On m'a trimballé toute la journée à gauche & à droite, j'avais pas déjeuné elles m'ont payé un jus d'orange et un bagel, on a dîné aux sushis et on a ri vraiment fort. Dans le train je grommelais toute seule contre un monsieur qui avait avec lui un énorme bouquet de roses rouges et je disais, à moi-même et sur mon statut Facebook, qu'on devrait pas avoir le droit de faire ça quand y pleut pour rappeler à toutes les célibataires du train - même si j'avais la fucking impression que j'étais la seule et unique célibataire à bord - qu'elles sont célibataires.
Le Monsieur, il est débarqué du train et j'ai entendu à travers la porte ouverte, papa ! papa !, et j'ai regardé dehors. Le Monsieur envoyait des bye bye avec sa main à un petit bonhomme de 5 ans qui trépignait d'impatience sur le quai. Une Madame, qui avait un petit bout de fille dans les bras, était juste à côté. J'ai eu le temps de voir le Monsieur sortir du train et le petit gars s'est jeté dans ses bras, pendant que la dame et la fillette l'étreignaient. Il a embrassé longtemps longtemps la Madame et il a donné un bec sur la tête de ses deux enfants. Le train est reparti, j'ai changé mon statut Facebook et j'ai éclaté en sanglots, la tête entre les genoux.
Quand je suis descendue du train, Minou était pas là. Je l'ai imaginé avec une autre fille, au restaurant ou entre deux draps, et j'ai craqué, j'ai téléphoné sur son cellulaire : boîte vocale, son cellulaire est mort. Au moins j'ai entendu sa voix un peu et c'est niaiseux mais, ça m'a fait du bien.
J'imagine que ça va aller mieux bientôt bientôt. Bientôt bientôt bientôt.
Demain ça se peut que je sorte, que je mange d'autres sushis, que je boive beaucoup trop d'alcool parce que bar open avant minuit, je sais pas trop, encore. J'espère.
Pis à partir de samedi matin, GRÈVE-DE-LA-FAIM. ;)
30 septembre 2009
29 septembre 2009
Aouch.
Minou était connecté sur Facebook.
Et j'ai fixé son nom pendant 12 minutes de façon plus ou moins continuelles sans qu'il ne vienne me parler.
Pis ça, ça, ça là.
Ben ça fait mal. : (
Et j'ai fixé son nom pendant 12 minutes de façon plus ou moins continuelles sans qu'il ne vienne me parler.
Pis ça, ça, ça là.
Ben ça fait mal. : (
Un petit peu de soleil qui s'appelle pas Minou
Je feelais vraiment comme une merde, aujourd'hui. Une totale merde, je vous jure. J'avais peine à ne pas pleurer, peine à garder mes yeux ouvert, j'avais juste envie d'être ailleurs, même pas avec Minou juste chez nous, dans mon lit, enfouie sous mes couvertures, juste le goût d'écouter la pluie tomber et mon chat ronronner.
Je sais pas si vous savez à quel point c'est dur pour le moral d'entendre une classe de 30-40-50 filles parler de leur propre minou à elles quand moi, je n'ai plus pen toute de Minou, zéro, niet, que mon Minou a disparu, j'ai l'impression qu'il m'a volé ma dernière année & demi, on dirait que je vois tous nos souvenirs de façon différente, j'ai la tête dans un étau, une veine presque sortie tellement que je pense sans arrêt, c'est terrible.
Heureusement que les amies-sourires sont là. Stéph a dit, tsé des gars, c'est tellement facile à influencer, surtout par ses amis à lui. Il a 25 ans, il se cherche, c'est souvent le tournant. J'ai déjà vécu ça, tsé, moi aussi. Mais moi j'étais à sa place, j'étais torturée ben raide entre ce que je ressentais et ce que j'avais l'impression que j'aurai du ressentir. Finalement je suis jamais revenue avec lui, pis là ben, j'ai encore des regrets.
Ça me fait juste du bien de parler avec des gens plus objectifs que mes amies-lumières, parce que tsé, les amies-lumières, elles sont tellement fâchées que j'arrive pas trop à en parler vraiment, franchement, avec elles.
