Hier soir, j'ai sorti ma barbe de Freud et mon épaule réconfortante à ma Claudine ; j'ai tenu ses confidences d'une main et de l'autre, avec celle d'Any en renfort, nous avons sorti nos fouets.
Je n'aime pas faire ce genre de truc-là, le genre claque dans la face, réveille-toi, ça n'a plus de bon sens. Je n'aime pas faire ça parce que j'ai peur de blesser, même si c'est ça qu'il faut, un peu,beaucoup parfois. J'ai peur de me tromper, dans ce qu'on avance. Peur d'être à côté de la plaque, peur de mal conseiller, de trop conseiller, ou pas assez.
J'ai découvert aussi, en frottant ma barbiche, que j'ai beaucoup de difficulté dans ces cas-là à verbaliser ce que je veux réellement dire. Ça sort tout croche, c'est laid, c'est plein de grumeaux pas beaux...
La vérité c'est que j'ai peur pour ma Claudinette, peur que son ami-amour ne se serve d'elle pour X raisons qui en fait, ne regarde pas l'intérêt public de ce blog. La vérité aussi, même si elle me l'aurait arraché de force au coeur, c'est que je ne veux pas qu'on m'abandonne encore. Je ne veux pas revivre une deuxième fois le coup de la meilleure amie qui se consacre , pardon, qui se dévoue à corps et âme pour son amoureux et qui...me laisse en plan.
C'est peut-être narcissique, peut-être égocentrique, peut-être égoïste, peut-être tout ça à la fois, mais ça m'effraie. C'est simple. Ça m'effraie.
Peut-être que mon subconscient voit en cette relation du négatif de par cette peur viscérale, peut-être bien, je n'en sais rien.
Mais si je ne veux pas que Claudine m'exclue de son duo de bonheur probable, je ne veux pas non plus la ramasser à la petite cuillère, si le bonheur décide d'aller voir ailleurs.
5 janvier 2008
4 janvier 2008
Des corbeaux de parents.
Mes parents sont de drôles de moineaux. Ils se chicanent toujours, pour un oui, pour un non, souvent pour un rien. Je doute qu'ils soient réellement heureux. Quand ils se sont séparés, j'en voulais à mon père, d'avoir laissé ma mère, parce que je voyais bien que quoi que j'aurai pu faire, elle n'arriverait jamais à surmonter sa peine.
Mais au fond, je ne sais pas s'ils ne seraient pas plus heureux séparés. Je me le demande sincèrement. Mon père a des drôles de réactions, parfois. Des trucs insensés, qui me dépassent totalement. Et ma mère endure tout ça, les bras grands ouverts, le coeur pansé, la tête ailleurs. Elle l'aime. Elle l'aime. Elle l'aime.
Elle me répète cette phrase comme si c'était une formule magique, une réponse aux grands maux de la terre, de notre petit et égocentrique univers : elle l'aime.
Et moi je ne cesse de lui répéter, peut-être par pure méchanceté, ou parce que j'ai envie de la secouer comme un pommier : moi, je n'endurerai pas ça, plus tard. Moi, je n'endurerai pas un mari comme ça plus tard. Moi, je n'endurerai pas ça.
Et je le pense vraiment.
Je sais qu'avant, c'était coutume, ça. Endurer son mari envers et contre tous, n'avoir que lui et lui seul comme gravitation, comme orbitre. Être en fusion totale et complète avec son amoureux.
Ce à quoi je réponds : OUT OF TIME.
Évolués ! C'est ça que j'ai envie de leur crier, quand ils ouvrent la porte du bureau pour me crier des bêtises par la tête, parce qu'ils ne sont pas capables de se parler comme deux personnes civilisés, parce que leur propre conflit éclabousse sur mon dos plus-si-capable d'en prendre tant que ça.
Ils ne sont pas aptes à vivre ensemble, mais séparés, ma mère meurt. Carrément. Elle meurt. Je le sais. Je ne le veux pas, on se comprend, mais parfois je me dis qu'une mort, ça peut déboucher sur une renaissance.
