27 février 2010

Je suis fatiguée, j'ai des grandes cernes violacées et je tousse comme une ostie de défoncée.

J'ai fait une belle et heureuse connerie hier, parce que je pense que je peux oublier ça, mon déjeuner aux chandelles. Le gars a pas aimé ça, se faire mettre dehors à 5hrs du matin et marcher jusque chez lui dans la tempête de neige, pendant 1 heure.

Demain c'est mon audition à l'École Nationale de Théâtre.

Fuck ma vie, des fois.

25 février 2010

Encore un peu de patience...

Je suis à 3 pages double-interligne du bonheur.

Demain, ce sera café, Redbull & fantaisies !

J'ai une date samedi, avec un garçon qui s'appele Marc mais pas Marc-Minou, juste Marc-Antoine.

Il a proposé un déjeuner aux chandelles et franchement, je trouve ça adorable.

Mais il vous manque le bout entre « Minou parle au téléphone avec sa ''blonde'' » et « un autre Marc dans ma vie. »

Ça viendra bientôt, bientôt, bientôt!

Et selon Jessou, qui le vit au jour le jour, ça vaut le coup d'attendre ,je crois bien. :P

D'ailleurs, je lui cherche un surnom, pour le P'tit Gars.

À date, c'est le P'tit Gars, parce qu'il a 19 ans, humf.

23 février 2010

Bouderie

Ma mère me boude, mon père aussi.
Y'a juste mon chat qui m'aime.

Pis moi, yo, je boude pas mon blog mais c'est tout comme, je suis juste tellement en mi-session & en rush de vie.

Y'a aussi quelqu'un qui me boude pas.
La Revue Main Blanche, de l'UQAM, qui va publier un autre de mes textes, bientôt, début avril.
Joie. : )

Je vous reviens sous peu avec la suite du vaudeville qui, malgré mes attentes, continue de se continuer d'une bien drôle de manière...Hum.

21 février 2010

J'ai oublié de vous dire

Mes montréalaiseries, ça s'en vient.
On va signer bientôt, je pense.
C'est pas rationnel mais on s'en fout, au pire j'apprendrais de mes erreurs.

Ma cuisine jaune, mon salon pleins de couleurs - mauve et orange !!, la salle de bain trop petite mais turquoise, du gros bonheur partout. Un appart où on va boire du vin, manger du pop-corn, rire, pleurer sans doute, peut-être faire l'amour aussi.

Un appart comme j'en ai rêvé des jours et des nuits avec Minou.

L'exclure de ce projet-là me fait presque aussi mal qu'une autre rupture.
Mais je pense que c'est le pas nécessaire pour mieux...tsé...pour y voir plus clair. Quitter ma maison, partir de chez mes parents, sortir de toutes ces pièces où je le vois partout, sans crier gare, où nous avons été heureux bien plus souvent que tristes. C'est atroce.

Ça va faire du bien.
Et mes meilleurs amis habitent deux étages au-dessous de nous !

Je pense que je suis heureuse.
Reste plus qu'à l'annoncer à mes parents, ouhla.

Ce soir

Ce soir on a bu du vin - le très chic Marquis de Méricourt - en tentant de refaire le monde un petit peu, ou à tout le moins de l'améliorer sur une très petite échelle, la nôtre.

On a donc bu du vin mais pas assez, et malheur à moi, je ne suis pas vraiment soule.
Je l'ai été assez pour offrir une démonstration éloquente à des amies sur l'art de la fellation, avec un pauvre zucchini qui n'en demandait sans doute pas tant.

Pas assez soule. Pas assez pour envoyer un courriel d'insultes à Marc-André pour lui dire que tsé, maintenant, partout où je suis, je me sens de nouveau décalée face à la réalité. Comme dans un univers à part. Je trouvais toujours que son départ ressemblait à un voyage, je commençais presque à me faire à l'idée qu'il était sans doute mieux en outre-mer et là, le temps d'une escale, il vient tout chambouler mes petites habitudes fragiles que je me construis, mes repères où il n'est presque pas, où il est moins.

Demain je vais faire pleins de travaux, je vais répéter mes textes encore et encore parce que le 28 c'est tellement bientôt, et après, je vais m'installer ici et vous raconter le reste. Parce qu'il faut que je le fasse, je le sens.