Je déprimais vraiment dans le train, tantôt. Je grommelais dans ma barbe parce que, damn, ma nouvelle carte mémoire sur mon cell fonctionne pas & je n'avais pas de musique. Pis là Tom est arrivé, il s'est assis à côté de moi et on a parlé vraiment longtemps, de tout, de rien , mais surtout pas de Minou.
Tom c'est l'ami de Ex-Beau-Frère, son meilleur ami, en fait. Quand Minou a eu son accident, il était là, sur les lieux. Il est premier répondant, c'est lui qui a aidé Minou en premier. On s'est rencontré comme ça, à l'hôpital, pis depuis, on est amis. C'est le seul ami de Minou avec qui j'ai vraiment tissé des liens sincères, on est toujours content de se voir, et ça fait du bien.
Il a dit, est-ce que tu attends Minou ? et j'ai dis non, non, on est pu ensemble, tu le sais, non ? et il a dit, oh, oui, mais je sais pas, je pensais, je sais pas... et il était gêné, tout timide, de la timidité de polonais, c'est cute. J'ai dis, moi dans ma tête ça fait juste depuis dimanche qu'on est pu ensemble pen toute, alors c'est un peu dur de juste imaginer que je n'ai plus besoin de savoir si Marc prend le train, ou si j'ai besoin de l'attendre, et tout, et tout ...
J'ai passé ma main dans mes cheveux, j'étais vaguement mal à l'aise, lui aussi. Il se triturait les mains, et il a dit Amé...personne comprend, ok ? Même Ex-Beau-Frère, il comprend pas pourquoi il a réagi comme ça. Je sais pas quoi te dire sinon que, je comprend. Je l'ai déjà vécu aussi, pis c'est jamais facile. Mais je te dis, je comprends pas.
Et on a changé de sujet, il a juste mis sa main sur mon bras pis c'était suffisant. On a parlé de pleins pleins de choses pis ça a juste tellement fait du bien de parler de rire de me sentir tellement bien, de sentir que Tom il s'en fout, on se cruise pas c'est clair on fait juste jaser et rire pis wow, ça fait du bien.
En sortant du train il faisait un peu soleil et j'ai souri fort fort même si ça faisait don ben mal. Je suis allée mener Tom chez lui parce qu'il faisait froid, et Tom il habite à 3 ou 4 maisons de chez Minou. Pas grave. On s'est donné deux becs et j'ai viré de bord, sans passer devant chez Marc, sans même penser passer devant chez Marc parce que non, bon. Ça aurait fait juste plus mal pour rien.
J'imagine que c'est ça, reprendre le dessus petit peu à petit peu. Même si c'est à recommencer chaque jour, le même processus, chasser les pensées qui font trop mal, en garder quelques unes, lire Bridget Jones dans le train et imaginer la vie des gens qui sont assis dans le métro, et évidemment, regarder toutes les filles dans le wagon qui descendent avec moi à Berri et imaginer que c'est elle, l'assistante-metteure en scène à Minou qui est aller voir une pièce avec lui vendredi passé.
Mais j'imagine que c'est ça, recommencer à vivre, et trouver un petit peu de soleil dans chacune de mes journées.
Je sais pas si vous savez à quel point c'est dur pour le moral d'entendre une classe de 30-40-50 filles parler de leur propre minou à elles quand moi, je n'ai plus pen toute de Minou, zéro, niet, que mon Minou a disparu, j'ai l'impression qu'il m'a volé ma dernière année & demi, on dirait que je vois tous nos souvenirs de façon différente, j'ai la tête dans un étau, une veine presque sortie tellement que je pense sans arrêt, c'est terrible.
Heureusement que les amies-sourires sont là. Stéph a dit, tsé des gars, c'est tellement facile à influencer, surtout par ses amis à lui. Il a 25 ans, il se cherche, c'est souvent le tournant. J'ai déjà vécu ça, tsé, moi aussi. Mais moi j'étais à sa place, j'étais torturée ben raide entre ce que je ressentais et ce que j'avais l'impression que j'aurai du ressentir. Finalement je suis jamais revenue avec lui, pis là ben, j'ai encore des regrets.