Mais au fond, je ne sais pas s'ils ne seraient pas plus heureux séparés. Je me le demande sincèrement. Mon père a des drôles de réactions, parfois. Des trucs insensés, qui me dépassent totalement. Et ma mère endure tout ça, les bras grands ouverts, le coeur pansé, la tête ailleurs. Elle l'aime. Elle l'aime. Elle l'aime.
Elle me répète cette phrase comme si c'était une formule magique, une réponse aux grands maux de la terre, de notre petit et égocentrique univers : elle l'aime.
Et moi je ne cesse de lui répéter, peut-être par pure méchanceté, ou parce que j'ai envie de la secouer comme un pommier : moi, je n'endurerai pas ça, plus tard. Moi, je n'endurerai pas un mari comme ça plus tard. Moi, je n'endurerai pas ça.
Et je le pense vraiment.
Je sais qu'avant, c'était coutume, ça. Endurer son mari envers et contre tous, n'avoir que lui et lui seul comme gravitation, comme orbitre. Être en fusion totale et complète avec son amoureux.
Ce à quoi je réponds : OUT OF TIME.
Évolués ! C'est ça que j'ai envie de leur crier, quand ils ouvrent la porte du bureau pour me crier des bêtises par la tête, parce qu'ils ne sont pas capables de se parler comme deux personnes civilisés, parce que leur propre conflit éclabousse sur mon dos plus-si-capable d'en prendre tant que ça.
Ils ne sont pas aptes à vivre ensemble, mais séparés, ma mère meurt. Carrément. Elle meurt. Je le sais. Je ne le veux pas, on se comprend, mais parfois je me dis qu'une mort, ça peut déboucher sur une renaissance.
3 janvier 2008
Histoire de queues
Je trouve que l'année 2008 commence vraiment en queue de poisson, et j'aimerais mieux qu'elle devienne une jolie et touffue queue de minou-minou. Ou une toute tortillée comme le ti-criss de chien fatiguant de Catherine. Ou qu'elle se présente à moi sous la forme virile d'une vraie queue. You know what I mean...
Mais parfois, je dis que c'est ça que je veux, un homme, une queue, dans ma vie, et d'autres fois, je sais pu, je sais pas, je doute. Je veux tellement tellement tellement tellement avoir un amoureux merveilleux que ça ne me tente plus, après.
Je suis folle, ça doit être ça, l'idée.
Ce soir j'ai vu mon ancienne queue au bar, mon ancien amoureux merveilleux. Et je n'ai pas eu mal. Chaque fois que je le vois et que je n'ai pas mal, c'est une victoire personnelle ,une victoire dans mon combat à me détacher de lui ; un ex, c'est plus addictif que la cigarette, dans mon cas.
J'ai brièvement vu le garçon dont je vous parlais hier, aussi. Ça n'ira pas plus loin avec lui, je le sais, je le sens, mais au moins, je me console en me disant que ce que je ressens, dans mes tripes, dans mon coeur, quand on est ensemble, c'est de ça que je veux, dont j'ai besoin, dans mes futures relations. C'est de la même graine que la merveillosité qui me gagne quand je suis avec le Nous.
Bon, mon chat réclame de l'affection, et je vais lui en donner !
Mais parfois, je dis que c'est ça que je veux, un homme, une queue, dans ma vie, et d'autres fois, je sais pu, je sais pas, je doute. Je veux tellement tellement tellement tellement avoir un amoureux merveilleux que ça ne me tente plus, après.
Je suis folle, ça doit être ça, l'idée.
Ce soir j'ai vu mon ancienne queue au bar, mon ancien amoureux merveilleux. Et je n'ai pas eu mal. Chaque fois que je le vois et que je n'ai pas mal, c'est une victoire personnelle ,une victoire dans mon combat à me détacher de lui ; un ex, c'est plus addictif que la cigarette, dans mon cas.
J'ai brièvement vu le garçon dont je vous parlais hier, aussi. Ça n'ira pas plus loin avec lui, je le sais, je le sens, mais au moins, je me console en me disant que ce que je ressens, dans mes tripes, dans mon coeur, quand on est ensemble, c'est de ça que je veux, dont j'ai besoin, dans mes futures relations. C'est de la même graine que la merveillosité qui me gagne quand je suis avec le Nous.
Bon, mon chat réclame de l'affection, et je vais lui en donner !
