2 février 2011

Y neige et j'ai pas d'école, on jase pis j'aime ça.

J'ai le goût de jouer dans la neige, faire un fort, une bataille de boules de neige, un bohomme de neige indécent, une carotte comme entrejambe.

J'aimerais ça qu'on aille à la Ronde cet été faire des manèges, même si on les a fait cent fois, même si c'est pu trop impressionnant, la Ronde. Je suis certaine qu'avec toi, ça serait toute une aventure.

Je voudrais m'endormir contre toi, tout doucement, en discutant, avec ton sourire juste avant de fermer les yeux. Juste être bien.

J'veux qu'on fasse la vaisselle, le ménage, en se chicanant un peu parce que je suis perfectionniste pour ce genre d'affaires-là quand il s'agit pas de ma propre chambre. Je veux que tu arrêtes la chicane en me mettant pleins de savons dans les cheveux, pis en m'embrassant.

On pourrait prendre dix milles photos avec mon iPhone pis écoeurer tout le monde parce qu'on serait le cutest couple ever, je le sais, je suis sûre que toi aussi, tu t'en doutes.

On pourrait boire du thé, t'aimerais pas ça, on rirait, on déboucherait de la Blue Ribbon, de la grosse bière sale, pis on se trouverait drôle, en jogging, une couette sur la tête, tous les deux à se raconter nos vies pis nos histoires, pis tu serais beau, pis je serai belle, parce que quand tu me regardes avec tes grands yeux bleus comme un enfant de quatre ans mais barbu, ben, je me sens belle.

Tu me donnes le goût d'écrire pis ça, c'est ben ben rare, ces temps-ci. Tu me donnes le goût de faire des belles métaphores, je sais pas trop si tu les comprendrais, les gens pensent des fois que tu es pas intelligent, moi je pense qu'ils sont méchants.

Ouin. J'ai peut-être vaguement un petit kick, finalement...
J'ai hâte que tu viennes me voir. :)

30 janvier 2011

Constat douloureux

Je le sais pu quoi faire.

Je sais deux choses :

- J'adore me tenir avec une gang de gars. J'adore jouer au beer-pong, à NHL, j'adore parler avec eux, je suis vraiment confrontée aux hommes comme rarement auparavant. J'adore qu'ils nous protègent, prendre des photos avec mes p'tits gars, leur donner des surnoms attendrissants (Minou,Pitou,Ti-Coeur,Ti-Loup,Ti-Pou,Chaton,Petite Biche/Bambi, Coquin, Bébé, name it) même si «un coup parti, coupez-nous les couilles! Je sens glisser ma virilité par terre !», j'aime déconner. Je passe la semaine à «l'UQAM, haut lieu de savoir» et ça m'épuise. J'aime ça la fin de semaine écouter Trailer Park Boys pis être relax, en jogging, avec une grosse couette sur la tête, entourée de mes amis.

- C'est d'la bouette être ami avec un ex. Ça marche fuck all. C'est n'importe quoi et c'est illusoire.

Quand l'ex est dans la gang de gars cités précédemment...on a comme un problème, là.

27 janvier 2011

J'ai rien à écrire.
Je capote.

En fait j'ai pleins de choses à dire.
Je suis juste plus capable d'écrire.

20 janvier 2011

Moribonds

J'allais écrire un message épique, quelque chose de gros. Parler de ma vie qui a complètement changé depuis que je suis revenue chez mes parents, de mes amitiés retrouvées, de mon incapacité chronique à reprendre le beat universitaire, de mon cours d'écriture dramatique que j'adore mais de toute la difficulté que j'ai à transposer ma prose vers la forme théâtrale, de cette vieille histoire avec l'Ex Mythique qui traîne encore quelque part dans mon coeur et pas trop loin de mes lèvres chaque fois qu'on s'embrasse après quelques verres de trop, de mon cours du lundi après-midi avec Minou qui refuse de me parler de me regarder qui m'ignore qui me fixe en plein dans les yeux comme si j'étais une inconnue étrangère et de toute la peine que ça me fait quand il ne retourne pas mes appels je voudrais juste savoir si j'existe encore je voudrais juste qu'il aille un peu de respect pour ce qu'on a été et qu'il me dise salut ou juste un sourire c'est tout c'est trop ? - mais ça, je vais sûrement en reparler, je le vis trop, trop mal.

Puis je suis allée voir Moribonds de Dave St-Pierre ce soir, au théâtre de l'Esquisse, et on dirait que je ne sais plus de quoi je voulais réellement parler. Je ne sais pas si ça vaut vraiment la peine de parler de mes petits drames.

Je ne sais pas de quoi je veux parler, à propos de Moribonds. Je ne savais pas à quoi m'attendre, mon premier St-Pierre. Je connais son travail, je connais son histoire, on m'a raconté des dizaines et des dizaines de fois ses spectacles et son imaginaire mais ça dépasse l'entendement humain.

Une heure, pas une minute de plus, pas une minute de moins. Une heure de stupéfaction, fuck, le mot est trop faible. Une heure d'horreur - mais tsé, l'horreur positive. Une heure la bouche ouverte à me répéter faiblement, t'es assise première rangée, ferme la bouche crisse, c'est sûr qu'ils te voient.