Ça me fait juste du bien de parler avec des gens plus objectifs que mes amies-lumières, parce que tsé, les amies-lumières, elles sont tellement fâchées que j'arrive pas trop à en parler vraiment, franchement, avec elles.
Je déprimais vraiment dans le train, tantôt. Je grommelais dans ma barbe parce que, damn, ma nouvelle carte mémoire sur mon cell fonctionne pas & je n'avais pas de musique. Pis là Tom est arrivé, il s'est assis à côté de moi et on a parlé vraiment longtemps, de tout, de rien , mais surtout pas de Minou.
Tom c'est l'ami de Ex-Beau-Frère, son meilleur ami, en fait. Quand Minou a eu son accident, il était là, sur les lieux. Il est premier répondant, c'est lui qui a aidé Minou en premier. On s'est rencontré comme ça, à l'hôpital, pis depuis, on est amis. C'est le seul ami de Minou avec qui j'ai vraiment tissé des liens sincères, on est toujours content de se voir, et ça fait du bien.
Il a dit, est-ce que tu attends Minou ? et j'ai dis non, non, on est pu ensemble, tu le sais, non ? et il a dit, oh, oui, mais je sais pas, je pensais, je sais pas... et il était gêné, tout timide, de la timidité de polonais, c'est cute. J'ai dis, moi dans ma tête ça fait juste depuis dimanche qu'on est pu ensemble pen toute, alors c'est un peu dur de juste imaginer que je n'ai plus besoin de savoir si Marc prend le train, ou si j'ai besoin de l'attendre, et tout, et tout ...
J'ai passé ma main dans mes cheveux, j'étais vaguement mal à l'aise, lui aussi. Il se triturait les mains, et il a dit Amé...personne comprend, ok ? Même Ex-Beau-Frère, il comprend pas pourquoi il a réagi comme ça. Je sais pas quoi te dire sinon que, je comprend. Je l'ai déjà vécu aussi, pis c'est jamais facile. Mais je te dis, je comprends pas.
Et on a changé de sujet, il a juste mis sa main sur mon bras pis c'était suffisant. On a parlé de pleins pleins de choses pis ça a juste tellement fait du bien de parler de rire de me sentir tellement bien, de sentir que Tom il s'en fout, on se cruise pas c'est clair on fait juste jaser et rire pis wow, ça fait du bien.
En sortant du train il faisait un peu soleil et j'ai souri fort fort même si ça faisait don ben mal. Je suis allée mener Tom chez lui parce qu'il faisait froid, et Tom il habite à 3 ou 4 maisons de chez Minou. Pas grave. On s'est donné deux becs et j'ai viré de bord, sans passer devant chez Marc, sans même penser passer devant chez Marc parce que non, bon. Ça aurait fait juste plus mal pour rien.
J'imagine que c'est ça, reprendre le dessus petit peu à petit peu. Même si c'est à recommencer chaque jour, le même processus, chasser les pensées qui font trop mal, en garder quelques unes, lire Bridget Jones dans le train et imaginer la vie des gens qui sont assis dans le métro, et évidemment, regarder toutes les filles dans le wagon qui descendent avec moi à Berri et imaginer que c'est elle, l'assistante-metteure en scène à Minou qui est aller voir une pièce avec lui vendredi passé.
Mais j'imagine que c'est ça, recommencer à vivre, et trouver un petit peu de soleil dans chacune de mes journées.
28 septembre 2009
Les messages textes que je n'aurai pas envoyé à Minou aujourd'hui
''Allo, je me suis réveillée à 8hrs ce matin parce que wow, Cathoune elle reste vraiment juste à 20 minutes de l'UQAM, je capote ! ''
'' Ah my GOD, le café Van Houtte en bas de ton pavillon,il est vraiment trop rempli de gens le matin, une chance que tu en bois pas ! ''
'' Sais-tu quoi ? Tsé Occupation Double là, ben le pompier de la montagne, je connais sa cousine !! ''
'' On vas-tu dîner ensemble ?? ''
'' Tout va mal je fais des maths je comprends rien !! ''
'' Les filles en sont arrivées à la conclusion unanime que tu devrais subir la pendaison par les testicules pour m'avoir dit des choses comme ça, mais moi en quelque part je suis un peu reconnaissante de savoir, au moins, la vérité. '' (Envoyé pour vrai, celui-là, après mûre réflexion.)