2 janvier 2008
Mes merveilles. ♥
(Oui, je viens de mettre un coeur-alt-3 dans le titre de mon message, mais ils le méritent.)
Merveilleux. C'est probablement mon adjectif préféré, quand vient le temps de décrire des gens auxquels je tiens particulièrement. Surtout ces temps-ci ! Je ne sais pas si c'est l'âge, la maturité, les mauvaises expériences passées, mais je réalise vraiment beaucoup à quel point je suis chanceuse de les avoir.
Les, eux, mes merveilles. Le nous si fort et si grand. On a jeté les bases de notre amitié comme nos ancêtres construisaient leur maison centenaire. Solide, droite, chaleureuse ; un vrai nid à souvenirs.
Je ne me souviens pas, et ce depuis très longtemps, de m'être dit, après chaque soirée passée avec eux, que j'étais en train de vivre un beau souvenir. Des souvenirs, j'en empile des tonnes dans des racoins sombres de ma mémoire, des souvenirs, j'en pleus.
Mais des beaux souvenirs ? Des souvenirs mémorables ? Pléonasmeeeee...
Pour Catherine, on pourrait dire que ce fut un coup de foudre. En deux, trois heures, nous sommes devenues inséparables. Je l'aime, ma Cathoune. Julien m'a parut au départ...assez désagréable, et c'est devant un café après un match d'impro que nous avons eu à retardement ce même coup de foudre. Mais c'est Andréane qui m'a surpris le plus. Nous nous connaissons depuis 12 ans déjà... ! 11 ou 12 ans, je ne suis pas certaine. Mais j'avais tendance, plus jeune, à l'idôlatrer beaucoup. Et constamment. C'est le Cégep qui nous a rapproché. Le Cégep et ma prise de conscience révolutionnaire : woh, je ne suis pas moins qu'elle, woh!
Quelque chose du genre.
Séparément, ils sont fantastiques. Mais c'est ensemble que nous sommes merveilleux. Notre nous. Notre nous puissant, intense, lié et intime. C'est comme ça, ça arrive parfois, il paraît. Je croyais pas que ça m'arriverait encore. Et pourtant...
J'ai des liens spéciaux avec beaucoup de gens, je pense ici à Claudine spécialement. Ce n'est pas que mes autres amis ne sont pas fantastiques et absolument géniaux, car Claudine est merveilleuse.
Notre nous me dépasse. Il m'impressionne. Et il m'émeut particulièrement. Et j'avais besoin d'en parler. Parce que moi, on m'avait dit que le Cégep, c'était froid, distant et pas amusant.
Pourtant j'ai la certitude d'y avoir rencontrer des gens fabuleux, et qui contrairement à plusieurs de mes amitiés dans le passé, me font sentir merveilleuse à mon tour quand nous sommes ensemble. : )
Je me sens aimée, et j'aimeuh.
Que la vie est belle !
Non,mais,t'sé!
On réalise quand, quand on aime quelqu'un ?
Je suis tellement emmêlée. Y'a des fils qui se touchent dans ma tête, et je suis gênée d'en parler. Parce que je sais que plusieurs personnes viennent lire ce blog, mon blog, et que je ne leur en ai pas parlé ; pas encore.
Bon,voilà chose faite pour Julien, maintenant qu'il est au courant, je peux écrire et disserter sur mon âme embrummée en paix.
Ça fait quoi, au juste, l'amour ?
Je remets en question toutes mes certitudes. Moi qui aimait tellement,vraiment,passionnément, je peux maintenant poser mes sentiments plus loin et face à eux, reculer.
C'est pas supposé faire mal, l'amour, bon. C'est pas supposé tordre les coeurs et embêter les gens. C'est pas supposé me faire pleurer comme je l'ai fais avant. Et en fait, je ne veux plus pleurer comme ça - je ne vais plus pleurer comme ça.
La foutue frontière entre l'amour et l'amitié est tellement mince que je m'y perds parfois - souvent. Je suis bien avec lui. J'apprécie sa compagnie. Il me fait rire et je n'ai pas de stress, pas de pression. Je suis bien. C'est si rare.
