n'arrive pas à se remplir. Je m'inquiète constamment. La nuit toutes les raisons sont bonnes pour ne pas dormir. Penser à comment payer le loyer et visa qui s'accumule et vidéotron crisse c'est ben cher avoir plus que quatre postes à la télé et le théâtre et des fois oui ça serait le fun avoir assez d'argent pour deux ou trois bières avec les amours du bac.

Prier sans trop savoir comment faire, sans trop y croire vraiment non plus, en me sentant pas assez formée pour le faire, prier pour qu'un employeur me rappelle vraiment n'importe lequel je ne suis plus sélective.

Et pourtant, le moins je dors, le plus je profite du sommeil.

M'inquiéter aussi pour les travaux qui ne se rédigeront pas seuls, les travaux dans lesquels je n'excelle pas, pourquoi ?! Manque de motivation ? J'ai tellement désiré être dans ce programme... Dure adaptation face à la vie montréalaise ? Sûrement. Je retourne souvent chez mes parents pour me ressourcer mais je n'y arrive pas vraiment.

Presque envie de pleurer l'époque où tout était stable, l'amoureux, la carrière, l'avenir, c'était plus facile de croire en quelque chose, d'être heureuse. La vie était belle, si finement fissurée qu'elle en paraissait lisse, texturée.

La Coloc est souvent chez son nouveau copain et c'est correct, l'appart est grand quand je me promène nue après avoir fermé tous les rideaux et toutes les lumières, je ne peux plus voir mon reflet dans aucun miroir et au-delà de la grisaille et de la tête dans un étau, enfin, je me sens un peu bien.


(C'est aussi sur Hochelanuit. J'essaie d'alimenter les deux de choses différentes mais pour une fois, je trouvais que ça se plaçait bien ici aussi.)