'' Je pense que j'arrive juste pas à t'imaginer hors de ma vie, Marc. Vraiment pas. '' (Envoyé pour vrai, celui-là, après...aucune réflexion, juste un coup de tête en écoutant les Feux de l'Amour avec les amies-lumières. )
Je sais bien que je vais passer au travers de tout ça, mais merde, des journées pluvieuses & ennuyantes comme aujourd'hui, je sens que non, ça ira pas du tout. Des journées que ma meilleure-amie-lumière me coiffe & me crèpe les cheveux & m'amène voir une lecture d'une pièce drôle et urbaine sur les problèmes des femmes d'aujourd'hui, mais même à ça, j'ai l'impression de rire faux et d'être totalement dégoutante. On dirait que je pense que les autres m'aiment et sont avec moi par charité.
Pouashh...
& Même si mes amies-sourires-du-bacc m'ont aussi réconforté, même si le Gars Hétéro du Bacc a dit, c'est un osti d'imbécile je commente même pas et qu'il m'a pris dans ses bras, ben, sérieux, ça remplace pas quand Minou m'ouvrait les bras en disant colle colle chaat et qu'on passait une heure juste comme ça, collé-collé, à s'aimer.
Donc, je disais : Pouashhh....
'' Ah my GOD, le café Van Houtte en bas de ton pavillon,il est vraiment trop rempli de gens le matin, une chance que tu en bois pas ! ''
'' Sais-tu quoi ? Tsé Occupation Double là, ben le pompier de la montagne, je connais sa cousine !! ''
'' On vas-tu dîner ensemble ?? ''
'' Tout va mal je fais des maths je comprends rien !! ''
'' Les filles en sont arrivées à la conclusion unanime que tu devrais subir la pendaison par les testicules pour m'avoir dit des choses comme ça, mais moi en quelque part je suis un peu reconnaissante de savoir, au moins, la vérité. '' (Envoyé pour vrai, celui-là, après mûre réflexion.)
'' Je pense que j'arrive juste pas à t'imaginer hors de ma vie, Marc. Vraiment pas. '' (Envoyé pour vrai, celui-là, après...aucune réflexion, juste un coup de tête en écoutant les Feux de l'Amour avec les amies-lumières. )
Je sais bien que je vais passer au travers de tout ça, mais merde, des journées pluvieuses & ennuyantes comme aujourd'hui, je sens que non, ça ira pas du tout. Des journées que ma meilleure-amie-lumière me coiffe & me crèpe les cheveux & m'amène voir une lecture d'une pièce drôle et urbaine sur les problèmes des femmes d'aujourd'hui, mais même à ça, j'ai l'impression de rire faux et d'être totalement dégoutante. On dirait que je pense que les autres m'aiment et sont avec moi par charité.
Pouashh...
& Même si mes amies-sourires-du-bacc m'ont aussi réconforté, même si le Gars Hétéro du Bacc a dit, c'est un osti d'imbécile je commente même pas et qu'il m'a pris dans ses bras, ben, sérieux, ça remplace pas quand Minou m'ouvrait les bras en disant colle colle chaat et qu'on passait une heure juste comme ça, collé-collé, à s'aimer.
Donc, je disais : Pouashhh....
27 septembre 2009
Vous allez peut-être être fâchés en lisant ça, vous êtes avertis.
On a encore parlé, après avoir échangé 72 messages textes (de son côté) et du mien, genre le triple, parce que je sais pas pourquoi mais je suis pas capable de juste être concise et précise.