Mais ce n'est pas comme avec Julien. Je me sens bien d'un autre façon. Avec notre nous , je me sens merveilleuse. Avec lui, je me sens bien. C'est étrange...
Passer une soirée avec lui, c'est comme...manger du sucre à la crème. J'ai toujours hâte au temps des Fêtes pour ça : manger du sucre à la crème. Avouez que ce n'est pas tous les jours qu'on fait du sucre à la crème. C'est comme passer une soirée avec lui, c'est exactement ça. Comparaison plutôt douteuse et boiteuse, mais bon...
Contrairement au dessert, je ne pense pas qu'il me donnera envie de vomir après quelques bouchées.
Je suis conne. Je suis fatiguée. Mais j'espère qu'il va venir demain soir, ça serait bien.
Je ne sais plus ce que c'est, l'amour. Ni si j'ai envie, ou besoin, pour le moment, d'être amoureuse. Je suis tellement comblée de tout bord, tout côté par le nous et Claudine (parce que t'sé, yo, t'sé veut dire, le nous c'est jusche nous, Junien.)
Wow, il commence à être tard, je m'adresse directement à Julien sur mon blog au lieu de lui parler sur MSN...
Ouin. Alors, c'est ça.
Avant, j'aurai pu croire que c'est tout l'aura mystifiante et intriguante qui l'entoure...qui justement, me mystifiait et m'intriguait (comme la toune de Pink, my pain is painfull, duhhh) (oh ouach, je ploggue même des insides dans mes billets, va te couchhhhher!) maiiis..
Mais je peux pas dire ça! Parce qu'on est ami, on peut même dire qu'on est des bons amis et je le connais bien plus que le personnage théâtreux et show off upstageux qu'il montre plus souvent qu'autrement.
Et, t'sé, je l'adore.
Ahhh...
Bon,dodo time.
Je suis trop conne et trop FILLE ce soir pour écrire.
Je suis tellement emmêlée. Y'a des fils qui se touchent dans ma tête, et je suis gênée d'en parler. Parce que je sais que plusieurs personnes viennent lire ce blog, mon blog, et que je ne leur en ai pas parlé ; pas encore.
Bon,voilà chose faite pour Julien, maintenant qu'il est au courant, je peux écrire et disserter sur mon âme embrummée en paix.
Ça fait quoi, au juste, l'amour ?
Je remets en question toutes mes certitudes. Moi qui aimait tellement,vraiment,passionnément, je peux maintenant poser mes sentiments plus loin et face à eux, reculer.
C'est pas supposé faire mal, l'amour, bon. C'est pas supposé tordre les coeurs et embêter les gens. C'est pas supposé me faire pleurer comme je l'ai fais avant. Et en fait, je ne veux plus pleurer comme ça - je ne vais plus pleurer comme ça.
La foutue frontière entre l'amour et l'amitié est tellement mince que je m'y perds parfois - souvent. Je suis bien avec lui. J'apprécie sa compagnie. Il me fait rire et je n'ai pas de stress, pas de pression. Je suis bien. C'est si rare.
Mais ce n'est pas comme avec Julien. Je me sens bien d'un autre façon. Avec notre nous , je me sens merveilleuse. Avec lui, je me sens bien. C'est étrange...
Passer une soirée avec lui, c'est comme...manger du sucre à la crème. J'ai toujours hâte au temps des Fêtes pour ça : manger du sucre à la crème. Avouez que ce n'est pas tous les jours qu'on fait du sucre à la crème. C'est comme passer une soirée avec lui, c'est exactement ça. Comparaison plutôt douteuse et boiteuse, mais bon...
Contrairement au dessert, je ne pense pas qu'il me donnera envie de vomir après quelques bouchées.
Je suis conne. Je suis fatiguée. Mais j'espère qu'il va venir demain soir, ça serait bien.
Je ne sais plus ce que c'est, l'amour. Ni si j'ai envie, ou besoin, pour le moment, d'être amoureuse. Je suis tellement comblée de tout bord, tout côté par le nous et Claudine (parce que t'sé, yo, t'sé veut dire, le nous c'est jusche nous, Junien.)
Wow, il commence à être tard, je m'adresse directement à Julien sur mon blog au lieu de lui parler sur MSN...