17 février 2010

Ça ne sera pas long !

Je suis désolée, ce n'est pas dans mes habitudes de vous faire languir comme ça, mais je suis allée voir ce soir la pièce Une fête pour Boris, mise en scène par Denis Marleau, à l'Usine C, et j'ai comme un travail de 10 pages à pondre sur ce...coup de génie.

C'est à remettre le 11 mars mais, mais, mais, je suis trop inspirée !

Quel bonheur, l'analyse théâtrale !

Je veux - je dois - faire ça toute ma vie. Du moins, durant toutes mes études. Cette soirée absolument parfaite, sur tous les points de vue, a confirmé de nouveau ce que ce que je savais déjà : je veux étudier en théâtre ! Plus que tout ! Peu importe le programme ou l'établissement !

Je vous reviens demain, avec la suite de mes péripéties rocambolesques...ehlalala.

Ma semaine avec Minou (4)

Bon, bon. C'est Émilie, bon, bon. C'est pas comme si je m'y attendais pas. Elle bombarde sa page Facebook de photos de Minou, Minou clame sur tous les fronts que ça va don ben bien leur couple, l'Ami Commun ne cesse de me dire tu devrais vraiment passer à autre chose, tsé. Je crois que c'est ce qu'il essaie de te dire, l'invitation implicite à passer à autre chose.

Alors c'est pourquoi, avec une voix presque pas hystérique, je lui ai dis mais répond, voyons ! Gêne-toi pas...

Son drôle de sourire s'est figé. Ouin, tu as raison, je devrais l'appeler...je voudrais pas qu'elle se pointe au théâtre, ça serait un peu trop...rocambolesque.

J'acquiesce, en effet, en effet !, attendant patiemment qu'il m'ouvre la portière. J'étais déjà en train de songer à quel message haineux je viendrais poster ici, quand il a dit, d'une manière...tellement...désinvolte, je sais pas quoi lui dire, tsé. Je peux pas décemment lui dire que j'ai envie d'être avec toi, ce soir, pis pas avec elle.

C'est sûr que vu sous cet angle-là...

Alors on s'est assis dans ma petite voiture, dans une promiscuité trop importante pour que je sois réellement confortable avec le fait que Marc s'apprêtait à téléphoner à sa nouvelle blonde juste sous mes yeux - et sous mes oreilles. Soyons réalistes : même si j'avais essayé de toutes mes forces de ne pas écouter, c'était...tsé, plutôt impossible.

Il faisait froid, mon pare-brise se buait doucement et on faisait de la boucane avec nos souffles. J'ai texté à Claudine, fuck, je l'aime encore tellement. Marc s'est confondu en excuses puis il a pris son cellulaire, làlà...j'aime pas ça mais je vais mentir. Coupe la sonnerie de ton cell, pis parle-pas.

Don't worry, ça m'avait pas vraiment traversé l'esprit.

Minou - Allo, Émilie ? Ouin...c'est moi. Ah ben je voulais juste te dire que finalement je suis fatigué, je suis dans le train je retourne chez moi, j'irai pas voir la pièce...

Je lève les yeux au ciel. Il est crédible, en plus ! Maudits soient les comédiens. Il me fait un charmant sourire en plus, avec une petite grimace. Mais je m'en fous, honnêtement. Qu'il lui mente, qu'il la niaise, qu'il soit méchant ou idiot. Je m'en fous. Je suis juste bien, dans notre petit nid de métal, à l'abri du froid mordant parce que deux corps dans une minuscule Accent, ça fini par devenir un peu chaud.

Je texte à Claudine, Esti, il ment à sa blonde pour passer du temps avec moi ! et vingt secondes plus tard, en même temps que mon récit bascule vers quelque chose d'absolument inimaginable, Claudine a répondu Fuck him, pour de vrai Amé. Fuck him. Laisse-le là pis va t'en.

J'aurai peut-être du faire ça.
Parce que anyway, peu importe ce que vous vous imaginez, c'est sûr que ce qui s'est passé, c'est pire encore que tous nos scénarios.

Même les plus rocambolesques.