Il a dit, tsé Amé je pensais que tu le savais depuis le début que ça me buggait vraiment ton poids, au début j'étais capable de gérer ça, je t'aimais comme un fou et je voyais pas vraiment ça, mais plus ça allait plus ça m'embêtait, plus je réalisais que...tsé, c'est pas correct de dire ça, mais plus je réalisais que ton poids me dégoûte.
Ça a fait bang bang dans mon coeur, pis bang bang dans mon corps aussi. Du coup je me trouvé totalement dégoutante, j'ai eu envie, comme ça m'était pas arrivé depuis mon adolescence, d'être quelqu'un d'autre, vite vite, n'importe qui.
Après il a dit des mots qui avaient plus de sens, des mots comme je veux juste que tu prennes du temps pour toi pour penser à ça, si toi tu es bien comme ça, si toi tu penses que tu ne vois pas la nécessité de changer, ok, c'est correct, je t'achalerai pu avec ça, je vais juste disparaître de ta vie, parce que moi je peux pas dealer avec ça, je te le dis carrément, là. Je ne peux pas dealer avec ça. Je pense...pensais...que tu étais la femme de ma vie, je te l'ai des tonnes de fois, j'ai fais un pacte avec toi quand tu m'as parlé de perdre du poids parce que ça venait de toi parce que c'était comme wow elle se sent pas bien elle veut changer,j'étais confiant, mais là vraiment, non, je sais plus.
Pouah. Je ne m'étais jamais sentie aussi lourde de toute ma vie.
Moi j'ai dis mais là, Minou, on s'aimait tellement, pourquoi maintenant ça ne te suffit plus ? et il a dit, je sais pas Amé, parce que j'ai cru que tu disais vrai quand tu répétais que tu voulais changer et là je suis déçu, je suis juste complètement déçu. Je vois bien que tu es pas prête à changer ta vie du tout au tout et c'est correct, c'est normal, tu es comme ça je peux pas te demander de changer au complet, mais tsé...je réalise que je peux pas continuer comme ça. Tu te laisses traîner ton char est tout sale tu t'en fous, tu manges n'importe comment, tu t'entraînes de façon sporadique, moi je veux pas vivre comme ça, avec une fille qui ne s'aime pas, qui pleure tout le temps, non, je peux pu. Mon amour est pas assez fort pour ça.
Je pleurais, justement, je pleurais tellement que je voyais plus vraiment l'intérieur de sa voiture. Je respirais fort pour m'imprégner des odeurs qui me rappelaient tellement de beaux souvenirs.
J'ai dis je suis désolée, je t'ai pris comme acquis, j'ai jamais réalisé à quel point tu étais sérieux, peut-être que c'est le coup de pieds au cul que ça me prenait, mais tsé, j'ai eu assez peur, là, je souffre beaucoup beaucoup tout le temps, je veux juste, tsé, je veux juste que tu me donnes une deuxième chance. Je la gaspillerai pas.
Il a juste secoué la tête, pis il a dit, finalement, juste avant que je sorte de la voiture, moi je suis prêt à t'attendre quatre ans Amé si tu veux changer, je suis prêt à te laisser tout ton bac pour prendre soin de toi, pour que tu changes, pour que tu deviennes celle que tu rêvais d'être, avant, quand on s'est rencontré. Mais demande moi pas d'arrêter de vivre, je peux pas, je veux aller voir ailleurs, même si je sais bien que peut-être que tu vas me manquer...mais voilà. Life goes on, Amé.
Je suis partie, le coeur embrouillé, mon gros corps nauséeux. Je sais pas quoi penser de tout ça. Ça a au moins le mérite d'être honnête & clair, pour une fois.
Mais tsé...
Ça me fait tellement de peine que ça vaut même pas l'effort d'essayer de décrire ce que je ressens, j'pense.
Il a dit, tsé Amé je pensais que tu le savais depuis le début que ça me buggait vraiment ton poids, au début j'étais capable de gérer ça, je t'aimais comme un fou et je voyais pas vraiment ça, mais plus ça allait plus ça m'embêtait, plus je réalisais que...tsé, c'est pas correct de dire ça, mais plus je réalisais que ton poids me dégoûte.