Ouin. Alors, c'est ça.
Avant, j'aurai pu croire que c'est tout l'aura mystifiante et intriguante qui l'entoure...qui justement, me mystifiait et m'intriguait (comme la toune de Pink, my pain is painfull, duhhh) (oh ouach, je ploggue même des insides dans mes billets, va te couchhhhher!) maiiis..
Mais je peux pas dire ça! Parce qu'on est ami, on peut même dire qu'on est des bons amis et je le connais bien plus que le personnage théâtreux et show off upstageux qu'il montre plus souvent qu'autrement.
Et, t'sé, je l'adore.
Ahhh...
Bon,dodo time.
Je suis trop conne et trop FILLE ce soir pour écrire.
Libellés :
Je ne suis pas une ermite,
Le courrier du coeur,
Post de filles
Chroniques d'un trop plein I
Je me suis endormie, alors c'est court, mais...c'est ça.
Chroniques d'un trop plein
C'est le bruit de la charrue qui m'a réveillé le premier. J'ai su que c'était la nuit, et que j'avais dormi trop longtemps. Perdu dans mes draps trop lourds, j'attendais que mon corps se démène et qu'il s'en extirpe seul.
Mais j'attendais toujours trop.
Je faisais trop confiance à la vie et à ses vertues puissantes ; si j'étais malheureux, ce n'était que temporaire, la vie allait se charger de moi. J'étais un poids lourd, beaucoup trop lourd pour les frèles épaules de ma destinée.
C'est ce qui arrive, quand on est toujours trop tout, partout. On devenait trop gros et trop laird pour trop tout le monde et on se retrouvait au comble de la solitude : trop tout seul, dans un trop grand lit trop froid, incapable de remuer un orteil ni de cligner des yeux.
On est trop con, de toute façon!
Je n'avais pas d'histoire particulière, pas de passé héroïque ; je n'étais pas programmé pour mourir tragiquement, je n'étais rien. Sauf peut-être,vaguement, un paradoxe ambulant : j'étais tellement trop que je n'étais rien.
Ça m'a fait rire. C'était vrai, si vrai que c'était aussi...triste. Et douloureux. Comme un creux dans la poitrine, une faille à l'âme. Là où se cache la fameuse étincelle, le je-ne-sais-quoi dont on parle tant, moi je n'avais rien.
C'est peut-être pour ça que je compensais par un trop plein de tout le reste.
Chroniques d'un trop plein
C'est le bruit de la charrue qui m'a réveillé le premier. J'ai su que c'était la nuit, et que j'avais dormi trop longtemps. Perdu dans mes draps trop lourds, j'attendais que mon corps se démène et qu'il s'en extirpe seul.
Mais j'attendais toujours trop.
Je faisais trop confiance à la vie et à ses vertues puissantes ; si j'étais malheureux, ce n'était que temporaire, la vie allait se charger de moi. J'étais un poids lourd, beaucoup trop lourd pour les frèles épaules de ma destinée.
C'est ce qui arrive, quand on est toujours trop tout, partout. On devenait trop gros et trop laird pour trop tout le monde et on se retrouvait au comble de la solitude : trop tout seul, dans un trop grand lit trop froid, incapable de remuer un orteil ni de cligner des yeux.
On est trop con, de toute façon!
Je n'avais pas d'histoire particulière, pas de passé héroïque ; je n'étais pas programmé pour mourir tragiquement, je n'étais rien. Sauf peut-être,vaguement, un paradoxe ambulant : j'étais tellement trop que je n'étais rien.
Ça m'a fait rire. C'était vrai, si vrai que c'était aussi...triste. Et douloureux. Comme un creux dans la poitrine, une faille à l'âme. Là où se cache la fameuse étincelle, le je-ne-sais-quoi dont on parle tant, moi je n'avais rien.
C'est peut-être pour ça que je compensais par un trop plein de tout le reste.
1 janvier 2008
S.O.S écriture
J'ai un trop plein d'idées qui demandent à être évacuées par papier.
De retour demain, avec des mots qui glisseront sur les ailes de cette tempête qui fait rage.
De retour demain, avec des mots qui glisseront sur les ailes de cette tempête qui fait rage.
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