Une heure pendant laquelle les gens riaient de bon coeur mais moi le show, je l'ai reçu en pleine face, comme une collision frontale avec un autobus jaune. Pas beaucoup ri, à peine des croquis de sourires. Pas capable de rire. Figée. Flabbergasted. Glacée.

Et l'odeur de ketchup...de vieux ketchup comme du vieux ketchup croûté sur le rebord de la bouteille. Le goût de vomir. Respirer par la bouche - encore grande ouverte, décidemment. Pas capable de rire. Mais à la fin je pleurais je pleurais je pleurais pas capable d'arrêter. J'ai applaudi au ralenti, je ne me suis pas levée, je ne savais pas si j'allais pouvoir me lever à nouveau. J'ai mis mon manteau au ralenti, ma tête bourdonnait encore.

À ma voiture, quelques messages textes, et dans la radio, une toune de Justin Bieber.

Jamais la vie ne m'a semblé aussi en décalage avec moi-même.

18 janvier 2011

Je vais blogger ce soir. Via iPhone,ça va ben mal.

7 décembre 2010

La vie est une boucle

Ce qui est bizarre avec le fait de fréquenter quelque peu un ex de nouveau, c'est le sentiment de régression.

Je m'explique.

B., c'est le premier gars que j'ai frenché, c'est le premier gars qui m'a pris par la main, le gars pour lequel j'ai commencé à prendre la pilule, le premier gars que j'ai présenté à mes parents, nerveusement, tsé, B. c'est un peu mon premier tout - ou presque.

J'avais 15 ans, je connaissais rien à la vie, et Dieu seul sait à quel point ça n'a pas duré longtemps, et Dieu seul sait à quel point je me suis torturé avec ça longtemps par la suite, des histoires de " je t'aime mais je te trouve différente dans la vie que sur MSN " - mais où est passée ma dignité pour que je vous raconte tout ça ?

Anyway...le fait est là. À presque-21 ans, je n'ai pas envie de me sentir encore comme la pauvre & pitoyable Amélie de l'époque. Et ça demeure ma principale condition à tout ça : à la seconde où je me sens comme quand j'avais 16 ans, je quitte le projet.

Ça a failli se produire quelques fois mais à date, je m'en sors bien. Y'a de multiples raisons à ça, la première étant que j'ai vieilli et lui aussi. Je me sens plus en contrôle de mes émotions - ou j'arrive à avoir l'air de. On passe beaucoup de temps avec ses amis et ils m'apprécient aussi. L'expression " il a coulé de l'eau sous les ponts " n'aura jamais été aussi vraie que présentement.

Mais j'ai quand même l'impression...tsé, que je régresse.
Pourquoi revenir vers B. quand y'a des millions de gars sur la terre ?
Un concours des circonstances, d'abord.
Le croiser dans un bar, me faire abreuver de compliments, une discussion Facebook et une invitation chez lui le lendemain. Bang bang boom.

Mais là...pourquoi m'entêter ? Pourquoi ne pas juste apprécier le moment - même si je me suis endormie, esti - et passer à un autre appel ?

Je ne sais pas, je ne sais vraiment pas.

On peut blâmer le timing aussi. C'est un - autre - fait : le timing n'a jamais été bon avec ce gars-là, et j'ai toujours cru que si nous nous étions rencontrés à un autre moment, ça aurait été différent. Est-ce que le moment est venu ?

Je me perds en conjecture et honnêtement, je n'ai pas de bonnes réponses.

Votre avis : retrouver un ex après 6 ans , c'est bien ou c'est mal ?

6 décembre 2010

Depuis que je suis revenue chez mes parents...

Je n'ai pas pleuré.
J'ai bu du vin cheap de dépanneur, du Nicolas Laloux.
J'ai attrapé des flocons de neige sur ma langue.
Je me suis trouvé une nouvelle job.
J'ai finalement sous-loué mon appartement.
J'ai embrassé 2 garçons ou presque.
Je me suis endormie en plein milieu d'une baise.
J'ai revu des anciens amis et c'est toujours aussi drôle.
J'ai appris à jouer au beer-pong (je cherche encore les raquettes)
J'ai aussi appris à jouer au Uno Extrème - maudit jeu de pas de règle incompréhensible.
J'ai mangé du sucre à la crème au Tim Horton.
J'ai fait le sapin de Noël.
Je revois sur une base régulière Ex-Mythique, c'est spécial.
C'est avec lui que je me suis endormie - ehlala.
J'écoute le cd d'Ariane Moffatt des covers de chansons pis maudit que c'est bon.
Facebook a changé l'interface des profils.
Je me suis questionné sur mes études - et j'ai toujours pas de réponse satisfaisante.
J'ai demandé à Marc-André de respecter ma décision de ne plus avoir de contact avec lui.
Je n'ai pas été triste quand il a décidé, pour une fois, de m'écouter.
J'ai renoué les liens avec ma meilleure des meilleures amies.
Je me suis fait photographier sur le Père Noël, la photo est horrible.
Je vais avoir 21 ans dans une semaine et je suis tellement bien.
On a pas eu de tempête de neige encore, mais je crois que ça s'en vient pour ce soir.

Je crois aussi que j'ai pris la meilleure décision de ma vie en revenant ici.