Ça a fait bang bang dans mon coeur, pis bang bang dans mon corps aussi. Du coup je me trouvé totalement dégoutante, j'ai eu envie, comme ça m'était pas arrivé depuis mon adolescence, d'être quelqu'un d'autre, vite vite, n'importe qui.
Après il a dit des mots qui avaient plus de sens, des mots comme je veux juste que tu prennes du temps pour toi pour penser à ça, si toi tu es bien comme ça, si toi tu penses que tu ne vois pas la nécessité de changer, ok, c'est correct, je t'achalerai pu avec ça, je vais juste disparaître de ta vie, parce que moi je peux pas dealer avec ça, je te le dis carrément, là. Je ne peux pas dealer avec ça. Je pense...pensais...que tu étais la femme de ma vie, je te l'ai des tonnes de fois, j'ai fais un pacte avec toi quand tu m'as parlé de perdre du poids parce que ça venait de toi parce que c'était comme wow elle se sent pas bien elle veut changer,j'étais confiant, mais là vraiment, non, je sais plus.
Pouah. Je ne m'étais jamais sentie aussi lourde de toute ma vie.
Moi j'ai dis mais là, Minou, on s'aimait tellement, pourquoi maintenant ça ne te suffit plus ? et il a dit, je sais pas Amé, parce que j'ai cru que tu disais vrai quand tu répétais que tu voulais changer et là je suis déçu, je suis juste complètement déçu. Je vois bien que tu es pas prête à changer ta vie du tout au tout et c'est correct, c'est normal, tu es comme ça je peux pas te demander de changer au complet, mais tsé...je réalise que je peux pas continuer comme ça. Tu te laisses traîner ton char est tout sale tu t'en fous, tu manges n'importe comment, tu t'entraînes de façon sporadique, moi je veux pas vivre comme ça, avec une fille qui ne s'aime pas, qui pleure tout le temps, non, je peux pu. Mon amour est pas assez fort pour ça.
Je pleurais, justement, je pleurais tellement que je voyais plus vraiment l'intérieur de sa voiture. Je respirais fort pour m'imprégner des odeurs qui me rappelaient tellement de beaux souvenirs.
J'ai dis je suis désolée, je t'ai pris comme acquis, j'ai jamais réalisé à quel point tu étais sérieux, peut-être que c'est le coup de pieds au cul que ça me prenait, mais tsé, j'ai eu assez peur, là, je souffre beaucoup beaucoup tout le temps, je veux juste, tsé, je veux juste que tu me donnes une deuxième chance. Je la gaspillerai pas.
Il a juste secoué la tête, pis il a dit, finalement, juste avant que je sorte de la voiture, moi je suis prêt à t'attendre quatre ans Amé si tu veux changer, je suis prêt à te laisser tout ton bac pour prendre soin de toi, pour que tu changes, pour que tu deviennes celle que tu rêvais d'être, avant, quand on s'est rencontré. Mais demande moi pas d'arrêter de vivre, je peux pas, je veux aller voir ailleurs, même si je sais bien que peut-être que tu vas me manquer...mais voilà. Life goes on, Amé.
Je suis partie, le coeur embrouillé, mon gros corps nauséeux. Je sais pas quoi penser de tout ça. Ça a au moins le mérite d'être honnête & clair, pour une fois.
Mais tsé...
Ça me fait tellement de peine que ça vaut même pas l'effort d'essayer de décrire ce que je ressens, j'pense.
26 septembre 2009
Pis je me doute ben aussi qu'il fait ça pour se prouver, à lui comme à moi, qu'il peut avoir une autre fille, après moi.
Parce que je sais que ça l'a vraiment vexé, ma petite aventure avec l'Ex Mythique.
Anyway...
Ça reste un geste vraiment sale, vous trouvez pas ? Qu'il me le dise en plus !
Je deviens complètement folle.
Parce que je sais que ça l'a vraiment vexé, ma petite aventure avec l'Ex Mythique.
Anyway...
Ça reste un geste vraiment sale, vous trouvez pas ? Qu'il me le dise en plus !
Je deviens complètement folle.
Inscription à :
Articles (Atom)
